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Espagne-Maroc: La grosse gaffe…

Gros buzz, très gros buzz sur la Toile depuis l'annonce de la grâce de 48 détenus espagnols par le Roi Mohammed VI à l'occasion de la célébration de la Fête du Trône. Les commentaires sont très nombreux, souvent vifs, parfois déplacés, mais l'indignation est compréhensible.

Parmi les droits communs espagnols graciés, un pédophile, condamné l'an dernier à trente années de prison pour le viol de onze mineurs marocains à Kénitra !

On comprend cette colère légitime, elle-même génératrice de mobilisation et de levée de boucliers.

La place d'un pédophile, quelle que soit sa nationalité, est en prison et Daniel X n'aurait jamais dû bénéficier d'une mesure de clémence, totalement déplacée. Voilà pour les faits et les principes.

Reste donc l'exploitation malsaine et outrancière de cette affaire par certains que l'on appellera «les courageux anonymes», qui veulent profiter de cette immense bévue pour «casser du sucre» sur les institutions !

Soyons donc sérieux et responsables, car en examinant les conditions et les circonstances du déroulement de cette grosse gaffe (diplomatique d'abord), on ne saurait accepter que certains mettent en cause les Souverains marocain et espagnol, lesquels, bien évidemment, n'auraient jamais pris sur eux de gracier un pédophile.

Le Roi d'Espagne Juan Carlos a demandé au Roi du Maroc, Mohammed VI, la libération anticipée de plusieurs dizaines de détenus de son pays, qui purgent des peines privatives de liberté en maints établissements pénitentiaires marocains.

On sait que l'essentiel de ces détenus ont été condamnés pour trafic ou transport de stupéfiants, quelques-uns pour malversations financières et le cas du pédophile est exemplaire parce que cet individu malfaisant a reçu le châtiment que ces actes méritaient légitimement.

C'est donc, à l'évidence, une bévue inadmissible, L'ERREUR À NE PAS COMMETTRE, qui a permis à ce monstre de bénéficier d'une grâce.

La faute en incombe d'abord à ceux qui ont transmis aux autorités marocaines la liste des détenus espagnols à gracier.

La faute incombe, ensuite, aux autorités nationales qui l'ont avalisée sans vérifier les dossiers de ces condamnés.

La faute incombe, enfin, aux personnes qui ont transmis à SM le Roi cette liste comprenant le nom de ce pédophile.

Voilà les SEULS niveaux où se situent les responsabilités et tout être intelligent et doté de raison ne pourra aller plus loin dans le commentaire de cette lamentable affaire.

Il reste donc, en toute transparence, à déterminer les responsables espagnols et marocains qui ont si mal accompli leur mission et à leur faire assumer les conséquences administratives que leurs actes impliquent.

Quant au pédophile espagnol qui aurait, selon certaines informations, déjà quitté notre Royaume, il serait nécessaire et juste que les ONG espagnoles et la société civile d'outre Détroit, «lui pourrissent la vie» pour que son existence dans son pays d'origine soit aussi inconfortable que l'exige sa condition de misérable pervers sexuel.

Voilà, semble-t-il, ce qui pourrait être acceptable pour des opinions publiques nationale et espagnole très certainement et légitimement choquées par ce raté de fonctionnaires incompétents.

Fahd YATA 

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La Nouvelle Tribune

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