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Le PNB en hausse de 7,5 % en 2012 selon BAM

Le produit net bancaire (PNB) des établissements de crédit au Maroc s’est établi à 38,6 milliards de dirhams (MMDH) en 2012, en progression de 7,5 pc par rapport à 2011, a annoncé jeudi à Casablanca, M. Abderrahim Bouazza, responsable de la direction de la supervision bancaire à Bank Al-Maghrib (BAM).

Dans un environnement économique et financier très difficile, le système bancaire marocain a continué à maintenir sa résilience, favorisé par la diversification de ses activités et un développement plus marqué à l’échelle régionale et continentale, a-t-il souligné lors d’une conférence pour la présentation du 9ème rapport annuel de la BAM “sur le contrôle, l’activité et les résultats des établissements de crédit” au titre de l’exercice 2012.

En dépit de la hausse du coût de risque de 49 pc (contre 17,2 pc en 2011), du resserrement de la marge globale d’intermédiation à 3,21 pc (sous l’effet conjugué de la baisse du taux de rendement moyen des emplois et la hausse du coût moyen des ressources), et d’une contraction des revenus des activités de marché, les banques ont pu préserver un niveau de profitabilité satisfaisant, le PNB maintenant un rythme de progression soutenu malgré sa décélération, revenant à 7,5 pc en 2012, contre 9,3 pc une année auparavant, a-t-il poursuivi.

Et d’ajouter que la croissance du résultat net des banques a été ralentie notamment par la hausse sensible du coût du risque qui a atteint 5,7 MMDH en 2012, absorbant 28 pc du résultat brut d’exploitation (RBE), contre 20,5 pc l’année précédente.

Ainsi, le résultat net global du secteur, en baisse de 1,7 pc contre une hausse de 3,5 pc en 2011, s’est maintenu aux alentours de 10 MMDH. Un léger repli qui s’est reflété, selon le responsable, sur l’évolution de la rentabilité des fonds propres des banques (ROE) (-11,8 pc) et celle de la rentabilité des actifs des banques (ROA) qui est demeurée stable à 1 pc.

Sur le plan prudentiel, BAM a assuré, en 2012, le contrôle de 86 établissements répartis entre 19 banques, 36 sociétés de financement, 6 banques offshore, 3 associations de micro-crédit, 10 sociétés de transferts de fonds, la Caisse Centrale de Garantie (CCG) et la Caisse de Dépôt et de Gestion, a indiqué M. Bouazza, ajoutant que l’attention a été portée notamment sur la qualité du portefeuille-crédit des banques, la situation de liquidité des établissements bancaires, le fonds propres et solvabilité et la stratégie de développement des groupes bancaires à l’étranger.

Quant à la surveillance macro-prudentielle, qui a pour objectif la prévention et gestion des crises financières, cette dernière s’est traduite par l’institution d’un comité de stabilité financière (CSF) en interne, qui a pour mission l’évaluation des risques pesant sur la stabilité financière, le renforcement de la coordination avec les régulateurs du secteur financier pour surveiller et traiter les risques pesant sur le système financier, outre le renforcement du fonds collectif de garantie des dépôts, a-t-il noté.

Pour sa part, promotion de l’inclusion financière, qui figure parmi les priorités stratégiques de la Banque Centrale, a continué d’être au centre des actions menées pour le développement des services financiers (renforcement de la bancarisation: 334 guichets additionnels en 2012, contre 326 en 2011, un guichet pour 5.900 habitants contre 15.000 il ya 10 ans, taux de bancarisation  57 pc), et pour la protection de la clientèle des établissements de crédit notamment par la mise en  uvre de la loi édictant les mesures de protection du consommateur et des données personnelles.

Une stratégie d’éducation financière a été également mise en place dans ce cadre et qui a permis la création d’une Fondation pour l’éducation financière dont l’objectif est de sensibiliser la population à une bonne connaissance des services financiers et aux moyens de se prémunir des risques y afférent, ainsi que l’organisation des journées de la Finance pour les enfants.

Par ailleurs, M. Bouazza a passé en revue les réformes en cours visant à rehausser les pratiques bancaires et la supervision aux meilleurs standards, dont la finalisation de la réforme de la loi bancaire, les réformes relatives aux fonds propres et au ratio de liquidité à court terme (LCR) et la mise en application de la réforme de la division des risques.

La Nouvelle Tribune

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