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RDC: l’ONU entame le processus de sécurisation du Nord-Kivu

C’est ce jeudi 1er août, à 16h00, qu’a expiré l’ultimatum fixé par l’ONU aux groupes armés pour qu’ils quittent le périmètre de sécurité défini à Goma, capitale régionale du Nord-Kivu, et sa périphérie. La mission des Nations unies espère ainsi instaurer durablement la paix à Goma et dans les nombreux camps de déplacés situés autour. C’est le premier geste concret de la Monusco et surtout de sa nouvelle brigade d’intervention déployée à Goma pour tenter de neutraliser les groupes armés.

Pour l’instant, la zone de sécurité est limitée à la ville de Goma et à l’axe menant jusqu’à la localité de Saké, là où sont massées plus de 70 000 personnes déplacées. Dans cette zone, plus aucune force armée, hormis les forces officielles, n’est désormais tolérée. L’ONU dispose pour faire régner sa loi d’une brigade d’intervention dotée d’un mandat offensif, puisqu’elle est chargée de neutraliser les groupes armés. Cette force, forte de 2 000 hommes pour l’instant, mais qui en comptera 1 000 de plus dans un mois, est constituée de soldats tanzaniens, sud-africains et malawites. Elle s’est déployée à la mi-mai et a déjà commencé à patrouiller dans Goma. On peut penser que l’ONU cherchera dans les prochaines semaines à étendre cette zone de sécurité, les groupes armés qui sévissent dans la région ne sont pas à Goma mais souvent plus au nord et à l’est.

Pour l’instant, la zone de sécurité est limitée à la ville de Goma et à l’axe menant jusqu’à la localité de Saké, là où sont massées plus de 70 000 personnes déplacées. Dans cette zone, plus aucune force armée, hormis les forces officielles, n’est désormais tolérée. L’ONU dispose pour faire régner sa loi d’une brigade d’intervention dotée d’un mandat offensif, puisqu’elle est chargée de neutraliser les groupes armés. Cette force, forte de 2 000 hommes pour l’instant, mais qui en comptera 1 000 de plus dans un mois, est constituée de soldats tanzaniens, sud-africains et malawites. Elle s’est déployée à la mi-mai et a déjà commencé à patrouiller dans Goma. On peut penser que l’ONU cherchera dans les prochaines semaines à étendre cette zone de sécurité, les groupes armés qui sévissent dans la région ne sont pas à Goma mais souvent plus au nord et à l’est.

Les experts estiment à une trentaine les différents groupes qui occupent le Nord-Kivu. Il y a diverses forces maï-maï qui, à l’origine, sont des milices paysannes. Il y a les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), les ex-rebelles hutus rwandais, il y a aussi différents groupes de rebelles ougandais et bien entendu il y a le fameux M23, le groupe de soldats rebelles qui mènent la vie dure au gouvernement congolais depuis 2012. Le M23, qui est la principale force armée dans la région, est implanté au nord dans la zone de Rutshuru, Bunaga, et occupe des positions aux portes de Goma. Dans la capitale provinciale, chacun s’interroge sur le fait de savoir si la nouvelle brigade d’intervention aura les moyens d’aller neutraliser les hommes du M23 dans leurs fiefs. Pour l’instant, ce n’est pas encore à l’ordre du jour, mais c’est bel et bien l’une des revendications des populations de Goma. Le M23 compte encore plusieurs centaines de combattants, encadrés par des soldats mutinés de l’armée congolaise.

Le rapport de force est en train de changer dans la région. Tout d’abord le M23 s’est considérablement affaibli après la guerre des chefs qui a opposé Bosco Ntaganda et Sultani Makenga, celui-ci a remporté la bataille interne, mais au prix d’une perte d’effectifs considérable et d’un affaiblissement de ses forces. De l’autre côté, l’armée congolaise, les FARDC, a mis sur pied un dispositif beaucoup plus performant que par le passé. Les FARDC ont soif de revanche sur le M23 après la défaite cuisante à Goma, fin 2012 lorsqu’ils avaient dû fuir la ville. Et on a vu une preuve de leur efficacité nouvelle lors des combats de la mi-juillet qui les ont opposés au M23, qui aurait essuyé d’importantes pertes à cette occasion. Autre élément décisif pour le rapport de force : la Monusco a aussi très envie de redorer son blason auprès de la population après des années d’inefficacité et d’immobilisme. Avec cette nouvelle brigade d’intervention dotée d’un mandat renforcé, les forces onusiennes veulent désormais jouer un rôle actif dans la sécurisation de la région.

A très court terme, c’est peu probable, puisque la zone de sécurité définie par l’ONU autour de Goma est déjà une zone sûre depuis plusieurs semaines. Zone dans laquelle ne se trouvent pas beaucoup de groupes armés. Mais si l’ONU étend cette zone dans les prochaines semaines, ce qui est fort probable, elle rencontrera inévitablement les forces du M23. Les premières positions ne sont qu’à dix kilomètres de Goma, dans la localité de Kibati. Même constat pour les autres groupes armés souvent repliés en brousse ou dans les forêts du Nord-Kivu. Mais l’ONU ne brandit pas seulement le bâton, elle a mis en place une politique de persuasion. D’ailleurs, la Monusco affirme que depuis l’ultimatum, plusieurs groupes d’hommes armés ont choisi de rejoindre le processus de démobilisation-désarmement et ont contacté la Monusco en ce sens. Cependant, concernant le M23, il faudra aussi que l’ONU garde à l’esprit le processus de négociation politique qui est en cours sous l’égide de la Conférence des pays de la région des Grands Lacs. Un processus qui est pour l’instant au point mort, mais que les Nations unies aimeraient voir réactivé rapidement.

RFI

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