mis à jour le

Contentieux électoral : De gros nuages en perspectives

Les populations maliennes sont massivement sorties le dimanche 28 juillet dernier pour exprimer dans l'urne leur soif de liberté et de démocratie. Mais aussi, pour manifester leur attachement sans faille à la paix et leur espoir en un avenir meilleur. Malheureusement, la gestion inopportune faite des résultats de ce scrutin est en train de transformer l'espoir et l'espérance légitimes du peuple en un cauchemar.

En effet, au lieu d'une fête de célébration de la maturité démocratique du peuple malien à l'instar de ses frères du Ghana, du Sénégal et même du Kenya, voilà que l'élection présidentielle, perçue et attendue comme celle de tous les espoirs, risque à présent d'être source de remise en cause dangereuse de la paix sociale et du développement dont le pays a tant besoin.

 
Les interprétations tendancieuses que les uns et les autres ont faites des résultats issus des urnes, sont à l'origine de ce qui pourrait déboucher, dans les prochains jours et mois, sur une grave crise post-électorale. Le Mali en a-t-il besoin précisément en cette période où le monde entier nous observe et nous assiste ?

Que c’est triste de constater que des compatriotes n’ont pas tiré tous les enseignements des souffrances endurées par notre peuple les 18 derniers mois. C’est dommage que ce qui s’est passé pendant cette période dans le Nord de notre pays ; que ce qui s'est passé en Côte d’Ivoire entre les années 2000 et 2011, où tout est parti de la violence verbale et morale avant de se terminer dans le sang comme il a été donné au monde entier de constater ; que ce qui s’est passé auparavant au Liberia, en Sierra-Leone, en Centrafrique et ailleurs dans le monde n’aient servi de leçons à certains Maliens qui croient détenir le monopole de la violence de quelque nature et de quelque forme que ce soit.

Il est tellement facile d’insulter autrui, de dire des mensonges le concernant dans le seul but de le vilipender, le dénigrer ou simplement pour le salir, etc. que ce qui se profile à l'horizon attriste plus d'un pour l'avenir de ce pays. Car, chacun devrait se convaincre que cela n’arrive pas qu’aux autres.

 
Le Mali n'est pas encore sorti d'une crise dans laquelle il bénéficie jusqu'à ce jour de la solidarité du monde entier. Des fils et filles d'autres nations sont venus mourir pour défendre des valeurs de liberté chez-nous et pour nous. Est-ce le moment pour que nous engagions notre pays dans une surenchère électorale ? Depuis la fin des opérations de vote, le dimanche dernier, ce que nous entendons et ce que nous constatons ne présagent rien de bon pour un pays déjà à terre.

C'est d'autant plus triste que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Mais, généralement l’on sait comment et quand cela commence, mais jamais quand, comment et jusqu'où il s’arrêtera. Sachons donc raison garder en mettant le Mali au-dessus de tout et de tous. Si réellement « Mali ko dé don dê » !
Que Dieu sauve le Mali!

Bréhima Sidibé

Mali Web

Ses derniers articles: Atelier de concertation du HCR sur le retour des réfugiés et déplacés du Mali : Les acteurs en conclave pour la facilitation du processus  ORTM / Journal TV 20h du 15 Septembre 2013  L’étrangleur de Bagadadji étranglé 

nuages

[email protected] (Author Name)

Diplomatie : Des nuages dans les relations tuniso-égyptiennes

Diplomatie : Des nuages dans les relations tuniso-égyptiennes

[email protected] (Author Name)

Tunisie : Gros nuages sur le Festival de Boukornine

Tunisie : Gros nuages sur le Festival de Boukornine

Mamadou Sakhir Ndiaye

Education : les enseignants haussent le ton, de gros nuages planent sur l’année scolaire

Education : les enseignants haussent le ton, de gros nuages planent sur l’année scolaire