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Tunisie: les dirigeants consultent leurs détracteurs

Les dirigeants tunisiens ont entamé jeudi des consultations avec leurs détracteurs de l'opposition et de la société civile pour tenter de trouver une solution à la profonde crise politique déclenchée par un nouvel assassinat d'opposant le 25 juillet.

Le président Moncef Marzouki, un laïc allié aux islamistes d'Ennahda qui dirigent le gouvernement, a reçu les responsables du Parti républicain qui ont réclamé un cabinet de "salut national" dirigé par un indépendant, selon une vidéo diffusée par la présidence.

"Le sauvetage de la Tunisie passe par un gouvernement de salut national dirigé par une personnalité indépendante et consensuelle et dont les membres s'engagent à ne pas se présenter aux prochaines élections, exécutent un programme de lutte contre le terrorisme et la violence politique", a notamment déclaré Maya Jribi, une dirigeante du parti.

Le chef de l'État ne s'est pas exprimé jeudi.

Par ailleurs, le Premier ministre islamiste Ali Larayedh doit recevoir dans l'après-midi, selon son agenda, le secrétaire général du puissant syndicat UGTT, Houcine Abassi, dont l'organisation réclame aussi la démission du gouvernement.

M. Larayedh a exclu toute démission et proposé comme sortie de crise de nouvelles élections le 17 décembre prochain, une fois la Constitution adoptée. Cependant, le projet de loi fondamentale ne fait pas consensus et une soixantaine de députés réclament la dissolution de la Constituante.

La Tunisie est plongée dans cette crise depuis l'assassinat du député nationaliste de gauche Mohamed Brahmi attribué à la mouvance jihadiste. Les tensions et différends ont ensuite été exacerbés après la mort lundi de huit militaires dans une embuscade sanglante commise, selon le pouvoir, par un groupe "terroriste" islamiste.

AFP

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