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Les villageois mécontents

Le doublement de la voie ferrée reliant Beni Mansour (Bouira) à Béjaïa fait d'ores et déjà des mécontents. Les villageois, dont les habitations se situent sur l'axe de la voie ferrée, dénoncent le manque d'informations au sujet du projet, notamment les résidents concernés par les opérations d'expropriation et de dédommagement. La colère est telle que les habitants se sont déjà constitués en association pour faire valoir leurs droits. Les habitants du village Colonel Amirouche (Akbou) se sont même adressés au wali de Béjaïa ainsi qu'au ministère des Transports sans qu'aucune suite ne soit donnée à leur requête. Dans une lettre adressée à notre rédaction, il est surtout précisé que la réaction des villageois «ne peut être interprétée comme une opposition à ce projet d'utilité publique», mais d'un «rejet du tracé choisi par les instances concernées et les bureaux d'étude sans consulter les villageois, d'autant plus que d'autres solutions sont possibles». A ce propos justement, les habitants du village Colonel Amirouche proposent, entre autres solutions, la déviation de la seconde voie ferrée vers le sud, loin des lieux où se concentrent l'essentiel des habitations. Les villageois, après avoir vainement frappé à toutes les portes, interpellent les autorités afin qu'une solution soit trouvée en concertation avec les concernés. La colère des habitants dont les propriétés sont situées sur l'axe du projet risque de prendre une couleur rougeâtre. Surtout lorsqu'on sait que des centaines d'habitations sont menacées de démolition, si le projet garde le tracé initialement fixé par les bureaux d'étude. Outre les centaines d'habitation à démolir, sont également en ligne de mire des commerces, des usines, des huileries... D'où la colère grandissante chez les villageois et les appels incessants à chercher d'autres solutions de rechange.  

El Watan

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