mis à jour le

Les hallaba reviennent à la charge

Après avoir déserté la wilaya depuis près de deux semaines, voilà que les hallaba sont de retour. Ils ont vite fait de découvrir le moyen de déjouer les mesures prises contre eux et neutraliser le trafic sur le carburant. Pour l'heure, leur come-back est encore timide puisqu'il n'y a plus de pénurie de carburant à Aïn Témouchent et que les chaînes de véhicules aux stations-service ne sont pas aussi démesurées qu'elles l'étaient auparavant. Par ailleurs, les hallaba ne se présentent plus avec les R25, R30 et autres Mercedes ancien modèle aux réservoirs trafiqués sachant que les services de sécurité (douanes, police et gendarmerie) les saisissent en raison des modifications apportées à ces véhicules en contradiction avec les textes de loi. Quant aux semi-remorques, eux aussi ne pointent plus à Témouchent. Cependant, ces jours-ci, les hallaba ont mis en ½uvre une nouvelle parade : ils viennent aux stations-service avec des véhicules de contenance normale, passant de station en station - il y en a 43 - remplir à chaque fois l'équivalent de 500 DA d'essence ou de mazout. De la sorte, le pompiste ne peut refuser de les servir. De même, en cas de contrôle inopiné des services de sécurité, aucune infraction n'est relevée. Mais encore, et c'est là que réside la faille du système mis en place, quand bien même une infraction est constatée, le hallab ne risque absolument rien : la circulaire de wilaya de juillet 2011 ne s'applique qu'au propriétaire de la station-service. Ainsi, la sonnette d'alarme est tirée par les membres de la commission de wilaya chargée de contrer le trafic de carburant ; ils ont demandé au chef de l'exécutif local de compléter la circulaire en question par des mesures répressives. «Imaginez, pour les dix voitures trafiquées que nous avons saisies jusqu'ici et que nous gardons à la fourrière, que vont payer leurs propriétaires ? 180 DA jour ! C'est ridicule à côté de ce qu'engrange un hallab ! Et puis savez-vous que dans la circulaire ministérielle d'août 2005 qui dresse la liste des produits de contrebande, le carburant ne figure pas, d'où le fait que la répression ne peut s'appliquer aux hallaba», explique un douanier. Aussi, en attendant qu'une batterie de textes vienne outiller les services de sécurité, ceux-ci dressent le fichier des véhicules et de leurs conducteurs qui font trop souvent la navette entre Tlemcen et Aïn Témouchent via les stations-service de cette dernière. Cette banque de données pourra servir...

El Watan

Ses derniers articles: Programme AADL 2 : les résultats communiqués  Tizi Ouzou : Les retraités de l‘ANP s’organisent  Sellal : Les visites de terrain n'ont rien