mis à jour le

LOUGA La rareté des pluies sème la désolation

C'est la désolation à Louga où les pluies, dont les premières y ont été enregistrées dimanche dernier, se font désirer. Aussi, dans plusieurs parties du Ndiambour, les semis pourrissent-ils. Au même moment, les couches défavorisées implorent le Ciel pour une toute autre raison : faire partie des heureux bénéficiaires du Programme national de bourses familiales (Pnbf).

Contrairement aux paysans des autres régions qui ont déjà semé les graines, ceux de la région de Louga attendent toujours les premières pluies. Naturellement, c'est la grande désolation du côté des paysans du Ndiambour. Car l'année dernière, avant le 10 juillet, toute la région était arrosée. Mieux, les premières récoltes de niébé étaient disponibles sur le marché, dès les premiers jours du mois d'août. Aujourd'hui, les paysans se tournent les pouces ou alors croisent les doigts. «J'ai quitté Dakar depuis le 1er juillet. Mais, depuis mon arrivée, je passe le plus clair de mon temps à vadrouiller car, on ne peut pas aller aux champs sans pluie», confie Ousmane Lô, un paysan spécialisé dans la culture de l'arachide. Son cri de c½ur est révélateur du malaise auquel sont confrontés ses pairs. «Nous avons semé le mil dès la fin juin, espérant que les pluies allaient tomber. Cela nous a causé un lourd préjudice, les semis étant en train de pourrir», renchérit Moussa Ndiaye, un cultivateur demeurant à Ndangour Ndiaye. Très pessimiste, il est d'avis que les récoltes de cet hivernage seront mauvaises à Louga, informant que les sols djor du Ndiambour, très perméables à l'eau, ont besoin de deux mois pour donner de bonnes récoltes. Or, le ciel fermait généralement ses vannes au début du mois de septembre. Pour pessimiste qu'il est, Moussa Ndiaye n'en nourrit pas moins l'espoir de voir le Ndiambour bien arrosé d'ici peu. «Nous sommes obligés de nous rabattre sur la culture du melon qui n'a pas besoin de beaucoup d'eau pour s'épanouir. Car, avec le retard noté dans le démarrage de l'hivernage, l'arachide, le mil et le niébé ne peuvent pas donner un bon rendement», insiste-t-il, pourtant.

1070 ménages ciblés par les bourses familiales

Au total, 1070 ménages bénéficieront des bourses de sécurité familiales dans la région de Louga pour la phase-pilote du Programme national de bourses familiales (Pnbf) dont le démarrage est prévu le 16 septembre prochain. C'est ce qu'on a appris, hier, lors d'un Comité régional de développement (Crd) présidé par le préfet du département, Oumar Diallo. Les départements de Louga, Kébémer et Linguère auront, respectivement, 245, 435 et 390 ménages bénéficiaires. «L'indentification des ménages se fera par les sous-comités créés par le comité local structuré autour du sous-préfet ou par le comité départemental structuré autour du préfet. Si on responsabilise l'autorité décentralisée, c'est pour rendre le processus transparent», a indiqué le responsable régional de l'Action sociale, Makhtar Fall, selon qui, au niveau central, aucune intervention ou aucune injonction ne pourra se faire. «En tout cas, tout le processus (identification, sélection et validation) se fera à partir des comités locaux pour remonter au niveau national. Donc tout est transparent», précisera-t-il. Outre l'extrême pauvreté, les critères d'éligibilité à ce programme sont liés à l'inscription et à l'assiduité des enfants à l'école, à la tenue régulière des carnets de santé et à l'inscription à l'état civil.

Sidy THIAM




Rewmi

Ses derniers articles: Remaniement ministériel du 1er Septembre : Comment Mimi Touré a court-circuité Eva Marie Coll  Aliou Cissé:  Nécrologie- Décès du journaliste Abdoulaye Sèye 

pluies

AFP

En Ethiopie, les pluies succèdent

En Ethiopie, les pluies succèdent

AFP

Est de la RDC: au moins 18 morts après des pluies torrentielles

Est de la RDC: au moins 18 morts après des pluies torrentielles

AFP

Angola: le bilan des fortes pluies s'alourdit

Angola: le bilan des fortes pluies s'alourdit