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Permanence durant l’Aid: le dilemme des boulangers

A chaque nouvelle fête la même question se posent pour les citoyens, trouveront-ils des magasins pour s'approvisionner en produits de premières nécessités notamment le pain.  Pour les commerçants, souvent pointés du doigt,  la situation n'est pas moins complexe. La législation actuelle ne semble pas être totalement correcte à leur égard. Lors d'une conférence de presse qu'il a animé ce mercredi à Alger, Hadj Tahar Boulenouar, porte parole de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa) a ppelé les autorités à revoir la législation régulant le système des permanences durant les jours de l'Aid. La non performance du cadre réglementaire actuel provient du fait, dit il, qu'il a été conçu sans l'approbation des professionnels. «  Le congé est un droit pour le travailleur et le boulanger peut être puni s'il refusait de le lui accorder. D'autre pas s'il n'ouvre pas son local durant l'Aid pour absence d'employés il sera aussi puni par la loi. Le boulanger est devant une véritable impasse », explique-t-il. Boulenouar prévoit l'ouverture pour la prochaine fête de quelques 8000 boulangeries, lesquelles vont produire, estime-t-il, quelques 80 millions de baguettes durant trois jours. L'Algérie ne produit que 30% de son prêt-à-porter Les algériens dépensent 100 milliard DA pour l'achat des vêtements lors de l'Aid et de la rentrée scolaire, estime le porte parole de l'Ugcaa. Et de préciser que les prix du prêt-à-porter ont doublé durant les dernières années. Ils ont augmenté de 10% comparé à la même période en 2012. Cette hausse des prix s'explique selon le conférencier  par une production nationale insuffisante. L'Algérie ne produit, précise-t-on,  que 30% des vêtements écoulés sur le marché. Les 70% restant sont importés notamment de Chine et de Turquie.  « La facturation fait défaut, ce qui encourage l'augmentation des prix », estime-t-il. Selon lui, les autorités  doivent procéder au contrôle minutieux de ces vêtements largement utilisés par les algériens.