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La Banque Centrale note le manque de dynamisme du rythme de l’activité économique en Tunisie

Communiqué du conseil d’administration de la B.C.T réuni le 31 juillet 2013:

Au début de ses travaux, le Conseil d'Administration a observé une minute de silence en hommage aux martyrs de la Nation tombés ces derniers jours, avant d'examiner les récents développements sur la scène nationale et leurs éventuelles conséquences sur la stabilité politique et sociale du pays et, partant, sur sa situation économique et financière.

En ce qui concerne les dernières évolutions de la conjoncture économique mondiale, le Conseil a relevé la révision à la baisse par le FMI, durant le mois en cours, du taux de la croissance économique mondiale, par rapport à ses prévisions du mois d'avril dernier. Ainsi, ce taux pourrait atteindre 3,1% au cours de cette année et 3,8% pour l'année prochaine contre 3,1% enregistré en 2012 et ce, en rapport, surtout, avec le ralentissement de l'activité dans plusieurs pays émergents, outre le risque de la récession dans la Zone Euro pour une période plus prolongée.

Sur le plan national, le Conseil a noté que les données disponibles montrent une atonie ( manque de dynamisme ) du rythme de l'activité économique durant le premier semestre de l'année en cours ce qui rend difficile, si cette tendance se poursuit, la réalisation de l'objectif fixé dans le Budget économique en matière de croissance pour l'année 2013 et ce, malgré certaines évolutions sectorielles positives, en particulier la progression du rythme de la production du secteur industriel au mois d'avril (hausse de l'indice de la production industrielle de 4,1%), la poursuite de l'amélioration des indicateurs du secteur touristique au mois de juin et pour le deuxième mois consécutif (hausse des nuitées et des recettes de 4,6% et 5,4% respectivement) et la reprise de l'activité du transport aérien selon les données relatives au mois de mai.

Pour ce qui est du secteur extérieur, le Conseil a souligné l'aggravation continue du déficit commercial avec l'extérieur durant le premier semestre de l'année en cours et, partant, la persistance des tensions exercées sur le déficit courant qui est demeuré à un niveau préoccupant malgré la baisse relative observée par rapport à la même période de l'an passé, soit 4,2% du PIB contre 4,6%. Toutefois, l'impact de ces évolutions sur le niveau des réserves en devises, qui ont atteint 11.347 MDT ou l'équivalent de 104 jours d'importation en date du 30 juillet 2013, a été atténué grâce à une mobilisation importante de ressources extérieures et ce, en dépit du repli de l'excédent de la balance des emprunts et celui de la balance des investissements extérieurs.

Quant à l'évolution des prix à la consommation, le taux d'inflation s'est stabilisé à un niveau élevé au mois de juin 2013, soit 6,4% en glissement annuel et ce, pour le troisième mois consécutif, sachant que l'indice des prix à la consommation a augmenté de 0,3% en juin 2013 contre 0,1% le mois précédent.

Concernant le marché des changes, le dinar a enregistré, en date du 29 juillet et comparativement à fin juin 2013, un léger repli vis-à-vis de l'euro et du yen japonais de 1,6% et de 1,1%, respectivement, contre une quasi-stabilité par rapport au dollar U.S.

S'agissant des évolutions monétaires, les besoins de liquidité des banques se sont globalement atténués durant la première moitié de l'année courante en comparaison avec la situation ayant prévalu à la fin de 2012. Toutefois ces besoins se sont accrus à partir du mois de juin 2013, amenant ainsi la Banque Centrale à intensifier ses interventions sur le marché monétaire qui ont atteint le 30 juillet courant leur plus haut niveau depuis le début de l'année, soit 4.814 MDT en moyenne contre 4.758 MDT un mois auparavant et 3.922 MDT au mois de mai. Aussi, le taux d'intérêt moyen sur ce marché s'est-il stabilisé à 4,74% en juillet, soit le même taux enregistré le mois précédent. Il est à signaler qu'une cellule de veille a été mise en place au sein de la Banque Centrale pour assurer un suivi attentif des dernières évolutions des principaux indicateurs économiques et financiers et du marché des changes. En outre et dans le cadre du suivi diligent du développement de la conjoncture économique et financière en collaboration avec le secteur bancaire, le Gouverneur de la Banque Centrale a tenu une réunion avec les dirigeants des banques en date du 30 juillet durant laquelle a été relevé, notamment, le déroulement normal des opérations bancaires surtout monétaires et de change.

Lors de l'analyse de l'activité du secteur bancaire, le Conseil a constaté le ralentissement du rythme de progression de l'encours des dépôts au cours du premier semestre de l'année en cours par rapport à la même période de 2012 (2,4% contre 4,1%) et ce, parallèlement à l'évolution des concours à l'économie qui se sont accrus, au cours de la même période, de 3,2% contre 5,1% durant le premier semestre de 2012, suite notamment à la faiblesse du rythme des crédits à moyen et long termes.

A la lumière de ces évolutions, le Conseil a exprimé sa préoccupation concernant les événements récents qui ont marqué la scène nationale, tout en alertant sur la gravité de leurs retombées éventuelles sur l'activité économique et les équilibres financiers internes et externes, s'ils ne sont pas circonscrits rapidement. En outre, le Conseil a confirmé le maintien d'une politique monétaire accommodante par La Banque Centrale afin de fournir les liquidités nécessaires à l'activité économique et au soutien des secteurs productifs, outre le suivi rigoureux de l'évolution des indicateurs monétaires et financiers, et a décidé de maintenir inchangé le taux d'intérêt directeur de la Banque Centrale.

Le Conseil a également appelé à prendre les mesures urgentes nécessaires sur les plans politique, sécuritaire et économique à même de pallier, moyennant la conjugaison de tous les efforts, la situation difficile et d'aider à retrouver le rythme requis de l'activité économique pour les derniers mois de cette année.

(Pour plus de données sur la conjoncture économique et financière, consulter le site web de la Banque Centrale de Tunisie www.bct.gov.tn)

Communiqué du conseil d’administration de la B.C.T réuni le 26 juin 2013:

Le Conseil a examiné, au début de ses travaux, les développements récents de la conjoncture économique internationale, et notamment les dernières prévisions de croissance des principaux pays industrialisés, publiées à la fin du mois de mai dernier par l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), faisant état de la poursuite des disparités des rythmes de croissance entre les grandes économies du monde. Ainsi, aux Etats-Unis, la croissance devrait marquer un ralentissement durant cette année avant de connaître une accélération l'année prochaine, alors que l'économie de la Zone Euro devrait connaitre une poursuite de la récession économique cette année pour amorcer une certaine reprise en 2014.

Lors de l'analyse de la situation de l'économie nationale, le Conseil a pris acte des récentes évolutions sectorielles durant le premier semestre de l'année en cours qui a été caractérisé globalement par des conditions climatiques défavorables affectant la production du secteur agricole comparativement à la campagne précédente. En revanche, le Conseil a signalé la consolidation du rythme de la production industrielle au mois d'avril dernier (hausse de l'indice de la production industrielle de 4,1% en glissement annuel contre 2,4% un mois auparavant et une baisse de 5,3% en avril 2012) et ce, en rapport avec la reprise enregistrée au niveau de la production des industries manufacturières notamment celles orientées à l'exportation et la hausse de celle des industries non manufacturières. Pour leur part, les indicateurs de l'activité touristique ont connu, également, une amélioration notable au cours du mois de mai dernier (hausse des entrées des non-résidents, des nuitées et des recettes touristiques de 10,4%, 15% et 0,7% respectivement), surtout après l'évolution baissière observée au cours des quatre premiers mois de l'année.

S'agissant du secteur extérieur, le Conseil a noté la poursuite de l'aggravation du déficit commercial au cours des cinq premiers mois de l'année en cours, ayant augmenté de 5,5% par rapport à la même période de l'année précédente, sous l'effet de la hausse continue des importations de la plupart des groupes de produits, sachant que le déficit commercial s'est accru sensiblement au mois de mai en comparaison avec la moyenne mensuelle des quatre premiers mois de cette année. Cette tendance a été à l'origine de la poursuite des pressions sur le déficit courant qui s'est établi à 3,7% du PIB, ce qui a entraîné une baisse des réserves en devises au niveau de 10.473 MDT ou l'équivalent de 96 jours d'importation en date du 26 juin 2013, en rapport avec le repli de l'excédent de la balance des opérations financières résultant de la contraction simultanée des investissements directs étrangers et des tirages sur les emprunts extérieurs à moyen et long termes.

Concernant l'évolution des prix, le taux d'inflation s'est stabilisé au mois de mai 2013 au même niveau enregistré le mois précédent, soit 6,4% en glissement annuel et ce, en relation avec la baisse qui a touché les prix des produits alimentaires d'un mois à l'autre.

Analysant les récentes évolutions monétaires, le Conseil a enregistré la poursuite de la hausse des besoins de liquidité des banques au cours du mois de juin, ce qui a amené la Banque Centrale à intensifier ses interventions sur le marché monétaire qui ont atteint près de 4.851 MDT en moyenne jusqu'au 26 du même mois, contre 3.922 MDT en mai. Il en est résulté une augmentation du taux d'intérêt moyen sur ce marché qui s'est élevé à 4,74% au cours de la même période contre 4,69% le mois précédent.

Concernant l'activité bancaire, l'encours des dépôts a enregistré une légère progression au cours des cinq premiers mois de l'année en cours (0,8%) par rapport à la même période de l'année 2012. Cette décélération est imputable essentiellement à la baisse des dépôts à vue, outre la contraction du rythme d'évolution des certificats de dépôts. Parallèlement, les concours à l'économie ont enregistré une tendance similaire, au cours de la même période, soit une hausse de 3,2% contre 4,3% un an plus tôt.

Par ailleurs, le Conseil a examiné le projet du Rapport annuel de la Banque Centrale de Tunisie au titre de l'année 2012 et a approuvé ledit projet.

A la lumière de ces évolutions, le Conseil a exprimé sa préoccupation concernant le rythme d'accroissement du déficit courant, tout en mettant l'accent sur le nécessité d'allier les efforts afin de contenir les pressions sur l'équilibre du secteur extérieur et les réserves en devises, ce qui exige, en particulier, de prendre les mesures adéquates à même de maîtriser l'aggravation du déséquilibre de la balance commerciale, et a décidé de maintenir inchangé le taux d'intérêt directeur de la Banque Centrale.

Communiqué

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