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Violences sexuelles (et incestueuses) sur mineures : Que faire ?

Les violences sexuelles sur mineures se sont multipliées ces derniers mois au Burkina. Doublées parfois d'incestes, ces situations qui choquent autant qu'elle interpellent, méritent sans doute une attention plus soutenue. A la fois de la part des pouvoirs publics mais également de la part de l'opinion elle-même.

C'est une affaire qui est venue s'ajouter à bien d'autres...Celle de ce père conduit à la barre pour avoir entretenu des relations intimes avec sa fille de 12 ans.

Propos confus et contradictoires du prévenu, absence de personnalité...Bref un ensemble d'éléments qui aboutiront in fine, à une condamnation à 12 mois d'emprisonnement ferme du prévenu.

Quant au pédophile de Karpala, il a écopé de quatre ans de prison ferme pour. L'on retiendra également le cas de cet autre père qui, non content d'avoir entretenu des rapports sexuels et engrossé sa propre progéniture, poussera l'ignominie jusqu'à la poursuivre dans le foyer polygame dans lequel elle avait trouvé refuge. Et ainsi de suite, l'on peut égrener les cas de ces atteintes graves et répétés aux droits et à la dignité de l'Homme.

S'il est vrai que toutes ces affaires se déroulent dans un contexte international marqué sa propre actualité (affaires Dutroux et Castro), en revanche, le cas burkinabè n'échappe pas à la critique des milieux sociaux.

Dans leur dernier message, les évêques du Burkina abordent ainsi le sujet sous l'angle de l'effritement des valeurs morales, et même d'une crise plus globale de la cellule familiale.

Le regard de l'opinion nationale

De manière globale, l'opinion burkinabè adopte un regard mitigé sur la question. Partagée entre une émotion sélective et une demande légitime de justice à l'encontre des présumés coupables.

Dans l'ensemble, le point de vue dominant tient au manque de sévérité (supposé) dans les sanctions infligées aux personnes mises en causes. En d'autres termes, les burkinabè estiment que les peines privatives de liberté telles que prononcées actuellement ne sont pas suffisamment dissuasives.

Mais le juge peut-il aller plus loin que la loi ne l'y autorise ? Assurément non et si la peine maximale à infliger est de cinq ans, il ne peut que s'y conformer. On l'aura compris, la balle est sans doute dans le camp du législateur. Or sur ce point précis, la pression populaire ne se fait beaucoup sentir.

Juvénal Somé

Lefaso.net

Le Faso

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