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Soulagement au Mali après une élection calme et réussie

Le soulagement était de mise lundi à Bamako et Paris au lendemain du premier tour de la présidentielle au Mali qui s’est déroulé dans le calme et a fortement mobilisé les électeurs, signe de leur volonté de sortir d’un an et demi d’une crise qui a plongé le pays dans le chaos.

Pas un seul acte de violence ni le moindre incident ne sont venus ternir le scrutin, en dépit d’une menace d’attentats d’un des groupes jihadistes qui ont occupé le nord du Mali avant d’en être chassés en janvier par une intervention armée internationale lancée par la France.

De plus, observateurs nationaux et internationaux ont rapidement noté dès dimanche matin une forte mobilisation des électeurs qui s’est confirmée tout au long de la journée. Le taux de participation des quelque 6,9 millions d’inscrits pourrait être plus élevé que celui des présidentielles précédentes où il n’a jamais dépassé 38%.

Louis Michel, chef de la mission d’observation de l’Union européenne (UE), a parlé lundi à Bamako d’un taux de participation tournant « autour de 50% ».

Même à Kidal, chef-lieu de région dans le nord-est du Mali et fief des Touareg et de leur rébellion, où, en raison de vives tensions entre Noirs et Touareg, le vote était incertain il y a peu, aucun incident n’a été noté dimanche.

La mobilisation des électeurs a en revanche été faible, 12% dans la ville de Kidal, selon un chiffre donné à l’AFP par la Commission électorale.

AFP

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