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Kadiolo : LES BRANCHEMENTS ANARCHIQUES PREOCCUPENT EDM

Des câbles accrochés à un poteau de fortune

Les câbles électriques généralement dissimulés sous terre ou accrochés à des poteaux de fortune s'étirent sur de longues distances provocant des perturbations chez les abonnés en règle

Le vol de l'électricité n'est pas la plaie d'une seule localité au Mali. Chaque année la société Energie du Mali, le fournisseur d'électricité perd une fortune représentant des millions de kilowatts d'électricité qui disparaissent non pas dans la nature mais chez des particuliers qui se sont illicitement branchés sur le réseau via des intermédiaires peu regardants sur les clauses du contrat de fourniture d'électricité. Les câbles électriques généralement dissimulés sous terre ou accrochés à des poteaux de fortune s'étirent sur de longues distances provocant des perturbations chez les abonnés en règle. Le partenariat entre l'Energie du Mali (EDM ) et le fournisseur d'Energie de Cote d'Ivoire a abouti en juin 1996 a l'électrification des villes de Kadiolo et Zégoua. Aujourd'hui dans ces deux localités maliennes et dans les villes ivoiriennes frontalières du Mali, la pratique de la rétrocession et les branchements anarchiques a partir de la ville de Zégoua a pris des proportions inquiétantes. Des particuliers sous-traitent la fourniture d'électricité moyennant finances. Selon le chef du centre EDM a Kadiolo Drissa Diawara : ces pratiques constituent un danger pour la sécurité des personnes et de leurs biens, mais aussi pour des animaux domestiques, car elles peuvent être cause d'électrocution et d'incendies surtout durant la période d'hivernage. Cependant durant la période 2012 le chef de centre de l'EDM en collaboration avec les responsables politico administratifs de Kadiolo et Zegoua a organisé des rencontres d'information et de sensibilisation permettant aux populations de s'imprégner des dangers qu'encourent les fraudeurs des branchements électriques anarchiques et autres pratiques du genre. Au terme de ces différentes rencontres certaines personnes ont bien compris l'inquiétude des responsables de l'EDM et pris la mesure des dangers inhérents à ces pratiques malsaines. Ils nt ensuite lancé un appel a l'EDM pour la fourniture de poteaux d'extension et leurs implantations a travers les deux localités maliennes. En attendant que l'EDM mette son projet d'extension en exécution les populations continuent les branchements anarchiques à leurs risques et périls.

C. Bathily
AMAP-Kadiolo

BANAMBA : PROCOLE D'ACCORD SUR LE FINANCEMENT BASé SUR LES RESULTATS

Les travaux de synthèse de la réunion du comité de pilotage national et local sur le financement basé sur les résultats dans le district sanitaire ont eu lieu dans la salle de délibérations de la mairie après une visite de terrain dans les CSCOM de Touba et Samakélé. Ce programme est initié et appuyé par la SNV une ONG Néerlandaise en partenariat avec le Royal Tropical Institute for Development Policy and Practice (KIT) et avec la collaboration de la Direction nationale de la santé. Ces travaux de synthèse étaient présidés par M. Boubacar Bagayoko, Préfet du cercle en présence du Président du conseil de cercle Bakary N. Diarra, de la Directrice nationale de la santé Dr Diakité Oumou Zoumana Maïga, du Directeur régional du développement social, de la solidarité et de l'économie solidaire Soumana Coulibaly et de l'équipe nationale de la SNV/KIT. Ont également participé à cette réunion le Médecin Chef du district sanitaire, le Chef de service local du développement social et de l'économie solidaire, l'équipe cadre du district, le Président de la FELASCOM, les partenaires de proximité et la presse locale. La visite de terrain que la mission du comité de pilotage national a effectuée avait pour objectif de tester dans la pratique l'opérationnalisation de l'approche FBR, son efficacité et de proposer une politique nationale adaptée au contexte malien. Ce programme pilote contribue à l'atteinte des objectifs du millénaire pour le développement IV et V en réduisant significativement la mortalité maternelle et néonatale tout en améliorant l'offre des soins à travers l'accessibilité des services de santé de base et de référence, la qualité des soins et aussi la demande de l'offre. Cette démarche participative impliquant tous les acteurs et les autorités administratives locales et les collectivités et qui a conduit à cette réunion de comité précise l'état d'avancement de la présente réunion FBR et a permis d'identifier les difficultés, les leçons apprises et les recommandations pertinentes pour améliorer le processus du financement basé sur les résultats dans le district sanitaire de Banamba. Cet effort considérable a débouché sur la signature solennelle du contrat trimestriel de résultat entre le CSREF et le conseil de cercle de Banamba. Au terme de l'atelier, Dr Abdoulaye Alassane, Coordinateur projet pilote FBR/OMD5, au nom du KIT/SNV, a remercié l'ensemble des acteurs pour leur implication dans l'implantation de cette approche FBR. Sur la même lancée, la directrice Nationale de la santé Dr Diakité Oumou Zoumana Maïga a félicité et remercié l'équipe de Banamba pour le choix porté sur le cercle et particulièrement les communes qui ont été retenues pour l'intervention FBR. Elle a souligné que ce programme pilote vient à point nommé comme excellent outil contribuant à l'atteinte des OMD et même du PRODES. Il permettra d'opérationnaliser une approche innovatrice, l'une des premières au Mali qui a fait preuve d'une stratégie potentielle capable de faire la différence pour l'accélération des OMD de santé 4 et 5. Enfin, Dr Maïga a rappelé que le programme, dans sa mise en ½uvre, s'inscrit dans la logique de la base de la politique sectorielle au Mali prenant en compte les dimensions de la santé de la reproduction mais également les expériences, les connaissances, le savoir faire des programmes antérieurs développés dans la région de Koulikoro. Le Président du conseil de cercle Bakary N. Diarra, a expliqué que le cercle a été choisi pour expérimenter ce programme qui a de probants résultats que le cercle a apprécié à sa juste valeur. Il a saisi cette opportunité pour remercier le ministère de la Santé et tous les partenaires techniques et financiers qui ont initié ce programme afin que les services rendus soient améliorés au niveau de nos CSCOM et CSREF. Remerciant également la délégation nationale et régionale, les partenaires du programme FBR et les acteurs locaux pour leur engagement dans ce processus, le préfet Boubacar Bagayoko a promis aux différentes missions qu'ils donneront le meilleur d'eux même pour que les résultats au niveau de Banamba en soin de santé ne soient pas défaillants et permettront d'améliorer sur le plan national tout le système de la politique de soin de santé. Il a au terme de la réunion invité les acteurs locaux à un compte rendu fidèle de tout ce qui a été fait aux autres partenaires présents au niveau communal et villageois.

A. M. TRAORE

Kayes : LES DANGERS DE LA CIRCULATION DES ARMES

Après Nioro et Diéma, la délégation de la commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères est arrivée ce samedi 20 juillet 2013 dans la cité des rails où elle a tenu une rencontre avec les responsables des services de sécurité, des chasseurs et fabricants d'armes légères et de plusieurs notabilités pour expliquer les missions  de la commission. Après l'historique de la Commission et de ses missions, le chef de la délégation le général Coulibaly Kani Diabaté s'est réjoui auparavant de l'accueil  et de l'honneur dont sa délégation a été l'objet depuis son arrivée en 1ère région. La prolifération des armes légères constitue un véritable fléau dans la sous région, dira rapidement le Général Diabaté.  Au Mali, les régions du nord sont devenues depuis l'invasion des bandes armées des zones de forte concentration et de circulation d'armes de guerre et de munitions de tout genre. Cette prolifération, selon Mme Coulibaly Kani Diabaté, rend encore plus urgentes les actions et démarches de la COMNAT pour contribuer à prévenir cette circulation ailleurs dans notre pays. Si le phénomène est moindre en  1ère région, c'est le moment, dira-elle, d'engager « la diplomatie préventive » qui permettra à la région d'être à l'abri du fléau avec son cortège de malheurs. La descente à la base dans les régions est un souci de partage d'expériences, d'écoute pour trouver des solutions adéquates à la spécificité de chacune de nos régions, a ajouté madame le général. Les participants ont pu constater au cours d'une projection de film des images choquantes du fléau réalisées ailleurs mais possibles dans tous les pays où circulent les armes légères. Toute chose qui justifie cette campagne de d'information et de sensibilisation préventive entreprise par la COMNAT. Le chef de la mission est accompagné pour la circonstance par le chef du service de lutte Anti Mines des Nations Unies (UNMAS) Charles Frisby. Fort de son expérience dans les pays frappés par le fléau, Charles Frisby, après avoir  défini les missions de l'UNMAS et de ses objectifs, a confirmé les risques liés aux stocks des explosifs et les conséquences de la circulation des armes légères dans les pays. Les débats ont porté surtout sur les stratégies de lutte contre la prolifération de ces armes avec l'implication dorénavant des femmes, des fabricants des armes et de la société civile. Après Mopti, Ségou et Kayes, la commission se rendra dans les autres régions du pays pour établir à la fin  un rapport général de la situation au Mali.

O. NIANE
AMAP-Kayes

L'essor

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