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La revue de la presse- Les sujets politiques en exergue dans les quotidiens

(APS) - Les sujets politiques, alimentés par les rivalités alléguées au sein de la coalition au pouvoir, tentent d'émerger dans les quotidiens qui demeurent grandement intéressés par les suites du trafic de drogue présumé qui secoue depuis quelques semaines la haute hiérarchie de la police nationale.

Ainsi, le quotidien Walfadjri s'intéresse au premier anniversaire de l'installation de l'actuelle législature pour revenir sur le destin personnel du président de l'Assemblée nationale Moustapha Niasse, remettant au goût du jour un débat qui avait fait l'actualité il y a quelques semaines.

''Entre sa difficile élection à la présidence de l'Assemblée nationale et la polémique sur le retour de son mandat à cinq ans, Moustapha Niasse a passé une année mouvementée à la tête de l'hémicycle'', note Walfadjri.

Le même journal fait dans le même temps état de menaces pesant sur la coalition Bennoo Bokk Yaakaar, qui regroupe les partis de la majorité au pouvoir, du fait des ''ambitions'' de l'Alliance pour la République (AFP), le parti de M. Niasse.

''La guerre des ambitions fait rage au sein de cette coalition avec l'approche des élections locales. Une situation due aux querelles de leadership au sein de l'Alliance pour la République, mais aussi aux ambitions affichées par certaines formations politiques de la mouvance présidentielle pour les collectivités locales aux prochaines élections municipales de 2014'', note-t-il.

''Le choc des ambitions risque de +brûler+ le pacte entre Macky et ses alliés'', renchérit Le Populaire, à travers sa manchette. ''Vers un duel à mort entre l'APR (Alliance pour la République, le parti présidentiel) et ses alliés'', avance même ce quotidien.

''La boulimie du parti présidentiel, l'Alliance pour la République (APR), qui ne fait pas mystère de son dessein de contrôler le maximum de collectivités locales, risque de sonner l'hallali de l'entité politique qui a propulsé Macky Sall à la magistrature suprême, dans la mesure où elle devra +marcher+ sur ses principaux alliés - qui contrôlent la majorité des dites collectivités locales, pour arriver à ses fins'', analyse Le Populaire.

Sud Quotidien, pendant ce temps, affiche à sa Une : ''Ces zones d'ombre qui plombent Macky''. ''La +gouvernance vertueuse et sobre+, proclamée urbi et orbi par le nouveau pouvoir, serait-elle en passe de se transformer en v½u pieux au regard des derniers actes posés par la majorité présidentielle en termes de gestion des affaires de l'Etat ?'', s'interroge ce journal.

''En tout cas, force est de reconnaître que le retour en force des marchés de gré à gré, la +nébuleuse+ des décrets d'avance pris par le président Macky Sall, l'augmentation +faramineuse+ des salaires des DG et PCA ou simplement celle des députés suscitent inquiétude et suspicion au niveau du citoyen lambda qui ne peut s'empêcher d'interroger sa qualité de vie à l'aune d'un +Yoonou Yokkute+ somme toute problématique'', estime Sud Quotidien.

Les sujets politiques n'ont pourtant pas la faveur de nombreux quotidiens qui continuent d'évoquer l'affaire de trafic de drogue présumé au sein de la police nationale, à l'image de Direct Info. Le journal assure que ce sujet ''n'a pas encore fini de révéler ses secrets''.

''Des sources bien proches du dossier soutiennent que rien n'est encore joué ni pour le commissaire Niang ni pour Keïta'', les deux principaux protagonistes de cette affaire partie de la publication dans la presse d'un rapport faisant part de l'implication présumée de l'ancien directeur général de la police nationale, Abdoulaye Niang, dans un trafic de drogue.

Un rapport d'enquête a été soumis aux plus hautes autorités par la DISS (direction de l'inspection des services de sécurité), sur la base duquel le président de la République Macky Sall a décidé du limogeage de l'ancien patron de la police nationale, compte non tenu des mesures disciplinaires annoncées contre le commissaire Cheikhna Keïta, ancien directeur de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). M. Keïta est l'auteur du rapport incriminant M. Niang.

''Ce dernier même si la récente sortie du porte-parole du gouvernement semble le jeter en pâture, conserve intactes ses chances de relever la tête'', écrit Direct Info dans son billet du jour, pour dire que les sanctions annoncées contre le commissaire Keïta ne sont à ce jour ''pas avérées''.

''Beaucoup de préalables dépendant surtout du président de la République (Macky Sall) devront d'abord étre réglés avant (que soit précisé à l'opinion) la nature des sanctions contre le commissaire Keïta'', insiste ce journal.

Sans doute pour que nul ne puisse douter de l'éventualité des sanctions, L'Observateur annonce que la convocation du commissaire Keïta au conseil d'enquête est déjà rédigée. De plus, il se trouve recherché par la Brigade d'intervention de la police, une unité d'élite. ''La police veut récupérer son arme de service'', précise le quotidien du groupe Futurs médias.

En attendant Keïta, ce sont ses enfants musiciens, mêlés sans qu'ils le veuillent vraiment à cette affaire, qui semblent être au premier plan de l'actualité. ''TaKeïfa en scène'', affiche ainsi le quotidien Enquête, au sujet de ce célèbre groupe de musique sénégalais constitués des enfants Keïta.

''Depuis que l'affaire du trafic présumé de drogue dans la police a éclaté, les enfants du commissaire Keïta, cités dans cette affaire, s'étaient emmurés dans un silence profond. Mais ils reviennent à la charge, en marquant leur présence sur la Toile, mais aussi en organisant dès demain une conférence de presse'', rapporte Enquête.

Pour le reste des sujets évoqués par les quotidiens, l'As informe que la Cour de justice de la CEDEAO va appeler à la barre, jeudi, Karim Wade, le fils de l'ancien président Abdoulaye Wade, et Thierno Ousmane Sy, son ex-conseiller en TIC, tous deux inculpés et placés sous mandat de dépôt dans le cadre de la traque des biens supposés mal acquis.

M. Wade et ses soutiens poursuivent le procureur spécial près la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI) ''pour forfaiture''. ''Le pouvoir en cassation constitue un dénouement sur les requêtes aux fins d'annulation de la procédure et de mainlevée du mandat de dépôt pour l'ancien conseiller de Wade en NTIC qui considère comme nuls les actes posés par le doyen des juges et veut en même temps se prévaloir de son statut''.

Selon Libération, le maire de Ziguinchor Abdoulaye Baldé, par ailleurs ancien ministre libéral a été ''pris la main dans le sac avec 150 millions grâce à l'audit de la Fonction publique''. Démissionnaire de l'Inspection générale d'Etat (IGE), il continuait à percevoir son salaire depuis 2009, précise le journal.

La Tribune revient sur le débat sur l'homosexualité en se faisant l'écho d'une position du guide religieux Mame Thierno Birahim Mbacké. ''Au pays de Bamba, l'homosexualité n'a pas de place'', dit-il à ses disciples, dans des propos rapportés par ce journal.

Rewmi

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