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Burkinabè de l'étranger : Sawadogo Ben Gaston est élu délégué CSBE de New York

Les Burkinabé de New York ont finalement élu leur délégué au Conseil supérieur des Burkinabé de l'Etranger (CSBE) le dimanche 28 juillet sans difficulté majeure. Au verdict des urnes, c'est Ben Gaston Sawadogo qui l'emporte devant Mustapha Niaoné, avec 118 voix contre 112.

Les opérations de vote se sont déroulées dans l'enceinte d'un local loué pour la circonstance. Dès 14 heures déjà, l'ont commence à arriver des quatre coins de la ville de New York, qui en voiture, qui par le métro. Sur place les différents candidats distribuent leur projet de société et leur effigie à qui mieux mieux. Pour certains c'est tout juste ajouter la cérise sur la gateau car ils avaient déjà, par presse interposée, dévoilé leur projet de société. Certains ont trouvé que ce n'était pas la meilleure stratégie comme me l'a dit l'un d'entre eux qui pense que ceux qui lisent ne sont pas forcement ceux qui votent. "Nous nous avons préféré le porte à porte", précise-t-il.

Quant aux électeurs, les uns venaient voter et retournaient chez eux pour vaquer à leurs occupations. D'autres décidaient de faire le pied de grue pour attendre le verdict.

L'ambiance était bon enfant. Les différents candidats qui ont mené campagne sur fond de révélations, qu'elles soient fondées ou pas, se taquinaient. Dans le hall par exemple où attendaient trois candidats sur les cinq en lice, un candidat taquine les deux autres disant qu'il n'est pas celui-là qui achète les consciences. Et un autre de répliquer qu'il est pourtant le seul candidat qui a fait des T-shirts qui arborent son effigie.

Si les différents candidats ont compris que le lieu de vote n'est pas l'endroit approprié pour extérioriser les rancoeurs, certains supporters ne l'ont pas compris de cette façon. À l'image de cette femme qui est venue troubler un tant soit peu la sérénité qui régnait dans le hall. Elle faisait du brouhaha et parlait aux gens sur un ton belliqueux.

Pour la circonstance l'Ambassade de Washington a dépêché la même équipe que celle d'il y a eu une semaine plus tôt, à savoir Batiébo Pascal, ministre conseiller, Mme Compaoré Maimounata/Ouattara, premier conseiller, Pierre Waongo, attaché de presse. Dominique Kaboré lui representait l'ambassadeur Der Kogda de la Mission diplomatique auprès des Nations - Unies. Avant de proclamer les résultats provisoires, Mr Batiébo et Mme Compaoré ont ténu à saluer les Burkinabé de New York pour avoir fait le déplacement et faire preuve de dépassement pour permettre que les élections se déroulent dans la tranquilité.

Pour ce qui concerne les votes proprement dites, il y avait cinq candidats en lice dont une femme. La clôture du bureau de vote est intervenue a partir de dix neuf heures. Mais deux candidats à savoir Mustapha Niaoné et Ben Gaston Sawadogo étaient au coude à coude pendant le dépouillement. Toute chose qui faisait planer le suspense. Au finish Ben Gaston Sawadogo gagne avec 118 voix contre 112 pour Mr Niaone. Il y a eu au total 291 votants mais 290 bulletins ont été reçus dans l'urne, 282 suffrages exprimés et 8 bulletins nuls. Marceline Ayerehoué, la seule femme parmi les cinq candidats, a obtenu 14 voix.

L'affaire de sénat s'est invitée dans le débat. Un votant a écrit en lettre d'or sur un bulletin ce qu'il pense de cette élection. Ce qu'il a écrit a été lu à haute voix par Pierre Sanon, président du comité d'organisation : "Nous ne voulons pas de sénat ; le budget alloué au sénat peut construire des amphithéâtres et aider à soigner les malades". Une personne murmure en disant que qui parle de sénat ici. Pour lui donc l'élection du délégué CSBE n'a rien à voir avec le sénat. Bien avant lui et dans les coulisses, un candidat disait qu'il est anti-sénat et que d'ailleurs il n'a pas les 45 ans requis pour être élu. Malheureusement ou heureusement (c'est selon) il n'a pas été élu.

De toute évidence, la clarification de Mr Pierre Sanon selon laquelle le délégué CSBE de New York ira à Washinghton pour compétir avec deux autres pour le poste de sénateur de l'Amérique du Nord est sans ambiguité. Lorsque j'ai posé la question à Mr Sawadogo Ben Gaston pour savoir s'il ira à Washigton, celui-ci a répondu qu'i s'en remet à la communauté qui l'a élu . "J'ai été élu par la communauté Burkinabé de New York ; avant d'entreprendre toute action, je consulterai cette communauté. Si la communauté que je représente me dit d'aller à Washington, j' y irai ; et si la communauté refuse, je suivrai ce qu'elle me dira de faire", dit - il.

Dans tous les cas, Ben Gaston qui avait déjà préparé son discours de victoire a appelé les Burkinabé de New York à l'unité.

Barnabé Bazona Bado

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Des internautes redoutent des internautes.

Nous sommes dans un siècle ou le monopole de l'information n'est plus le seul apanage du journaliste.il y a aussi ces autres journalistes peut être plus lus et plus redoutés et qui ne censurent rien dans leur écrits. Ils "savonnent" non seulement le journaliste quand celui - ci vient à "fauter" mais aussi et surtout les autres lecteurs. Eux, ils ont pour nom "internautes".

Si les journalistes sont "vaccines" contre ces genres de situations et même voient dans la démarche de certains internautes une invite à bien faire, des lecteurs ou internautes ne voient pas cela de cette manière. Ici à New York, à chaque fois que je rencontre des lecteurs de Lefaso.net, ils disent tout le temps que le journal fait du bon travail, mais le seul défaut c'est le fait que le webmaster laisse passer tout ce que les internautes écrivent et surtout les propos injurieux.

En 2012, alors que j'interviewvais un Burkinabé de New York, il me demandait si je pouvais dire au patron du journal de bloquer toutes les réactions venant des internautes. Un lecteur m'a dit dimanche dernier qu'il était tombé malade lorsqu'il a pris connaissance de ce que les internautes avait écrit sur lui il y a quelque deux années de cela. J'ai une multitude d'exemples de ce genre . A écouter les uns et les autres, c'est comme si des internautes profitaient de la toile pour régler des comptes à des internautes. Mais que voulez-vous, n'est - ce pas l'heure de la démocratie où l'heure viendra on vous demandera de démocratiser votre épouse ?!

Barnabé B. Bado
Lefaso.net New York

Le Faso

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