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Rive gauche : UNE IMPRESSIONNANTE MOBILISATION

L'affluence était forte dans les centres de vote et les agents des forces de l'ordre étaient déployés en grand nombre pour maintenir la sécurité et la tranquillité des électeurs et des agents électoraux

Hier à 7h30, le Groupe scolaire de Hamdallaye était déjà rempli de monde. Ici, notre équipe de reportage avait été précédée des présidents des bureaux, des assesseurs et des délégués des partis politiques. Tandis que certains délégués des partis avaient déjà gagné leurs bureaux, d'autres attendaient impatiemment leur mandant pour pouvoir accéder aux leurs.

Pendant que l'on s'activait dans tous les sens, une délégation des observateurs de la CEDAOA conduite par l'ancien président ghanéen, John Kufor, et le président de la Commission de la CEDEAO, le Burkinabé Kadré Désiré Ouédraogo, était venue vérifier le déroulement du vote dans ce centre qui compte 65 bureaux de vote.

Ici, tout le monde a été frappé par la mobilisation des électeurs dès la première heure. Bien avant 8 heures, ils étaient déjà alignés devant les bureaux de vote. Les premiers votants sont ceux qui étaient arrivés depuis 6 heures. C'est le cas de Issa Diarra. Il a été le premier à voter dans le bureau 02. Après avoir glissé son bulletin dans l'urne, sourire aux lèvres, Issa Diarra avait le sentiment d'avoir accompli avec fierté son devoir civique. « J'étais très déterminé à voter cette année, c'est pourquoi je me suis levé très tôt et bien avant les agents électoraux », a-t-il confié. Ismaël Diallo, troisième personne à voter dans ce bureau, est venu lui aussi très tôt, afin d'éviter d'attendre très longtemps dans le rang. Le président du bureau 02, Ousmane Mariko, a assuré que tout le matériel électoral était en place pour le début du vote. « On a ouvert le bureau à 8 heures pendant que tous les assesseurs et les délégués des partis politiques et ceux de la CENI et de la Cour constitutionnelle étaient présents. Il y n'avait vraiment aucun blocage. Nous sommes heureux de démarrer sans difficulté », a-t-il indiqué.

Dans le bureau 28 où se sont rendus les observateurs de la CEDEAO, tout était également fin prêt et les électeurs ont commencé à voter dès 8h00. « L'isoloir, l'urne, les listes d'émargement, l'encre indélébile, les bulletins de vote, tout était sur place avant l'ouverture du bureau aux électeurs », a assuré le président du bureau, Moussa Traoré.

A 8h30, soit une demie heure après l'ouverture des bureaux de vote, l'affluence était très grande au Groupe scolaire Mamadou Lamine Diarra de Djicoroni Para avec ses 30 bureaux de vote. Il y avait une foule énorme à la porte d'entrée de l'école mais les éléments des forces de l'ordre à savoir les policiers et gardes républicains, veillaient au grain. L'accès de la cour était soumis à la présentation de la carte NINA par l'électeur. Pendant que les files s'étiraient devant les bureaux de vote, d'autres personnes cherchaient désespérément leurs bureaux de vote. Un jeune homme était occupé à trouver les bureaux des gens grâce à son téléphone portable. Dans les bureaux 6, 12 et 13 que nous avons visités, il n'y avait rien à signaler. Tout était en place et les électeurs votaient dans le calme.

Même constat au Groupe scolaire ABC de Sébénikoro où il y avait 25 bureaux de vote dont 6 étaient sous des hangars en bâche. L'affluence était sans commentaire. C'est dans le bureau 01 de ce centre que le candidat du RPM, Ibrahim Boubacar Kéita dit IBK, a voté aux environs de 10h30. Tout de blanc vêtu et accompagné de son épouse et de son fils, IBK a difficilement traversé la foule de ses partisans, venus l'ovationner et des journalistes, pour accéder au bureau. La bousculade était telle que le candidat du RPM n'a pu s'adresser à la presse sur place. Exfiltré par sa garde rapprochée, c'est à son domicile qu'IBK a fait sa déclaration à la presse dans laquelle il a souligné que le peuple était heureux de renouer avec les pratiques démocratiques, c'est cela qui explique cette grande mobilisation devant les bureaux de vote avec tous les débordements constatés ça et là. « Aujourd'hui, c'est une fête de la démocratie. Seul le Mali sortira gagnant de ce scrutin historique qui nous fait oublier les cauchemars de ces dernières années, qui nous fait oublier cette tragédie que nous avons vécue », a-t-il déclaré.

Cette élection, a poursuivi IBK, est une occasion pour le Mali d'avoir un président « légitime élu sur une base saine et sans aucune ambigüité ». « Je suis toujours confiant et je crois en l'avenir de ce pays. J'ai toujours été un démocrate et dans ce pays, je n'ai jamais contesté les résultats des élections », a-t-il dit en précisant que seuls les résultats des urnes détermineront s'il y aura un deuxième tour ou pas.

Il était 11h30 et l'affluence ne cessait de grossir dans le centre de vote de l'école de Camp digue de Bolibana en Commune III où se trouvaient 14 bureaux de vote. « Tout se passe bien ici. Les gens votent dans le calme et nous-mêmes, on est vraiment à l'aise dans notre pays », a avoué le président du bureau 14, Moussa Fofana.

Partout où nous sommes passé, le constat s'imposait : l'affluence était très grande dans les centres de vote et les agents des forces de l'ordre étaient mobilisés en grand nombre pour maintenir la sécurité et la tranquillité des électeurs et des agents électoraux. La seule difficulté est que beaucoup d'électeurs tournaient en rond parce qu'ils ne connaissaient leurs bureaux.

M. KEITA

L'essor

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