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Accident mortel à Sabou : les frayeurs d'un rescapé

« Aux environs de 2h30-3h du matin, en ce 27 juillet, un accident très mortel, a coûté la vie à 10 passagers du car Rakiéta dans une ville endormie et paisible de Sabou. Le car a percuté un camion transportant du riz. Il y avait autour d'une dizaine de blessés. Je peux dire que je suis un miraculé de ce voyage.

Je peux dire que je suis un miraculé de ce voyage. Je suis en action de grâce pour le Seigneur qui m'a extirpé de ce grave accident. Mon siège numéro 9 était déjà occupé quand j'ai pris pied dans le car. Je suis allé m'installer au fond et voilà que je suis sorti sain et sauf grâce à la prière que j'avais précédemment fait à Notre Mère du Ciel, la Sainte Vierge Marie. Je lui confie en cette heure grave l'âme de tous les défunts ».

Bastonné par des masques, il serait mort suite à ses blessures

Sanou Hermann laisse derrière lui deux femmes et quatre enfants. Agé de trente-huit ans et habitant de Sakaby (périphérie sur la route de Dédougou), il a succombé dans la nuit du 24 juillet suite aux coups et blessures qu'il a reçus le 23 juillet de masques qui se sont introduits dans la cour où il se trouvait en compagnie d'autres jeunes.

Selon les faits, Sanou Hermann était allé rendre visite à sa tante ce jour-là. Aux environs de 17 heures, alors qu'il causait avec un cousin en compagnie d'autres connaissances, un premier masque entre dans la cour et les agresse. Ils se seraient opposés et le masque a pris la fuite, laissant derrière lui ses fouets et gourdins. Quelques instants après, un groupe de masques, une dizaine selon des témoins, arrive dans la cour et auraient réussi à disperser tous ceux qui s'y trouvaient. Hermann a été poursuivi et lapidé. Tombé, ils l'aurait encerclé et l'ont rouillé de coups. Les faits se sont passés non loin du Centre de santé et de promotion sociale de Sakaby. Ayant perdu connaissance, Hermann a été transporté dans ce CSPS-là. Il sera de là-bas, évacué d'urgence au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Dô qui, à son tour, l'a transféré à Sourô Sanou le 23 juillet.

En 2011, un cas similaire s'est produit dans le même village à la même période. Si bien que des voix ont commencé à dénoncer les actes de vandalisme, de pillage et de règlements de compte auxquels les masques s'adonnent et appellent à une règlementation de la sortie des masques, qu'ils soient de jour comme de nuit. Selon des sources, l'affaire est entre les mains de la gendarmerie car les parents de la victime ont décidé d'aller jusqu'au bout, non pas pour venger leur fils, mais pour que les auteurs soient connus et punis conformément à la loi. Car, pour eux, cet acte ressemble bien à des règlements de compte que personne ne doit accepter surtout qu'il s'agit de masques et de traditions. Affaire donc à suivre.

L'Express du Faso

Le Faso

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