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Élection présidentielle 2013 : Commune IV : les électeurs sont sortis massivement.

A cause de l'enjeu que présente l'élection présidentielle 2013, les populations sont sorties très tôt ce dimanche pour remplir leur devoir civique. C'est ainsi qu'aux environs de 7 heures 30 minutes, les électeurs ont pris d'assaut les 55 bureaux de vote du centre d'Hamdalaye marché. Et c'est sous la supervision des observateurs de l'Union Européenne, de l'UA, de la CENI et des Associations de la société civile malienne que les opérations de vote ont débutées. Il était exactement 8 heures quand les premiers électeurs ont voté.

 

 

Au Lycée Mamadou Sarr, c'est une foule nombreuse qui s'est présentée, tôt, dans la matinée, devant les bureaux de vote. Le matériel, a affirmé le coordinateur de cet important centre, était au grand complet. Les présidents des bureaux de vote et les accesseurs y étaient présents. C'est en présence des observateurs de l'Union européenne, de ceux de l'UA et des observateurs nationaux que le président intérimaire, Pr. Dioncouda Traoré, a rempli son devoir civique dans le bureau n° 1 de ce centre.

 

 

Même engouement à l'école d'Hamdalaye marché, où les électeurs ont pris d'assaut les 59 bureaux de vote bien avant l'heure d'ouverture. Le coordinateur, Souleymane Kanouté, a déclaré que les opérations de vote se passent normalement, sans problème. «Tout le matériel est en place, tous les accesseurs sont présents», a-t-il rassuré.

 

 

Même affluence au groupe scolaire Marie Diarra où les longes files d'électeurs attendaient patiemment leur tour pour remplir leur devoir civique. Seul problème souligné, la lenteur des opérations de vote que certains électeurs imputaient à l'inexpérience des agents. Mais tout s'est passé dans le calme.

 

 

Autre centre visité, l'Ecole du Pont Richard, où les forces de l'ordre faisaient tout pour contenir la foule. Et comme cela se passait un peu partout, seule la présentation de la carte NINA donnait accès à l'enceinte du centre de vote. Le coordinateur Sidiki Koïta a affirmé que les opérations ont commencé normalement à 8 heures précises et que jusqu'à notre passage, il n'y avait rien à signaler.

 

 

A l'école publique de Sébenicoro, c'est depuis les coups de 7 heures que les électeurs ont assailli les 29 bureaux de vote. Tout simplement, c'est dans ce centre que le candidat du RPM, Ibrahim Boubacar Kéita, va voter. Cette situation devint préoccupante aux environs de 10 heures, avec l'arrivée des journalistes de la presse publique, privée et des médias européens. La sécurité fut d'ailleurs vite débordée, qu'il fallut 15 bonnes minutes pour que le candidat du RPM accède au bureau de vote n° 1 où il a voté. Et c'est, peu après, à son domicile, qu'il a livré ses impressions aux journalistes.

 

 

IBK s'est tout d'abord excusé auprès des hommes et femmes des médias pour tous les désagréments qu'ils ont eu à subir, «il y a tellement d'enthousiasme que les forces de sécurité n'arrivent pas à contenir la foule », a-t-il ajouté. Il s'est  félicité de l'engouement des populations pour cette élection présidentielle. Avant de se dire confiant. Réagissant aux questions des journalistes, IBK  a déclaré que quelque soit le résultat du scrutin, c'est le Mali qui est gagnant. Il faut que nous ayons un président élu démocratiquement. Répondant à une autre question, il dira qu'on ne l'a jamais vu contester les résultats  d'une élection. Avant de conclure que s'il est élu, sa priorité sera la réconciliation nationale.

 

 

 

En commune III, C'était l'engouement des électeurs

En effet, c'est dans une très grande sérénité et dans un calme absolu que les opérations de vote  se sont passées dans tous les centres de la commune III que nous avons visités.

 

 

Au centre Aoua Kéita, les opérations se déroulaient normalement à note passage. Seulement, comme nous l'a expliqué le coordinateur, Yoro Diallo, les opérations ont connu un léger retard à cause de la courte pluie qui s'est abattue tôt le matin. Après la pluie, a-t-il affirmé, tout est rentré dans l'ordre.

Au groupe scolaire de Badialan I, c'était le même engouement  et la même affluence. Le coordinateur a rassuré que «tout se passe bien. Le matériel électoral est au complet, les présidents de bureaux de votes et les accesseurs sont également au rendez-vous. Les accesseurs absents ont été remplacés et les opérations se passent normalement». Avant de préciser que «le centre a été assailli par une population pressée de remplir son devoir civique».

 

 

Même  affluence à l'école publique de Badialan III, où de longues files d'électeurs attendaient impatiemment devant les bureaux de vote. Ici, c'est la lenteur des opérations qui était mise en cause. Cependant aucune anomalie n'a été relevée. Idem à l'école fondamentale de Samé où régnaient calme et sérénité.

 

 

Pierre Fo'o Medjo         

   

Premier tour de la présidentielle

Forte affluence en Commune V

Nonobstant quelques difficultés logistiques à l'ouverture des bureaux de vote dans certains centres, le premier tour de la présidentielle s'est déroulée dans le calme en  Commune V de Bamako, jusque dans l'après-midi de dimanche, avec une forte affluence des électeurs.

 

 

Pour ce scrutin présidentiel, près de 7 millions d'électeurs étaient appelés à voter pour les 27 candidats en lice. Et on peut dire que le taux de participation, qui demeurait le principal enjeu de cette élection, risque d'être le plus élevé de l'histoire démocratique du Mali.

 

 

C'est dire que le pari de la mobilisation des électeurs, qui restait l'un des enjeux de cette consultation et qui devra donner une légitimité populaire au futur Président, est très largement gagné. Du moins si l'on s'en tient à ce que nous avons vu au passage de notre équipe.

 

 

 

A l'école publique de Badalabougou 1er cycle, où trois candidats (Soumana Sako, Soumaïla Cissé et Racine Seydou Thiam) ont voté, l'affluence était au rendez-vous. Ici, les principales difficultés étaient liées à l'absence de certains matériels électoraux, comme les isoloirs et la non maîtrise de la procédure du vote par certains agents électoraux, comme au bureau N°7.

 

 

Autres difficultés pour les électeurs dans ce centre, comme un peu partout en Commune V, c'est l'identification des bureaux de vote par les électeurs analphabètes. «Je n'arrive pas à retrouver là où je dois voter. Je suis là depuis plus d'une heure à chercher. Mais je vous avoue que cela ne me découragera pas» nous a déclaré un électeur à l'école publique de Sabalibougou.

 

 

En accomplissant son devoir civique, dans le bureau N°25 de Badalabougou 1er cycle, le candidat de l'Union pour la République et la Démocratie, Soumaïla Cissé, accompagné de son épouse Astan Traoré, s'est dit confiant quant à ses chances de remporter ce scrutin. «Je suis confiant. Je suis venu. J'ai vu un calme et une forte affluence. Je m'en réjouis et je souhaite que le taux de participation soit élevé» a déclaré à la presse le candidat de l'URD.

 

 

Le Docteur Soumana Sako, qui a voté dans le bureau N° 16 du même centre à 11 heures et 22 minutes, a déclaré que ce scrutin, combien important dans le processus de sortie de crise, doit nous permettre de retrouver notre intégrité territoriale, la concorde nationale et la justice sociale. Pour le candidat de l'Alliance des Démocrates Patriotes pour une Sortie de crise, ce scrutin doit déboucher sur le renouveau démocratique. Il a aussi souhaité que l'étape post-électorale débouche sur un climat apaisé.

 

 

Tout en remerciant les populations pour l'esprit qui a caractérisé la campagne, le candidat de la Convergence d'Actions pour le Peuple, Racine Thiam, a souhaité qu'il n'y ait pas de crise post-électorale au terme de ce scrutin.

 

 

Si les Maliens doivent attendre quelques jours pour connaître le non du futur Président de la République, il convient de signaler que le grand vainqueur reste le peuple malien, qui a prouvé, à travers ce scrutin, sa maturité. Il appartient maintenant aux candidats de faire preuve de fair play pour permettre à notre pays de préserver sa fragile paix.

 

 

Yaya Samaké 

 

 

Election présidentielle du 28 juillet :

Forte mobilisation des électeurs en commune VI

Pour l'élection présidentielle d'hier dimanche, la mobilisation n'a pas faibli en commune VI du District de Bamako, composée de 10 quartiers. Des logements sociaux en passant par Yirimadjo, Faldiè Sokoro, Banakabougou, Magnambougou, Niamakoro et Senou, les électeurs se sont bousculés devant les bureaux de vote pour pouvoir accomplir leur devoir de citoyenneté.

 

Très tôt le matin, l'affluence était visible  dans les différents centres de vote de la commune. D'abord dans les bureaux de vote des 1008 logements sociaux et 759 logements de Yirimadjo, à notre passage vers 8 heures, la mobilisation était à son comble. Selon le chef du centre des 1008 logements, tous les bureaux de vote étaient régulièrement constitués et il n'y avait pas de problèmes notoires. Tous les délégués des candidats, de la CENI, de la Cour Constitutionnelle étaient présents. Le matériel électoral était au grand complet. Aux 759 logements, le chef de centre, Mme Sidibé Aye Kourouma, nous indiqué : «qu'il n'y a  aucun problème».  Même constat dans les autres quartiers de la commune, tous les agents électoraux étaient aux rendez-vous avant l'ouverture des bureaux de vote. Seule difficulté: les électeurs peinent à retrouver leurs bureaux de vote. Ce qui pourrait amener certains à rentrer à la maison  sans pouvoir voter.

 

 

Au centre du lycée Le Progrès, on notait l'absence de la décision portant nomination des présidents de bureaux de vote et l'absence des noms des détenteurs de carte NINA n'ayant pas leurs noms sur la liste électorale.

Ali Diarra, vient de voter à Faladiè Sokoro. Il se dit  fier d'accomplir son devoir civique. Pour lui, cette année, l'élection a une particularité. Il s'agit de choisir un Président qui peut sortir notre pays du trou dans lequel il se trouve. Même  sentiment chez Moussa, qui est venu avec sa femme pour voter. Il appelle les Maliens à sortir massivement pour barrer la route aux fraudeurs. Selon lui, cette année, ce n'est pas une question de partis politiques, c'est une question d'homme qui peut faire respecter le Mali.

 

 

Cet engouement des Maliens pour le vote est du sans doute à la crise que notre pays connaît.

 

 

Dramane Dembélé après avoir voté à Faladiè Sokoro

«Choisir un nouveau Mali, un choix de l'avenir»

Le candidat de l'ADEMA, Dramane Dembélé, a accompli son devoir civique au Centre de vote de Faladiè Sokoro. C'était aux environs de 10 heures, en compagnie de son directeur de campagne, Harouna Cissé et des membres  de son staff de campagne dont Mme Zouré Fadimata Maïga.

 

Après avoir effectué son vote dans le bureau n°18, il a déclaré qu'il s'agit de choisir un nouveau Mali et un choix pour l'avenir.

 

 

«Il faut que les Maliens se réconcilient avec eux-mêmes et que les enfants regardent l'avenir en face. C'est un sentiment de fierté, parce qu'aujourd'hui, nous sommes vers la fin d'un processus. Je suis heureux et je profite de cette occasion pour remercier les autorités de la transition, notamment le Président de la République par intérim, qui a été battu et laissé pour mort et qui est revenu libérer le Mali. Avant de réussir un grand succès à la Table ronde de Bruxelles, le 15 mai dernier, avec à la clé plus de 3 milliards pour le Mali. Et l'apothéose, il parvient à organiser les élections, je lui tire le chapeau. L'organisation d'une élection n'est jamais une chose facile, c'est un choix à faire. C'est l'avenir qui compte, parce que le Mali est devenu aujourd'hui un enjeu régional et mondial», a-t-il conclu.

Youssouf Diallo

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