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«Un pas en avant» pour les étudiants kényans

Depuis 2002, l’école est gratuite et pour tous au Kenya. Mais cette loi ne concernant que l’école primaire, il est nettement plus difficile pour un étudiant de poursuivre son parcours jusqu’à l’université. Pour permettre à un plus grand nombre d’étudier, divers organismes ont été créés.

Ainsi, on apprend dans un article de Dowser.org, repris le 24 août 2011 par The Christian Science Monitor que l’Américaine Gabrielle Fondiller, qui a étudié un an au Kenya, a créé en 2007 Hatua Likoni. Cette organisation aide les étudiants à payer leurs frais de scolarité grâce à des bourses et les conseille pour leur entrée à l’université.

Au départ, le programme ne concernait que sept étudiants. Aujourd’hui, 76 Kényans de la région du Likoni bénéficient de bourses et sur place, une équipe de conseillers aide les étudiants. Interrogée par Dowser, la fondatrice souligne:

«Pour certaines familles, ce n’est pas outrageusement cher, mais pour d’autres, c’est inabordable.»

Malgré la loi de 2002, le budget alloué à l’éducation reste très faible, et les scandales qui ont éclaboussé le ministère de l’Education ces dernières années n’ont pas arrangé les choses. Au contraire, le budget a même été réduit. Le travail d’une organisation comme Hatua Likoni est donc essentiel. Pour bien fonctionner, elle a besoin de financements:

«Nous sommes soutenus par des fondations, des sociétés, et la plupart du temps, des donateurs des Etats-Unis. Souvent, cela fonctionne par les réseaux. Je rencontre des gens qui me présentent à des gens. Je leur parle et je leur explique notre histoire. Une fois que le lien est établi, il est plus facile de les intéresser», raconte Gabrielle Fondiller.

L’organisation tient également à responsabiliser ses étudiants. Des événements sociaux et caritatifs sont organisés. Ainsi, le 18 août l’équipe d’Hatua et un bénéficiaire de la bourse ont passé la journée dans un centre pour enfants, et aidé à nettoyer les installations.

En Swahili, Hatua signifie «un pas en avant». Par son action, l’organisme non gouvernemental permet à la jeunesse kényane d’avancer plus sereinement vers l’avenir.

Lu sur The Christian Science Monitor