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Idjerouidène dénonce un trafic de billets

Un trafic organisé de billets en France avec des complicités d'agences de voyages en Algérie a touché la compagnie aérienne Aigle Azur. En effet, plusieurs billets d'avion ont été libellés en dinars et payés en euros dans des taxiphones, cybercafés, des cages d'escalier et dans des arrière-cours de restaurants. Des informations qui nous ont été confirmées par Arezki Idjerouidène, PDG de la compagnie, joint hier par téléphone. Il confirme à El Watan que ces billets ont été payés en espèce et de main à main, autrement dit achetés dans un circuit illégal. Le PDG n'hésite pas à parler de «petits réseaux à Lyon, Marseille et un peu partout en France, mais le plus gros a été détecté à Paris. Il s'agit de sommes importantes, on aurait tolérer 1 ou 2 cas, mais le problème, c'est qu'il s'agit d'un trafic à grande échelle». Dans un entretien à Berbère Télévision, il y a quelques jours, il a mis en évidence un fait important : «Il s'agit de plusieurs millions. Il y a tout un chiffre d'affaires qui revient de droit aux agences de voyages installées légalement. Il n'y a pas qu'Aigle Azur qui a été touchée par ce trafic.» Après cette découverte, Aigle Azur a annulé les billets litigieux. Plusieurs passagers n'ont pas pu ainsi embarquer. Mais au-delà de tous ses aspects, aux yeux du PDG de la compagnie, c'est une question de conformité avec la réglementation algérienne, notamment l'instruction 08 du 30 décembre 2001 de la Banque d'Algérie, fixant les conditions et les modalités d'émission de titres de transport aérien et de transfert des excédents de recettes. Elle énonce sans la moindre ambiguïté que «les non-résidents en Algérie sont assimilés à des personnes physiques ou morales de nationalités étrangères n'exerçant aucune activité lucrative en Algérie et celles dont le produit de l'activité en Algérie est perçu en totalité en devises étrangères, et ce, quelle que soit la durée de leur séjour en Algérie, les diplomates, les personnels algériens en poste à l'étranger et les nationaux résidants à l'étranger». Elle concerne «les parcours de la zone B, c'est-à-dire, ceux partant de l'étranger vers l'Algérie ou toute autre destination».   Ce genre de trafic n'aurait jamais pu se concrétiser sans la complicité d'agences de voyages algériennes «agréées par l'IATA et qui activent en toute légalité sur le marché algérien». Si le PDG n'a pas encore déposé plainte, c'est pour permettre à ces agences de prouver leur bonne foi, mais elles s'exposent à de graves sanctions si les faits sont avérés. Certains passagers ont été régularisés après avoir présenté des justificatifs sur le change. Ce genre de trafic a profité de la cherté du billet entre les deux pays pour proposer un tarif moins cher mais illégal. Dans ce contexte, il faut savoir que la part de marché (France/Algérie) d'Aigle Azur tourne autour de 45%. Les ventes en France ont baissé alors que celles de l'Algérie ont augmenté. Le marché n'a pas beaucoup augmenté. Les promotions ont boosté le trafic avec un prix moyen de billet qui n'arrête pas de chuter. Ces deux dernières années, il a chuté de plus de 30%.    

El Watan

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