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Lettre ouverte à S.E.M. le président du Faso à propos de la mise en place du sénat au Burkina Faso

Excellence Monsieur le Président du Faso,

Avant toutes choses, je voudrais vous rassurer et surtout votre entourage, qu'il ne sera pas nécessaire de chercher à savoir qui je suis, ni de vous demander pour qui je me prends, car ce n'est que moi. Il est vrai que je ne compte pas parmi vos supporters, mais je ne suis pas non plus un opposant. Je ne suis qu'un citoyen lambda.

Un acteur d'une série africaine bien connue chez nous, alors qu'on lui prêtait l'intention de se prendre pour ce qu'il n'est pas, se défendait en ces termes « est-ce que moi j'ai dit que j'étais quelqu'un ? ». Donc, je ne suis pas « quelqu'un », mais il se pourrait que mon message soit « quelque chose » et c'est ce qui compte le plus.

Mon message a pour but essentiel, de solliciter de votre haute bienveillance, d'user de votre poids, en tant que garant de la paix sociale dans notre pays, en tant qu'artisan de paix de renommée africaine, de veiller à prévenir la paix chez nous, au Burkina Faso. Ailleurs, vous avez contribué à ramener une paix déjà perdue, parce que les protagonistes n'ont pas voulu ou n'ont pas su anticiper sur des actions à mener ou à éviter pour bannir les germes du chaos.

1. Abandonnez ou faites abandonner le projet de mise en place du sénat

C'est connu, la question divise profondément la société burkinabè. De part et d'autre, les arguments ne manquent pas. Mais en ce qui me concerne, le sénat ne devrait pas voir le jour au Burkina Faso et ce, pour les raisons suivantes :

- Il y a des priorités

Ceux qui défendent le sénat estiment que la démocratie n'a pas de prix, et qu'il vaut mieux un sénat budgétivore plutôt qu'un Etat d'exception. Je ne m'aventurerai pas dans les chiffres du budget y relatif. Je constate simplement que tous s'accordent sur le fait que le sénat exigera du contribuable, qu'il mette la main dans la poche.

Je reconnais que la question du sénat relève des points consensuels issus du cadre de concertation sur les réformes politiques - CCRP, qui a regroupé « toutes les composantes » de la société burkinabè. Mais dans un pays que la nature n'a pas particulièrement nanti et où tout est prioritaire, il serait indécent, de mon point de vue, de se lancer dans une telle aventure, sous le prétexte de vouloir renforcer la démocratie.

La vie chère, le manque d'infrastructures ne sont pas, il est vrai, votre marque de fabrique, comme certains commentaires et certaines analyses le laissent supposer. De même, s'abstenir de mettre en place le sénat ne sortira certainement pas notre pays de la pauvreté. Cependant, une telle décision aura le mérite, face aux défis quotidiens de notre pays, de ne pas donner des raisons à ceux qui revendiquent de meilleures conditions de vie, souvent à juste titre, d'avoir une frustration plus grande.

Il y a donc un choix à faire entre ce que peut apporter fondamentalement un sénat en termes positifs, et ce que le budget y consacré peut aider à accomplir : des routes, des maternités, des écoles, des amphithéâtres pour nos étudiants, des bourses d'études, des ambulances, des générateurs pour la SONABEL.

- Sans sénat, le Burkina Faso n'ira pas à sa perte

Si l'objectif est de regrouper les sages, afin de les consulter souvent sur les questions qui intéressent la vie de la nation, le Conseil Economique et Social ne peut-il pas jouer ce rôle ? (des amendements pourraient être opérés afin d'adapter ses missions dans ce sens).

Le collège des sages qui avait été mis en place en 1999 ne peut-il pas être repensé à cet effet ? Ces sages pourraient être regroupés, strictement en cas de nécessité, dans une des nombreuses salles de réunions de notre pays. Un secrétariat permanent de deux ou trois personnes pourrait assurer l'administration et aider à la rédaction des PV et recommandations. Justement, à propos du collège des sages, qu'avons-nous fait de leurs recommandations qui étaient pourtant contraignantes ?

Je ne pense pas qu'il soit absolument indispensable, pour la survie du Burkina Faso, de mettre en place un sénat, en tout cas dans la forme annoncée. Si nous avons pu vivre, depuis 1991, sans sénat, nous survivrons encore, croyez-moi sans cette institution.

- Ne « grillons » pas nos sages.

Aujourd'hui, les efforts de la société burkinabè, le gouvernement en tête, devraient s'orienter vers la lutte contre l'incivisme. Nous sommes tous et chacun en danger, face à ce phénomène qui s'amplifie de jour en jour. Je ne prendrai pas le risque de faire un commentaire sur ses causes. Seulement, je demeure convaincu que le maintien du sénat dans ces conditions risque d'alimenter ce fléau. Comme vous le savez, les autorités religieuses et coutumières de notre pays, ainsi que les anciens ont toujours été les arbitres qui ont permis non seulement de marquer des trêves, mais aussi de négocier en cas crises majeures. En les regroupant dans un organe aussi controversé que le sénat, nous prenons le risque de les décrédibiliser aux yeux d'une partie de l'opinion.

Vos proches peuvent organiser des meetings et des marches de soutien pour tenter de vous démontrer que ceux qui n'y sont pas favorables ne sont que minoritaires, des opposants et des personnes qui veulent mettre à mal la cohésion et la paix dans notre pays. Mais en cas de crise (comme nous en avons parfois connu malheureusement), je ne suis pas sûr qu'ils soient en première ligne.

Ceux qui sont contre le sénat ne sont pas forcément contre votre personne, encore moins des ennemis du Burkina Faso. En rappel, dans le courant du 1er trimestre 2011, alors que la crise postélectorale était à son paroxysme en Côte d'Ivoire, une partie de notre armée avait cru devoir prendre des armes dans le cadre de la série de minuteries qui allaient secouer le Burkina Faso. Au même moment, le régime en place en Côte d'Ivoire affichait son hostilité vis-à-vis du président burkinabè que vous êtes. Vous étiez vilipendé par ceux qu'on appelait les jeunes patriotes. Le sentiment quasi unanime qui en a découlé est qu'aucun burkinabè digne de ce nom ne pouvait concevoir qu'il vous arrivât un quelconque malheur, surtout dans ce contexte là. A l'époque, il y eût une sorte d'union sacré autour de votre personne, parce que notre peuple avait lié les deux évènements. Du moins, il avait estimé que même si les auteurs de cette grogne avaient des raisons de revendiquer, la période et la méthode étaient loin d'être appropriées. Pourtant, certains de nos compatriotes qui ont vos faveurs aujourd'hui et qui vous le rendent bien n'avaient pas caché leur sympathie et leurs accointances avec l'ennemi même moment !

- Que la constitution soit modifiée

Quoiqu'on dise, le CCRP n'était qu'une assemblée de sensibilités, censées représenter le peuple du Burkina Faso, suite à la crise de 2011. Le mode opératoire, n'a pas permis à ces mandataires, de consulter leurs mandants (le peuple), avant de s'engager dans ce « consensus ». Au demeurant, le fait est qu'aujourd'hui, une partie non négligeable des Burkinabès est contre le sénat. L'argument souvent utilisé par les défenseurs de ce projet, c'est notre constitution qui le prévoit, suite à la modification introduite récemment. A mon humble avis, si la constitution a pu subir au moins cinq (5) modifications depuis 1991, date de son adoption, ce n'est pas une modification supplémentaire (de retrait du sénat) qui lui enlèvera son caractère sacré.

Pour terminer sur ce point, et puisqu'il est question de modification de la constitution, je dois préciser que je ne suis pas de ceux qui pensent que le sénat a été adopté pour modifier l'article 37 de la constitution. En 1997, l'Assemblée des Députés du Peuple - ADP de l'époque avait sauté les verrous de la limitation sans avoir besoin d'un sénat. Il en est de-même pour la multitude de modifications qui s'en sont suivis. Il s'agit de deux questions distinctes, à traiter distinctement.

Pour autant, je serai le premier à m'opposer à cette modification, si tant est qu'elle soit en projet. Et j'imagine qu'ils sont nombreux, nos compatriotes qui ont la même position.

2. Stoppez les velléités de révision de l'article 37 de notre constitution

Excellence Monsieur le Président du Faso,

Il serait tout de même dommage, voire ironique (pour nous tous), que notre pays se retrouve demandeur d'un médiateur ou d'un facilitateur pour nous aider à ramener la paix chez nous !

Hier c'était au Niger, puis au Sénégal que la même question (pratiquement) était posée. Aujourd'hui, selon toute vraisemblance, c'est autour du Burkina Faso de se lancer dans une querelle de prorogation de bail à la présidence. Il est vrai que dans les deux exemples cités, les dénouements ont été différents. Mais la leçon à tirer est la même. C'est pourquoi j'en appelle à votre sagesse, pour mettre fin au débat.

A plusieurs reprises, vous avez eu l'occasion de vous prononcer sur la question. Autant de fois, vous avez esquivé, estimant que 2015 n'était pas votre préoccupation. Permettez-moi, de vous dire, Excellence Monsieur le Président du Faso, qu'une question aussi importante devrait vous préoccuper, car l'avenir de notre nation en dépend. En agissant comme vous le faites, vous ouvrez la porte à toute possibilité de faire modifier la constitution sur ce plan, même si rien ne s'oppose juridiquement à une telle modification.

Par ailleurs, pour emprunter le raisonnement de vos partisans qui défendent le sénat en se basant sur son caractère consensuel au niveau du CCRP, le point sur l'article 37 a été jugé non consensuel. Toujours selon les conclusions du CCRP, les points non consensuels ne devaient pas être appliqués. En affirmant vous-même que le débat allait se poursuivre sur ce point, vous avez créé la confusion en maintenant sur la table, une question qui était sensée être réglée. Autrement dit, comment un point qui n'est pas applicable parce que non consensuel peut-il être perpétuellement en examen ? Quel est le délai raisonnable pour revenir sur un point jugé non consensuel par le CCRP ? Dans quel cadre, le débat va-t-il se poursuivre ? Dans un autre CCRP ? Allons-nous assister à un « contournement » du CCRP ?

N'oublions pas que le rétablissement en 2002 de la limitation des mandats consacré par l'article 37 de notre constitution fait suite à une des recommandations du collège des sages qui considérait déjà ce point comme fondamental.

- Votre départ en 2015, c'est 100% de bénéfice

Au risque de me répéter, je rappelle que je ne fais pas partie de vos partisans. Mais en tant que Burkinabè, je rêve de vous voir « sortir par la grande porte », poursuivre vos missions de médiations à travers le monde, demeurer une personne ressource pour notre nation, que vos successeurs et bien d'autres personnes pourront consulter sur telle ou telle question, afin de bénéficier de votre expérience. Je rêve d'entendre dire que contre toute attente, le Président Blaise COMPAORE, après avoir instauré la démocratie au Burkina Faso, a contribué à sa consolidation, en respectant la constitution, et en assurant une succession apaisée. Cette option, à coup sûr, à 100%, vous conduira vers plus de gloire, plus d'honneurs, plus de fierté pour vous-même, pour votre famille biologique et politique, pour tous les Burkinabès (à commencer par moi-même), pour tous les africains. Les exemples d'anciens chefs d'Etats sollicités à travers le monde, tantôt pour une conférence, tantôt pour une mission de bons offices, quelques fois pour prendre la tête d'une institution prestigieuse foisonnent : Olusegun OBSANJO, Pierre BOUYOYA, Tabo MBEKI, Alpha Omar KONARE, Abdou DIOUF (et j'en passe) sont autant d'exemples en la matière.

Pour y parvenir, je vous suggère de faire une déclaration solennelle par laquelle vous annoncerez que vous achèverez bien bientôt votre dernier mandat, et qu'en 2015, vous souhaitez que le meilleur gagne. Ce faisant, vous prendrez à défaut tous ceux qui, dans votre entourage, entreprennent de se lancer dans cette modification. De-même, vous serez soulagé et aurez une plus grande liberté pour poursuivre sereinement votre mandant.

- La modification de l'article 37 constitue un exercice périlleux

A environ deux ans de la fin de votre mandant, et au regard des ambitions affichées par votre parti et les associations qui vous soutiennent, dans le contexte déjà décrit, marqué par un climat loin d'être rassurant, doublé de l'incivisme ambiant décrit plus haut, une révision de la constitution conduira certainement à une crise à l'issue incertaine.

Il serait vraiment regrettable que vous preniez le risque de gâcher le capital de sympathie et la stature diplomatique que vous avez mis tant de temps à bâtir. Pour vous paraphraser suite à votre déclaration consécutive aux événements qui ont emporté l'ancien président du Niger, je dirai que CE SERAIT UNE VOIE INCERTAINE, TRUFFEE DE TOUS LES DANGERS (que Dieu nous en garde). Pourtant, les partisans de ce président lui avaient prouvé, à travers des manifestations organisées sur toute l'étendue du territoire, que « le peuple étaient en parfaite harmonie avec son président ». Pourtant, par un « oui » massif exprimé à l'occasion d'un référendum, il avait prouvé que ceux qui s'opposaient à sa volonté de terminer ses chantiers n'étaient qu'une petite minorité. La suite, on la connait : tous ses partisans inconditionnels sont devenus aphones, et personne ne le regrette aujourd'hui. Au contraire, le Niger affiche une grande prospérité.

Qu'il s'agisse du sénat ou de l'article 37, certaines voix s'élèvent pour demander l'arbitrage des urnes par un référendum. En que tant républicain, je pense que cette solution est effectivement conforme à la démocratie, en ce sens qu'elle permet au peuple souverain de trancher. Mais je pense également que nous devront faire l'économie d'un tel exercice, car il n'y a pas de doute ni de suspens à ce niveau : le « OUI » serait massif et écrasant. D'abord parce que votre parti est le mieux implanté : dans chaque région, dans chaque province, dans chaque village, dans chaque quartier, dans toutes les administrations, à tous les niveaux (du DG à l'agent de liaison). Ensuite, c'est celui qui a le plus de moyens : la quasi-totalité du monde économique, regroupé au sein de la FEDAP-BC n'hésitera pas à délier les cordons de la bourse, afin de « convaincre » le paysan du Burkina profond qui ne sais ni lire, ni écrire, afin qu'il dise « OUI » au sénat pour « RENFORCER LA DEMOCRATIE » et également « OUI » à la modification de l'article 37 « CAR IL EST ANTI-DEMOCRATIQUE ».

D'aucuns diront, à juste titre d'ailleurs, que « c'est ça aussi la démocratie » et je le concède. Mais, majorité n'est pas toujours synonyme de raison.

Pour terminer, j'aimerai rappeler :

- Que la date du 3 janvier est devenue historique pour notre pays, parce que le peuple, sans être contre la paix, a voulu exprimer son désaccord avec ses dirigeants de l'époque. En conséquence, je comprends difficilement vos partisans lorsqu'ils considèrent les auteurs de voix discordantes par rapport à la leur comme des ennemis de la paix, au point d'organiser des manifestations « POUR LA PAIX ».
- Que du temps de l'apartheid, Nelson MANDELA a organisé des attentats contre des installations stratégiques de l'Etat Sud-Africain. Non seulement, ces actes n'ont pas été condamnés par les démocrates du monde entier, mais cela ne l'a pas empêché d'obtenir le prix Nobel de la paix. Cet exemple illustre bien le fait que celui qui « trouble la tranquillité » (ce qui est différent de la paix) n'en porte pas forcément la responsabilité. (C'est le seul but de l'exemple ; il n'a pas été pris pour comparer votre régime avec celui de l'apartheid, loin s'en faut).

- Que suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York, dans un discours que vous avez prononcé à l'occasion de la cérémonie d'ouverture d'une réunion de l'OCI, tout en condamnant ces attentats, vous avez estimé en substance qu'ils pouvaient tout de même s'expliquer par l'attitude arrogante des Etats-Unis d'Amérique qui ne laissait pas d'autres choix à certains peuples qui se considéraient comme opprimés.

- Que récemment en Côte d'Ivoire, une certaine opinion était persuadée que l'ancien président était « pris en otage » par son entourage, au point de l'empêcher de reconnaître qu'il a perdu les élections de 2010. Pour ma part, et pour reprendre l'expression du Premier Ministre ivoirien de l'époque, je dirai qu' « A CE NIVEAU, LA RESPONSABILITE N'EST JAMAIS PARTAGEE ».

- Qu'en Tunisie, la « popularité » de l'ancien président reflétée par ses scores aux élections successives (plus de 90 % des voix) ne l'a pas épargné de ce que l'on sait, étant rappelé que tout est parti d'un banal fait divers.

- Qu'en 1982, puis en 1983, vous avez pris les armes contre les régimes en place à l'époque pour défendre des idéaux qui étaient nobles et qui demeurent d'actualité. Le contexte était différent, car vous aviez affaire à des Etats d'exceptions, avec ce que cela constituait comme risques pour vous. Mais grâce à la justesse de la cause que vous défendiez, vous n'avez pas ménagé votre sécurité.

(Tous ces exemples sont à considérer dans leur contexte et uniquement dans leur contexte. Autrement dit il ne faut retenir que le côté anecdotique de ces exemples, car je n'ai pas la prétention de comparer l'incomparable).

Aujourd'hui, non seulement nous sommes dans une démocratie, mais ceux qui disent NON au sénat et à la modification de l'article 37 de la constitution n'ont pas d'armes et ne comptent pas en avoir pour mener leur combat. Ils ne comptent et ne souhaitent pas éprouver la paix tant chère à nous tous. Ils redoutent seulement qu'au contraire, vos partisans qui manquent souvent d'humilité n'entraînent, sans même le vouloir, notre pays tant aimé dans le chaos.

C'est pourquoi, sachant que vous ne pouvez rien contre la roue de l'histoire mais que vous pouvez en modifier le cours, je vous demande d'agir. Maintenant, Excellence !

Que Dieu Tout-Puissant vous inspire et qu'il protège le Burkina Faso. Amen.

Ouagadougou, le 24 juillet 2013

Augustin BAMBARA
[email protected]

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