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Un « Front de salut national » est né

Plusieurs partis politiques et des composantes de la société civile ont annoncé la formation d’un « Front de Salut national », à l’issue de leur réunion, tenue à l’aube du vendredi et consacrée à l’examen de la situation politique après le crapuleux assassinat de l’opposant politique Mohamed Brahmi.
Selon un communiqué, rendu public, vendredi, par les parties prenantes à cette réunion, ce Front se chargera de la formation d’une Instance supérieure nationale pour le salut national.
Cette Instance aura pour mission, avec l’appui d’experts en droit constitutionnel, de finaliser la rédaction de la Constitution dans un délai de deux mois, et de la soumettre, dans un deuxième temps, au référendum.
Le Front de Salut national se chargera, également, de former un gouvernement de salut national et dont les membres ne se présenteront pas aux prochaines élections.
Ce nouveau gouvernement sera présidé par une personnalité politique indépendante et consensuelle et prendra un ensemble de mesures économiques, sociales, politiques et sécuritaires urgentes et préparera des élections démocratiques libres et transparentes.
Dans leur communiqué, les parties prenantes à cette réunion imputent au mouvement Ennahdha la responsabilité de la recrudescence de la violence et la prolifération du crime politique dont ont été victimes Lotfi Naghdh, Chokri Belaid, et Mohamed Brahmi.
Elles ont également appelé à poursuivre dès vendredi, les manifestations et les sit-in pacifiques devant les sièges du pouvoir local et régional et également devant le siège de l’Assemblée nationale constituante pour exiger sa dissolution et celle de ses instances provisoires.
Le texte du communiqué précise que les partis politiques et les composantes de la société civile se sont dits prêts également à appeler le peuple tunisien à la désobéissance civile pacifique en assurant un minimum de services sociaux et de santé, imputant au mouvement Ennahdha la pleine responsabilité de toute provocation émanant des milices contre la réaction populaire.
Le communiqué est signé par les représentants des parties politiques et associatives participantes à la réunion, parmi lesquelles, le parti des Travailleurs, Nidaa Tounes, le courant réformateur d’Ettakatol, El Kotb, le parti socialiste, la voix des Agriculteurs, le parti d’avant-garde arabe démocratique, l’Organisation tunisienne de lutte contre la torture, et l’Union des diplômés chômeurs.

Tunisie Focus

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