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Tinguentourine : les Américains ont finalisé leur enquête

L'Algérie a refusé la demande d'interrogatoire des Etats-Unis des otages algériens de Tiguentourine. Le refus est expliqué par le fait que ces otages sont de simples victimes et qu'ils n'ont pas de lien avec l'organisation de l'attaque. Les Etats-Unis avaient introduit cette demande de rencontrer les otages dans le cadre de l'enquête qu'ils menaient sur l'attaque du site gazier le 16 janvier dernier. L'enquête en question est achevée depuis un mois. Les enquêteurs étaient sur le terrain pendant quatre mois. Les résultats ont été remis à la justice américaine et aux services de renseignements américains. Les enquêteurs sont même arrivés à décortiquer les moyens d'organisation des groupes terroristes et leur menace sur la région du Sahel. Toujours dans le cadre de l'investigation, l'Algérie a fourni aux agents des procès-verbaux de l'enquête que la Gendarmerie nationale avait menée auprès des otages libérés et les terroristes arrêtés effectuée au compte de plusieurs pays occidentaux qui ont enregistré des victimes lors de cette attaque, dont les Etats-Unis. D'autres détails sont également fournis pour les agents américains. Comment l'Algérie a-t-elle coopéré sur ce dossier aussi délicat ? Selon une source sûre, cette coopération est motivée par la nécessité de fournir des détails de l'enquête et de l'attaque aux entreprises américaines d'assurance pour indemniser les familles des victimes. Le bureau fédéral des enquêtes et d'autres agences de sécurité ainsi que des experts ont visité, dans le cadre de l'enquête, l'Algérie, le Mali, le Niger, la Mauritanie et la Libye pour enquêter et chercher des renseignements précis sur les sept commandements des groupuscules des salafistes djihadistes liés au mouvement Al Qaîda au Nord-Mali. L'enquête dépasse de loin, selon nos sources, le cadre de l'attaque de Tinguentourine pour atteindre des renseignements sur les bases terroristes qui ont monté cette attaque ainsi que les fournisseurs des armes. Selon une source sécuritaire, l'enquête a exploré des renseignements que les agents ont pu arracher aux terroristes arrêtés au Nord-Mali ainsi que d'autres renseignements des services de renseignements français leur ont été fournis. L'enquête s'est élargie même à l'ouest de la Libye et du Niger où les groupes terroristes ont effectué un passage avant d'attaquer le site gazier. Le but de l'enquête n'est pas de poursuivre en justice ou en pénal Mokhtar Ben Mokhtar, mais surtout pour étudier la «force» des groupes terroristes et leur activité au Sahel, au Nord-Mali, en Afrique de l'Ouest arrivant même à l'Afrique du Nord et le sud de l'Europe. Les enquêteurs voulaient en même temps étudier la capacité de ces groupes à organiser des opérations terroristes aussi compliquées que Tiguentourine. Ces derniers avaient traversé, avant l'attaque de Tiguentourine, une distance de 1000 km et exploité des renseignements qu'ils rassemblaient depuis des mois.  

El Watan

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