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Le grand plasticien Mohamed Chebâa n’est plus

C’est avec vif émoi et grande consternation que la communauté des intellectuels et des artistes marocains a appris l’accablante nouvelle du décès de l’artiste-peintre marocain Mohamed Chebâa, à l’âge de 78 ans, lui qui a contribué amplement à l’épanouissement de la culture marocaine et à l’essor des arts plastiques.

Déplorant cette perte, l’Union des écrivains du Maroc (UEM), dont le défunt fut membre actif, note que feu Chebâa était l’une des figures pionnières des expressions plastiques au Maroc, en ce qu’il s’est dévoué, depuis l’éclosion de son oeuvre aux années 50 du siècle écoulé, à l’enrichissement de l’art national dont il est l’apôtre d’un nouveau courant, étayé par le magazine “Anfass” et promu par le mouvement avant-gardiste du plasticien Mohamed Melehi.

Né en 1935 à Tanger, Chebâa avait rejoint l’UEM en 1968 où il a mené une expérience picturale affûtée, à laquelle les membres de l’Union ont rendu un hommage particulièrement appuyé à travers la publication d’un ouvrage intitulé “la conscience visuelle au Maroc”, consacré, en entièreté, à la description des spécificités de l’innovation picturale du disparu.

Dans un communiqué parvenu à la MAP, l’UEM relève que le parcours du défunt enferme une acception revisitée de l’interaction tripartite entre l’art, la culture et la société, de même qu’il témoigne de sa vive conviction de la place qui échoit à l’art dans la vie humaine et de sa fonction de catalyseur du changement, une philosophie qu’il a constamment prêchée en ses qualités d’enseignant et d’artiste chevronné.

De son côté, l’artiste-peintre Abdelkarim El Ouazzani a considéré, dans une déclaration à la MAP, que le Royaume a perdu, en la personne de Mohamed Chebâa, une figure éminente de la peinture marocaine moderne et un artiste aguerri qui a su distiller une savante corrélation entre théorie didactique et exercice plastique.

De par ses fonctions de conseiller au ministère de l’Artisanat, feu Chebâa, modèle de l’artiste intellectuel, s’est forgé un parcours au cachet singulier en amorçant l’ouverture de la peinture sur les arts traditionnels, à travers sa contribution à l’essor du Salon de l’Artisanat à Casablanca. (d’après une dépêche MAP).

Le “dialogue des genres artistiques” et “l’innovation architecturelle” stimulaient visiblement l’inspiration du défunt, qui, selon l’artiste Abdallah Yacoubi, a marqué de son empreinte la peinture marocaine, avec à l’appui une vision prospective renouvelée des images que revêt “l’identité culturelle dans la pratique plastique”.

Epris du déploiement de l’art dans les lieux publics, le défunt obtient, en 1955, un diplôme de l’Ecole des Beaux-arts de Tétouan et, de 1962 à 1964 s’en va poursuivre ses études à l’Académie des Beaux-arts de Rome, en Italie. C’est durant ces années-là qu’il s’intéresse aux notions d’espace, notamment celles de la forme dans l’espace et de la ligne dans la forme.

La Nouvelle Tribune

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Mohamed

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