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Epuration ethnique et raciale à Kidal : Les touaregs chouchoutés par la France, les sonrhaïs massacrés et abandonnés

Conformément à nos craintes, la région de Kidal est entrain de devenir un piège pour tous les partisans d'un Mali uni et laïc. En attendant l'administration, c'est les sonrhaïs qui sont entrain de faire les frais d'un marché de dupe conclu entre Dioncounda et les terroristes du MNLA et du HCUA sous le diktat de la France àOuagadougou. Le massacre des sonrhaïs planifié et exécuté par le MNLA et le HCUA avec la complicité des forces serval et de la MUNISMA n'est que le début d'une guerre déguisée contre tous les symboles de l'Etat du Mali à Kidal. Cette épuration ethnique et raciale dont les sonrhaïs en particulier et les peaux noires en général sont victimes, interpelle la France et les autorités de transition de notre pays, tous deux coupables.

 

Pour la France et les autorités de la transition, le massacre de l'ensemble des peaux noires de la ville de Kidal, de l'administration et d'une partie de nos soldats n'est pas de trop pour la tenue de l'élection présidentielle du 28 juillet prochain. Avec la complicité de certains candidats notamment IBK, Soumaïla cissé, Dramane Dembélé, Modibo Sidibé etc., elle impose au peuple malien des élections, malgré la situation précaire et ''insécuritaire'' de certains de nos compatriotes à Kidal. Jusqu'à quand, les sonrhaïs victimes des agissements des terroristes et des bandits armés légitimés par les accords de Ouaga imposés par la France vont-ils continuer à encaisser le sort tragique qui leur est réservé ? Telle est la question que certains commencent à se poser face à l'inaction de nos autorités politiques et de la force serval. Les touaregs valent-ils mieux que les sonrhaïs ? Aux yeux de la France, la réponse est certainement oui. Pourtant, l'accueil triomphale réservé à nos soldats dans la capitale de l'Adrar des Ifoghas aurait pu faire fléchir la France dans sa volonté de soutenir une minorité de hors la loi multirécidiviste face à un gouvernement, fut-il de transition. Les événements du jeudi qui ont fait 4 victimes du côté des sonrhaïs, ont eu le mérite de prouver deux choses : soit les responsables terroristes du MnlA jouent avec les nerfs des autorités de transition qu'ils savent incapables, soit ils ne contrôlent plus rien à Kidal. Dans les deux cas, la conséquence peut être double. Primo, une cassure entre une partie de la communauté blanche soutenue par les forces serval et la communauté noire rattaché à l'intégrité du Mali. Secundo, un risque d'amalgame sur fond de vengeance dans les autres localités du pays. Du coup, la réconciliation s'avérera difficile, voire impossible sans la justice tant ignorée par les accords de Ouagadougou. Dans les deux cas, ce sont les autorités françaises qui porteront la lourde et entière responsabilité. Puisque mieux vaut tard que jamais, il est encore grand temps que la France se ressaisisse. Car à l'allure ou vont les choses, il y a de forte chance qu'elle soit à la base d'une guerre civile au nord de notre pays. en ce qui concerne le gouvernement de transition, au lieu de se préoccuper du sort des populations noires massacrées par le MnlA et le HCUA, les autorités de transition ne pensent qu'à placer leur derniers parents et amis au sein de l'appareil d'Etat. Ainsi, le conseil des Ministres est devenu le conseil des nominations, même cela peut paraitre éphémère. tout comme les grandes formations politiques, la société civile et le COREN ont trahi tous les espoirs, eu égard à leur connotation politique. Dans ces conditions, il appartient aux populations noires du nord de prendre leur responsabilité face à l'inertie de l'Etat.

Anta H

 

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