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Quelques observations préliminaires concernant l’assassinat de Mohamed Brahmi

L’Institut international de Tunis pour les études des crises sécuritaires publie sur sa page  Facebook le texte suivant suite au crapuleux assassinat jeudi de l’opposant Mohamed Brahmi.
Quelques observations préliminaires concernant l'assassinat de Mohamed Brahmi et des preuves indiquant le manque de sérieux au sein de l'enquête à propos de l'assassinat de Chokri Belaid

L'affaire Chokri Belaid

Nous constatons d'abord l'absence de stratèges au sein du ministère de l'intérieur capables de répartir les taches entre les différents services s'occupant de l'enquête Belaid et de recouper les différents résultats avec une vision scientifique.

La rivalité malsaine entre les différents services en dépit de l'avancement de l'enquête est visible pour les observateurs.

Des représentants de l'IRVA (Initiative pour la Recherche de la Vérité sur l'Assassinat de Chokri Belaïd) avaient rencontré le ministre de l'intérieur Mr Lotfi Ben Jeddou récemment, ce dernier était accompagné de plusieurs cadres sécuritaires dont Mr Wahid Toujeni le directeur général de la police nationale, les responsables de la police judiciaire Mr Mourad Sbai et Mr Fadhel Malki.

Les représentants de l'IRVA ont confronté les responsables sécuritaires avec une anomalie indiquant un manque de sérieux de la part du ministère de l'intérieur dans l'affaire.

Les enquêteurs avaient noté en premier lieu d'après les dépositions des accusés que ces derniers se réunissaient pendant 20 jours avant l'assassinat de Chokri dans le café de Adel Essellimi au Kram.

Suite à cette information ils ont visité officieusement le café en confisquant le disque dur connecté aux caméras de surveillance, ensuite ils l'ont rapporté au gérant du café en lui confiant que les caméras enregistraient seulement 9 jours puis le contenu s'éffacait automatiquement.

Ceci est contraire à la procédure standard qui impose la saisie officielle et légale du disque dur ainsi que d'éffectuer des tentatives de récupérations et si nécessaire avoir recours à des laboratoires internationaux, dans une procédure normale et sérieuse un disque dur peut rester confisqué pendant des mois.

A la suite d'une alerte lancée à propos de cette anomalie de la part du journaliste Ramzi Bettaibi auprès du ministre de l'intérieur Mr Lotfi Ben Jeddou, les enquêteurs d'ElGorjéni sont retournés sur place et ont saisi à nouveau le disque dur.

Au cours de la rencontre avec l'IRVA les responsables d'ElGorjéni ont prétendu devant le ministre de l'intérieur que la terrasse du café n'était pas couverte par des cameras de surveillance. Au fait, d'après les serveurs du café, les exécuteurs de l'assassinat de Chokri Belaid se réunissaient d'habitude à l'intérieur du café pas dans la terrasse, seulement quelques fois ils se sont accommodés dans la terrasse du café, en plus, la terrasse, depuis sa mise en place est équipée de 3 caméras de surveillance la couvrant entièrement.

Pourquoi donc les responsables d'El-Gorjéni ont menti en présence du ministre de l'intérieur, est ce que le motif est un manque de sérieux et de l'incompétence ou bien une passivité complice ?

Une autre anomalie est que des mois après l'assassinat, les enquêteurs n'ont pas visité la maison que Ahmed Rouissi (planificateur de l'assassinat) louait en banlieue nord de la capitale.

Suite à l'avertissement de l'IRVA à propos de cette anomalie que nous avions identifié auparavant, les enquêteurs ont visité la maison il ya seulement quelques jours.

Nous avions visité la maison que louait Ahmed Rouissi bien avant ca et nous avions récupéré des données et des preuves parmi lesquelles une lettre adréssée à Rouissi.

Nous allons bientot dévoiler les résultats complets de notre enquête.

L'assassinat de Mohamed Brahmi

Aujourd’hui nous nous sommes rendus sur les lieux du crimes à cité Elghazala une heure après l'assassinat de Mohamed Brahmi, nous avons constaté que le long du trajet vers cité ElGhazala le périmètre n'était pas bouclé comme l'imposent les standards sécuritaires, il n'y avait ni policiers dans les croisements et les rond-points ni de traces d'une poursuite ou recherche éventuelle des assassins.

Dans la scène du crime il y avait un cafouillage de différents services du ministère de l'intérieur qui se bousculaient sans savoir qui avait la priorité pour examiner les pièces à conviction.

Les premiers témoins indiquent qu'une grande moto avec deux individus suspects perlustraient les lieux quotidiennement deux semaines avant l'assassinat.

Source

Tunisie Focus

Ses derniers articles: Dimanche , Ban Ki-moon a reçu le rapport des enquêteurs de l’ONU en Syrie  Une météorite tombe  Journée internationale de la démocratie . Bla-bla-bla chez les arabes 

Mohamed

AFP

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