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Oumar Ibrahim Touré, de l’APR: «Aujourd’hui, il faut tout reprendre au Mali»

Oumar IbrahimTouré, candidat de l’Alliance pour la République.

Oumar Ibrahim Touré est le candidat de l'Alliance pour la République (APR). Figure de la classe politique, l'ancien ministre du président Amadou Toumani Touré dit avoir appris des erreurs du passé.

RFI : Vous êtes actuellement à Tombouctou, en pleine campagne électorale. Qu'avez-vous à proposer de nouveau aux Maliens ?

Oumar Ibrahim Touré : Ce que j'ai à leur proposer, c'est le changement et le renouveau car les populations maliennes aspirent à cela. Ce que j'ai également à proposer aux Maliens, c'est de garantir la sécurité dans le pays. Notre pays a connu, ces dernières années, une situation extrêmement difficile avec la rébellion, les populations déplacées et les réfugiés. Je crois que ce sont des questions que nous pensons pouvoir régler.

Si vous êtes élu président de la République, quelle sera votre première décision ?

Ma première décision sera de prendre les dispositions pour que les Maliens se réconcilient avec eux-mêmes pour que nous puissions avoir une réconciliation véritable, car c'est de là que découlera tout le reste.

Tout le monde a fait le constat qu'en réalité nous n'avions pas une armée. Aujourd'hui, il faut tout reprendre. Dès que je serai au pouvoir, la première grande décision que je prendrai sera d'organiser un Forum que j'appellerai « Forum du nord » pour que les Maliens et les Maliennes puissent se parler de façon inclusive. Il faut poser tous les problèmes, les mettre sur la table et que, de façon sincère, nous parlions pour aboutir à une paix véritable.

Vous êtes assez critique avec la classe politique malienne de façon générale. Est-ce que vous-même, vous faites votre autocritique ?

Absolument. Nous pensons que ce qu'il y a eu au Mali est la conséquence de ce consensus que nous avons eu à connaître pendant une dizaine d'années. Au final, il n'y avait plus de débat ; il n'y avait pratiquement plus rien. Toute la classe politique est restée là à regarder et, finalement, le Mali est parti dans le gouffre. Moi aussi, je sais exactement ce que je peux avoir comme part sur cette question car j'ai été membre du gouvernement pendant huit ans.

Aujourd'hui, il faut se dire qu'il s'agit là d'une expérience et qu'en fonction de ce que nous avons vécu, nous pouvons redresser beaucoup de choses. Après avoir fait cela, je suis convaincu de pouvoir apporter des réponses concrètes aux préoccupations des Maliens et des Maliennes. L'engouement et la mobilisation que j'ai vus me permettent d'être convaincu que je serai élu président de la République du Mali.

Par Guillaume Thibault/RFI

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