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Charfi limoge le directeur de Serkadji et promet des poursuites judiciaires

Au centre du détournement de 32 milliards de dinars (3200 milliards de centimes), des comptes de la BNA (entre 2002 et 2005), Achour Abderrahmane, richissime commerçant de Koléa, vient de faire parler de lui. L'entretien qu'il a accordé au journal El Chourouk, à partir de la prison de Serkadji à Alger, où il purge depuis près de sept ans sa peine de 20 de prison ferme, a fait l'effet d'une bombe non seulement au sein de l'opinion publique, mais aussi chez les professionnels du droit. Hier, dans un communiqué rendu public, le ministère de la Justice a annoncé le limogeage du directeur de l'établissement pénitentiaire ainsi que son adjoint, et l'ouverture de trois enquêtes par le parquet d'Alger, le juge d'application des peines et par l'Inspection générale des services pénitentiaires. Selon le ministère, entretenir un détenu dans une prison est une «une violation des lois et des règlements appliqués dans les prisons», et d'indiquer qu'un nouveau directeur a été installé à Serkadji, en attendant de lever le voile sur «les conditions dans lesquelles l'entretien a eu lieu». Le ministère note en outre que par souci de «transparence» dans la gestion des établissements pénitentiaires, il a permis aux médias de «réaliser des reportages à l'intérieur» des prisons. Ainsi, durant les quatre dernières années, 537 autorisations ont été accordées, permettant 1034 visites des représentants de la presse privée et publique, sans qu'il y ait une quelconque «violation» comme cela a été le cas pour celle accordée au journal auteur de l'entretien. «Le communiqué explique que cet organe avait demandé une autorisation pour effectuer un reportage sur la réinsertion des détenus à travers la formation, les activités culturelles et les moyens mis en place par l'Etat pour la prise en charge des prisonniers. Cela prouve que l'entretien (réalisé avec Achour Abderrahmane, ndlr) est sorti totalement du cadre limité par l'autorisation. Cela étant, les enquêtes en cours vont inévitablement déterminer les responsabilités de chacun et auront pour conséquences évidentes des poursuites judiciaires.» A signaler que Achour Abderrahmane s'est exprimé sur son procès et son affaire, en remettant en cause son jugement et sa condamnation par le tribunal de Sidi M'hamed, près la cour d'Alger. Il avait crié son innocence et promis de révéler la vérité à sa sortie de prison, lors d'une conférence de presse qu'il compte animer.  

El Watan

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limogé

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