mis à jour le

Soudan du Sud: consultations pour la formation d'un gouvernement

Le président sud-soudanais, Salva Kiir, menait jeudi des consultations en vue de la formation d'un nouveau gouvernement, deux jours après avoir limogé tout l'exécutif ainsi que son vice-président Riek Machar, grand rival politique.

Dans une série de décrets présidentiels signés mardi soir, Salva Kiir a limogé ses 28 ministres, leurs vice-ministres et prévu de ramener le nombre portefeuilles à 19 dans la future équipe.

Le secrétaire général du parti au pouvoir, le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), Pagan Amum, autre rival politique de M. Kiir, a lui été suspendu et fait l'objet d'une enquête interne du parti pour "mauvaise gestion", "insubordination ouverte" et comportement de nature à saper "l'unité du parti".

"Le président veut avoir le temps de consulter, avant de reformer un gouvernement," a déclaré jeudi à l'AFP Mayen Makol, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, sans pouvoir dire quand le nouvel exécutif serait annoncé. "A notre connaissance, il n'y a pas de date exacte" pour l'annonce, a-t-il ajouté. "Cela peut prendre trois, quatre jours, une semaine."

Un autre responsable des Affaires étrangères, Charles Manyang, a parallèlement démenti que le limogeage de l'exécutif ait été décidé pour des raisons de rivalités politiques comme des observateurs l'ont estimé ces derniers jours.

Il a affirmé que la raison était économique et destiné à renforcer la politique d'austérité économique en cours dans la jeune Nation. L'économie sud-soudanaise a été durement touchée par la suspension durant plus d'un an de la production pétrolière du pays, qui assure 98% de ses ressources.

En accédant à l'indépendance en juillet 2011, le Soudan du Sud a hérité des trois quarts des ressources pétrolières du Soudan d'avant partition.

Mais un conflit avec Khartoum sur la redevance à payer pour emprunter les oléoducs du Nord -- la seule voie à l'export du Sud --, avait poussé Juba à stopper net sa production l'an dernier.

La crise économique qui a suivi a contraint le pays, l'un des plus pauvres au monde, privé des infrastructures les plus basiques, à réduire jusqu'à 40% ses dépenses publiques. Et le président Kiir a récemment annoncé qu'il entendait poursuivre sur cette voie, malgré la reprise de la production pétrolière en avril.

Jeudi, la capitale sud-soudanaise Juba, où la sécurité a été renforcée à la suite du limogeage collectif du gouvernement, restait calme.

AFP

Ses derniers articles: Bousculade meurtrière au Maroc: les familles enterrent les victimes  Guinée: un mort lors de manifestations d'élèves contre la situation dans l'éducation  Niger: saisie de 13 tonnes de médicaments contrefaits en provenance d'Inde 

Soudan

AFP

Salva Kiir: le Soudan est une "source d'armes" utilisées au Soudan du Sud

Salva Kiir: le Soudan est une "source d'armes" utilisées au Soudan du Sud

AFP

Kiir accuse le Soudan d'être une "source d'armes" utilisées dans son pays

Kiir accuse le Soudan d'être une "source d'armes" utilisées dans son pays

AFP

Soudan du Sud: l'ambassadrice américaine

Soudan du Sud: l'ambassadrice américaine

formation

AFP

Libye: une force régulière en formation "pour en finir avec les milices"

Libye: une force régulière en formation "pour en finir avec les milices"

AFP

Sénégal: la NBA ouvre son premier centre de formation en Afrique

Sénégal: la NBA ouvre son premier centre de formation en Afrique

AFP

Libye: le gouvernement dénonce la formation d'une armée "parallèle"

Libye: le gouvernement dénonce la formation d'une armée "parallèle"

gouvernement

AFP

Togo: l'opposition ne cède pas, le gouvernement annule une conférence internationale

Togo: l'opposition ne cède pas, le gouvernement annule une conférence internationale

AFP

Gabon/violences post-électorales: le gouvernement rejette toute autre "enquête internationale" que la CPI

Gabon/violences post-électorales: le gouvernement rejette toute autre "enquête internationale" que la CPI

AFP

Somalie: l'attentat de Mogadiscio met en lumière la fragilité du gouvernement

Somalie: l'attentat de Mogadiscio met en lumière la fragilité du gouvernement