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Abdel Fattah Al-Sissi appelle les égyptiens à descendre dans la rue vendredi

L’Egypte s’apprête à vivre une fin de semaine explosive. L’armée et les Frères musulmans appellent chacun leurs partisans à descendre dans les rues vendredi 26 juillet, avec des mots d’ordre particulièrement directs.
Le chef de l’armée égyptienne et ministre de la défense, le général Abdel Fattah Al-Sissi, a appelé, mercredi 24 juillet, « tous les Egyptiens honnêtes à descendre dans la rue vendredi prochain pour me donner mandat et un ordre pour en finir avec la violence et le terrorisme qui se dessinent « .

« Je vous demande de prouver au monde que vous avez la volonté de barrez la route à la violence et au terrorisme . » . « Rendez-vous vendredi .l’armée et la police protègeront la manifestation »

« ON NE PEUT PAS REVENIR SUR LA FEUILLE DE ROUTE »

Egalement vice-premier ministre dans le nouveau gouvernement, le général Al-Sissi s’est engagé à respecter le processus de transition politique annoncé à la suite de la destitution de Mohamed Morsi.
« Nous avons présenté trois fois à l’ancien président trois analyses stratégiques sur la situation », a-t-il également indiqué, assurant que M. Morsi avait rejeté toute proposition de compromis avec les opposants exigeant sa démission.

« On ne peut pas revenir sur la ‘feuille de route’ » de transition, a-t-il prévenu, se disant « prêt à des élections sous supervision internationale du monde entier ».

Les islamistes rejettent la menace

Quelques heures après, un dirigeant des Frères musulmans, Essam Al-Erian, a rejeté ces « menaces » et a assuré qu’elles ne dissuaderaient pas « des millions de gens de continuer à manifester » pour le retour de Mohamed Morsi à la présidence. « La déclaration de Sissi est un appel à la guerre civile », ont dénoncé les islamistes.
Un haut responsable des Frères musulmans égyptiens a rejeté mercredi les « menaces » du chef de l’armée qui a appelé la population à manifester vendredi pour lui donner un « mandat » afin d’en « finir avec la violence et le terrorisme ». « Vos menaces n’empêcheront pas des millions de gens de continuer à manifester » pour le retour du président Mohamed Morsi, renversé par l’armée début juillet après des manifestations de masse appelant à son départ, a déclaré sur Facebook Essam el-Erian, un des dirigeants de la confrérie islamiste.

Situation explosive
Ces déclarations interviennent dans un contexte de montée des violences dans l’ensemble du pays. Un soldat a été tué mercredi par des hommes armés dans le Sinaï, région frontalière d’Israël et de la bande de Gaza, ont annoncé des sources de sécurité. Dans la nuit de mardi à mercredi, un policier a également été tué et 28 autres personnes blessées dans l’explosion d’un engin dans le gouvernorat de Dakahlia, dans le delta du Nil.

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