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PDS/METBA : Appel à la mobilisation pour la marche-meeting du 28 juillet 2013

Dans la déclaration ci-après, le Parti pour la démocratie et le socialisme/Parti des bâtisseurs (PDS/METBA) appelle ses militants et sympathisants, ainsi que tout le peuple burkinabè, à sortir massivement le 28 juillet prochain, pour prendre part à une marche-meeting. Initiée par les partis d'opposition réunie au sein du Chef de file de l'opposition politique (CFOP), cette marche-meeting s'annonce être celle d'un « non » renouvelé après celui du 29 juin dernier, au Sénat.

Camarades Militantes et Militants du Parti pour la Démocratie et le Socialisme/Parti des Bâtisseurs (PDS/METBA) !

Notre parti a déjà clairement exprimé sa position sur la décision de mise en place du Sénat voulu par le pouvoir de la quatrième république. C'est pourquoi le parti s'est depuis lors engagé avec l'ensemble des partis politiques de l'Opposition inscrits au Chef de File de l'Opposition Politique au Burkina Faso (CFOP-BF) dans diverses actions pour dire non à la mise place d'un Sénat !

Le PDS/Metba se réjouit et salue la grande mobilisation des différentes couches de notre société autour de cette clairvoyante et responsable prise de position de l'Opposition politique Burkinabè.

En rappel, le cadre même qui a consacré la mise en place d'un Sénat, c'est-à-dire le Conseil Consultatif pour les Réformes Politiques (CCRP) était illégitime. En effet, le pouvoir avait choisi « ses opposants ». Il en a été de même pour la société civile où le pouvoir a copté des associations acquises à sa cause à quelques exceptions près pour avaliser sa forfaiture. Cette forme d'usurpation témoigne à souhait le caractère illégitime même d'un Sénat. En quelques mots, le CCRP ne représentait pas véritablement les différentes composantes des sociétés politique et civile de notre pays. C'est en cela qu'il a été illégitime. La majorité présidentielle en légalisant cette imposture a commis une grave faute politique.

La Constitution Burkinabè du 02 Juin 1991 a connu de nombreuses remises en cause en sa disposition relative à la limitation du nombre de mandats présidentiels par le régime de la quatrième république pour satisfaire les intérêts d'une seule personne :Blaise COMPAORE. Ces différentes remises en cause de notre Constitution à des fins personnelles et égoïstes au détriment de la volonté du peuple ont fait de notre Constitution un document manipulable à souhait. Alors qu'elle mérite respect et protection. Toute chose que Blaise COMPAORE semble avoir oublié, et ce en contradiction, avec son serment d'investiture.

La mise en place d'un Sénat, de notre point de vue, n'est pas une priorité pour le Burkina Faso au regard de sa situation actuelle de paupérisation croissante de notre peuple. Le rang qu'occupe notre pays au récent classement selon l'Indice du Développement Humain (IDH) du PNUD, 183ème sur 187 pays, en est une parfaite illustration, malgré notre stabilité politique qui, en réalité n'est rien d'autre qu'un immobilisme. Comme quoi, il y a d'autres priorités, d'autres urgences comme la cherté de la vie, la baisse continue du pouvoir d'achat des populations, l'accroissement de l'insécurité, la déliquescence du système scolaire et universitaire pour lesquelles il faut consacrer beaucoup plus de moyens. Que ceux qui sont soucieux de la qualité des lois qu'apporterait le Sénat disent à leurs députés de cesser d'applaudir systématiquement les ministres à l'Assemblée Nationale et qu'ils y écoutent mieux l'opposition.

Le PDS/Metba voudrait ici réaffirmer son attachement à l'esprit et à la lettre de la Constitution du 02 Juin 1991 qui a fait l'objet d'un consensus national. Ce consensus est aujourd'hui le socle de la paix et de la cohésion sociale. Il ne saurait en aucun cas être remis en cause par une quelconque majorité, majorité susceptible d'engendrer une fracture sociale qui pourrait remettre en cause la paix si chère à notre peuple.

C'est fort de tout cela que le Parti pour la Démocratie et le Socialisme / Parti des Bâtisseurs (PDS/Metba) réaffirme son refus catégorique à la mise en place d'une deuxième chambre au Burkina Faso. A ce titre, il informe donc les populations des villes et des campagnes que l'opposition politique réunie autour du Chef de File de l'Opposition Politique au Burkina (CFOP-BF) organise une grande marche-meeting de protestation contre la mise en place d'un Sénat, la vie chère et pour le respect des principes démocratiques sur toute l'étendue du territoire national le Dimanche 28 juillet 2013. A Ouagadougou, la manifestation commencera à 08 heures à la place de la Nation.

Il lance un vibrant appel à tous ses militants et sympathisants sur toute l'étendue du territoire national, aux femmes, aux jeunes, aux élèves et étudiants et à tous les citoyens épris de justice, de paix et de démocratie à se mobiliser et à sortir massivement le Dimanche 28 Juillet 2013 pour dire non à la mise en place d'un Sénat inopportun, impopulaire et trop cher pour notre pays. Nous rendons le pouvoir totalement responsable des éventuels troubles à la paix sociale consécutive à un passage en force dans l'adoption d'un Sénat ; à une révision de l'article 37 de la Constitution pour ouvrir la voie à une présidence à vie ; à un éventuel recours à une cinquième république qui ouvrirait aussi cette même voie suicidaire.

Ensemble, disons non ! Non et non au Sénat et aux dérives monarchiques du pouvoir de la quatrième République en contradiction totale avec l'esprit et la lettre de notre loi fondamentale !

Ouagadougou, le 23 Juillet 2013

Pour le Bureau Exécutif National, Le Président

Hama Arba DIALLO

Le Faso

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