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Des pro-Morsi près de l'université du Caire, 24 juillet 2013 / AFP
Des pro-Morsi près de l'université du Caire, 24 juillet 2013 / AFP

L'Egypte se prépare à une fin de semaine explosive

Al-Sissi, tombeur de Morsi, dit vouloir en finir avec «le terrorisme», les Frères musulmans crient à la provocation.

L’Egypte n’est pas seulement dans une impasse. Elle est au bord du goufre depuis la destitution du président Mohamed Morsi, le 3 juillet dernier, par les militaires.

Depuis cette date, le pays connaît une flambée de violences. Les partisans du président déchu se mobilisent dans la rue, pour faire plier le gouvernement de transition mis en place et obtenir le rétablissement au pouvoir de Mohamed Morsi.

Les affrontements entre pro et anti-Morsi, depuis la fin du mois de juin, ont provoqué la mort de près de 170 personnes. Ce 24 juillet, une bombe à explosé dans le commissariat de Mansoura, au nord du Caire.

Menaces

Tout de suite après cet incident, qui a fait un mort, le chef de l'armée égyptienne, le général Abdel Fattah al-Sissi, a appelé la population à manifester massivement vendredi pour lui donner «mandat d'en finir avec le terrorisme», intensifiant l'épreuve de force avec les islamistes mobilisés en faveur du président destitué Mohamed Morsi.

Un dirigeant des Frères musulmans, Essam el-Erian, a aussitôt rejeté les «menaces» du général Sissi, et a assuré qu'elles ne dissuaderaient pas «des millions de gens de continuer à manifester» pour le rétablissement de Mohamed Morsi.

Le Qatar, pour sa part (principal soutien des Frères musulmans), par la voix de son ministère des Affaires étrangères, a estimé qu’une sortie de crise passe par «un règlement politique, fondé sur le dialogue dans le cadre de l'unité nationale».

«Cela ne peut se faire en l'absence de l'une des parties et le maintien en détention de ses dirigeants», a ajouté le Qatar, en référence à Mohamed Morsi, au secret depuis le 3 juillet ainsi que plusieurs de ses proches collaborateurs. 

Provocations

Dans ce contexte, les propos du général al-Sissi appelant à en finir avec «le terrorisme» résonnent comme une provocation. En tout cas, ce ne sont pas des propos qui en mesure de contribuer à un quelconque apaisement.

De plus, le mot terrorisme a un sens. On peut reprocher ce que l’on voudra aux Frères musulmans, on pourra toujours mentionner l’amateurisme et la présidence un peu sectaire de Mohamed Morsi. Mais il n’est pas sûr que cela soit suffisant pour qualifier des Frères musulmans de terroristes.

R.M. avec AFP

 

R.M. avec AFP

R.M. avec AFP

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