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Adama Ouédraogo, secrétaire général de UNDD Koudougou : « Sénat ou pas, le quotidien du Burkinabè ne changera pas demain »

Actualité oblige au Faso ! La question du Sénat divise la classe politique burkinabè. A ce sujet nous avons approché le Secrétaire général de l'Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD), Adama Ouédraogo pour recueillir l'avis de son parti.

A l'issue des élections couplées du 02 décembre 2012, le parti d'Hermann Yaméogo occupe le deuxième rang dans la cité du Cavalier rouge, avec 24 conseillers. Et Adama Ouédraogo en est le président du groupe municipal UNDD à Koudougou. Il faut rappeler que dans le cadre des réformes politiques et institutionnelles, le parti de la « Panthère » a bel et bien pris part aux travaux du Conseil consultatif sur les réformes politiques (CCRP). De ce fait, la « Panthère » avait approuvé certaines propositions dont celle portant création du Sénat. Selon lui, c'est d'ailleurs son parti qui a proposé la création du Sénat qui a fait l'objet de consensus des partis qui ont pris part audit CCRP. Ce qui a permis de modifier la Constitution afin de respecter les conclusions des travaux du CCRP.

En effet, depuis l'adoption de la loi portant organisation et fonctionnent de cette deuxième chambre parlementaire, certains partis de l'opposition n'ont cessé de crier leur opposition contre sa mise en ½uvre. Voici ce qu'en pense Adama Ouédraogo : « ça nous fait mal de voir certains partis politiques faire un volte-face pour dire non au Sénat », a-t-il martelé. Sans donner de nom, Adama Ouédraogo s'indigne contre les partis qui, dès le départ ont accueilli favorablement la création du Sénat, mais se trouvant aujourd'hui hors de l'équipe gouvernementale, s'opposent à son effectivité. Pour lui, « cette attitude n'est pas digne d'un parti responsable qui prétend conquérir le pouvoir d'Etat ». En tout cas, dira-t-il, « nous, à l'UNDD, nous assumons notre responsabilité quant à la mise en place du Sénat ». Parce qu'il pense que le Sénat « est une opportunité que le peuple devrait saisir dans la mesure où il s'agit d'une nouvelle institution qu'il faut expérimenter et en faire un modèle ».

C'est pourquoi, face à la marche de l'opposition du 29 juin contre la mise en place du Sénat organisée par le Chef de file de l'opposition politique (CFOP) dans tout le pays, il réagit que : « cette partie de l'opposition qui manifeste a raté un rendez-vous avec l'histoire à l'occasion de l'invite du président du Faso pour les réformes institutionnelles ». Si son parti y a pris part, c'est parce « ces réformes entraient en droite ligne avec la vision de leur parti qui avait depuis un certain temps demandé une refondation à travers l'élaboration d'un document comprenant des propositions concrètes et claires ». C'est pourquoi, explique-t-il, « les raisons du refus des autres partis sont à rechercher dans leur incapacité qu'ils avaient à proposer quelque chose de concrète au CCRP ». Il conclut que « ces partis politiques sont responsables du mal que nous vivons aujourd'hui » parce que dit-il, « s'ils étaient là au CCRP, le cas du Sénat aurait été un point non consensuel ».

En outre, il trouve que la marche de l'opposition du 28 juillet prochain, jour des élections sénatoriales est une « provocation ». Et face à une telle situation si toutefois l'autorité refuserait de donner son aval à cette marche, il y aura désobéissance. Dans tous les cas, « cela n'empêchera pas les votes à Koudougou », à l'en croire. Et de lancer un appel à l'esprit patriotique des jeunes afin d'éviter tout débordement qui pourrait engendrer des casses. A l'entendre, un Etat d'exception serait encore plus coûteux au peuple que la mise en place du Sénat dont l'argument le plus brandi est son aspect budgétivore.

Par ailleurs, il a déploré l'attitude de ceux qui, à l'époque, pensaient que l'UNDD était allée au CCRP pour aider le parti majoritaire à modifier l'article 37. Au contraire, il trouve que la participation a été une chance pour la non-modification du fameux article 37. « L'UNDD par sa participation a pu empêcher la majorité de revenir sur les propositions non consensuelles », confie-t-il.

Aller vers une 5ème République

A en croire Adama Ouédraogo, cela fait six fois que la Constitution a été modifiée. Mais elle reste toujours confrontée à des contestations malgré que les dispositions soient prévues dans ladite loi fondamentale. Pourtant elle doit être la seule référence que d'ailleurs tout le monde doit respecter. Pour lui, si toutefois, l'actuelle Constitution ne répond plus aux attentes du peuple, il y a nécessité d'aller vers une 5ème République. L'UNDD estime que le peuple a déjà été instrumentalisé par rapport au Sénat sans savoir réellement ce qu'est véritablement le Sénat. Cependant, une sensibilisation est nécessaire afin de mieux expliquer l'importance de l'institution dans notre démocratie.

Car l'impression que les uns et les autres ont donnée, fait du Sénat un appareil budgétivore comme s'il y a de l'argent posé quelque part et alors on décide de prendre cet argent pour créer le Sénat au lieu de construire des écoles... Non, il s'agit des partenaires qui financent la création de nos institutions pour le renforcement de la démocratie. Si nous refusons le Sénat ces partenaires ne vont pas nous donner leur argent pour construire des écoles. En tout cas, l'un dans l'autre le quotidien du burkinabé ne va pas s'améliorer. La mise en place du Sénat pourrait être une opportunité d'emplois pour les jeunes selon le président du groupe municipal UNDD. Car, le Sénat à l'image de l'Assemblée nationale va recruter des travailleurs pour le fonctionnement notamment des agents de bureaux, des secrétaires, des chauffeurs... Pour clore ses propos, il demande à tous les Burkinabè le respect de la Constitution car c'est à ce seul prix qu'on pourra instaurer une véritable démocratie gage d'une cohésion sociale pour une paix durable.

Zanga Souleymane DAO [email protected]

L'Express du Faso

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