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Zimbabwe: la commission électorale s'estime prête pour le scrutin

La commission électorale du Zimbabwe (ZEC) a assuré mardi être "prête" pour les élections législatives et présidentielle du 31 juillet, balayant les nombreuses craintes de fraudes et le manque de moyens ou de préparation apparu lors du vote anticipé des forces de sécurité.

"Les élections seront crédibles, libres et justes. Nous sommes prêts pour les élections", a assuré la vice-présidente de la commission, Joyce Kazembe, aux observateurs étrangers, qui sont exclusivement africains à la demande du président Robert Mugabe.

Doyen des chefs d'Etat du continent, ce dernier brigue à 89 ans un nouveau mandat à la tête de son pays qu'il a conduit à l'indépendance en 1980 avant de le mener à la ruine et au bord de la guerre civile au cours de la première décennie du siècle.

Quelque 6,4 millions d'électeurs sont appelés aux urnes mercredi de la semaine prochaine pour départager M. Mugabe et son rival Morgan Tsvangirai, candidat pour la troisième fois et Premier ministre de cohabitation depuis 2009.

Mme Kazembe s'est expliquée à propos du vote anticipé réservé aux forces de sécurité, la semaine dernière, qui s'est avéré chaotique en raison d'un manque de bulletins, d'encre, de l'ouverture tardive des bureaux, etc.

Sur 63.268 inscrits, seuls 37.108 ont voté dans les faits, a-t-elle dit. "Sur le budget demandé, nous avons perçu 58 millions de dollars", soit environ moitié moins que prévu (132 millions), a-t-elle ajouté, pour sa défense.

Concernant la question des registres électoraux, clos seulement depuis deux semaines, "le bureau du registre électoral travaille sans relâche pour imprimer les listes d'électeurs à temps", a assuré Mme Kazembe.

En juin, l'organisation non gouvernementale Research and Advocacy Unit a affirmé qu'un million d'inscrits étaient morts ou à l'étranger. Environ 63 circonscriptions avaient plus d'inscrits que d'habitants et deux millions d'électeurs potentiels, âgés de moins de 30 ans, n'ont pas été inscrits.

Environ 600 observateurs étrangers se sont accrédités pour ces élections, issus de l'Union africaine, de la communauté d'Afrique australe (SADC) et d'Afrique centrale (COMAC), et 6.000 observateurs locaux.

Le Zimbabwe n'a pas autorisé de mission européenne ou américaine en raison des sanctions en vigueur contre le président Mugabe et d'autres dirigeants accusés d'atteintes aux droits de l'homme.

Toutes les ambassades étrangères auront cependant le droit d'avoir cinq diplomates sur le terrain.

 

AFP

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