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La facture toujours en hausse

De janvier à juin 2013, le nombre de voitures importées est passé de 295 113 à 323 321. Malgré toutes les mesures prises par les pouvoirs publics pour contenir le flux croissant de véhicules qui passe par les ports chaque année, la facture des importations de véhicules reste en constante augmentation. Selon le Centre national de l'informatique et des statistiques des Douanes (CNIS), durant le premier semestre 2013, les importations de véhicules ont augmenté de 17,38% par rapport à la même période de 2012 confirmant ainsi une tendance haussière entamée depuis trois ans. En volume, c'est une hausse de 9,56% qui a été constatée durant la même période, selon les Douanes nationales citées par l'APS. Les importations algériennes de véhicules ont ainsi atteint 324,63 milliards de dinars, soit environ 4,3 milliards de dollars, durant le premier semestre 2013 contre 276,55 milliards de dinars à la même période en 2012, en hausse de 17,38%. De janvier à juin 2013, le nombre de voitures importées est passé de 295 113 à 323 321 véhicules, selon le CNIS. Si le gel du crédit à la consommation avait fait perdre entre 25 et 30% de parts de marché aux concessionnaires installés en Algérie, la baisse du rythme des affaires n'a pas été de longue durée. Un redéploiement a été en effet opéré assez vite par les constructeurs installés en Algérie sur le leasing et autres offres et promotions. L'introduction de la taxe sur les véhicules neufs a également quelque peu perturbé le marché, mais a fini par être intégrée dans les prix sans que cela se répercute à long terme sur le rythme de vente de véhicules. Il faut dire que toutes ces mesures «dissuasives» ont été appliquées juste avant la décision d'augmentation des salaires des fonctionnaires qui ont, en plus, bénéficié d'un apport d'argent important débloqué avec effet rétroactif. Des apports qui ont aidé les ménages à acquérir des voitures. L'analyse du marché des voitures ne peut cependant se faire sans évoquer une frange importante d'acheteurs qui activent dans le marché informel et qui obtiennent des gains importants recyclés dans l'achat de voitures. Le business de la revente de véhicules neufs dans l'informel profite également à un réseau de revendeurs qui les acquièrent pour les revendre en seconde main. Une activité, en expansion depuis quelque temps, qui crée de la spéculation et de la demande sur les véhicules importés. En 2012, l'Algérie a importé 568 610 véhicules pour une valeur de 514,43 milliards de dinars contre 390 140 véhicules en 2011 (354,16 milliards de dinars). Il est à noter que les voitures de marques françaises dominent le marché et arrivent  toujours en tête des achats à l'international de l'Algérie, suivie du réseau Sovac qui regroupe plusieurs constructeurs, essentiellement allemands. Durant ce semestre, le groupe PSA (Renault) devance son compatriote Peugeot en se classant en tête avec 68 362 unités contre 63 269 véhicules à la même période en 2012 (+8,05%). Le japonais Toyota devance le sud-coréen Hyundai. Peugeot occupe la seconde place avec 51 297 véhicules contre 28 430 unités durant la même période de comparaison, en hausse de 80,43%, suivi du groupe Sovac Algérie avec 28 465 unités (+17,07%). La marque japonaise Toyota a devancé également le sud-coréen, Hyundai Motors, durant ce semestre, pour se classer en 4e position avec 21 339 véhicules (+7,41%), suivie de Hyundai qui a vendu 20 407 voitures durant les six premiers mois de 2013, contre 23 497 voitures durant la même période de 2012, reculant de 13,15%.   

El Watan

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