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FOOTBALL : SOULEYMANE DIAWARA (OLYMPIQUE DE MARSEILLE) «Je ne rends pas les armes»

Intermittent lors de l'exercice écoulé, le défenseur sénégalais ambitionne de retrouver une place de titulaire, cette saison. Il a repris très tôt le service, histoire d'être très vite dans le coup.

Arrivé à l'Om en 2009, Souleymane Diawara va tout mettre en ½uvre pour regagner sa place. D'autant qu'il a retrouvé l'intégralité de ses moyens physiques. Il a déboulé dans les allées de La Commanderie baignées de soleil tel un rappeur américain. Casquette à l'envers, lunettes noires, une balle accrochée à sa chaîne qui pendait sur un débardeur noir cintré. Non, Diawara n'était pas venu pour tourner un clip de hip-hop. Du haut de ses 34 ans, le doyen de l'effectif de l'Om connaît la musique et assène ses punchlines, le sourire aux lèvres, mais avec conviction. Pas besoin de qui que ce soit pour lui souffler ses répliques. «Souley» s'amuse de tout, même s'il grimace en repensant à la préparation vécue l'an passé, à Crans-Montana, où il avait travaillé d'arrache-pied pour rééduquer son genou blessé quatre mois plus tôt. «J'en avais bavé. Jérôme Palestri (kiné de l'Om, ndlr) ne m'avait pas lâché. Mais ça m'avait fait du bien. Si je suis mieux physiquement que l'année dernière, c'est peut-être grâce au travail effectué avec «Djé» en Suisse». Il a vécu différemment le nouveau stage en Valais, cette année, où il a participé activement à la vie du groupe. «On a bien rigolé mais surtout, on a bien travaillé. Le meilleur au Perudo ? C'était moi. Après, il y a Ben Cheyrou. Les plus nuls sont Gignac et Valbuena. Rod (Fanni) aussi». Souvent remplaçant lors de la moitié de saison, Diawara veut prouver que les dés ne sont pas jetés.

Où en êtes-vous physiquement ?

Je me sens très bien, surtout par rapport à la saison dernière où j'ai connu des hauts et des bas. J'ai voulu reprendre trop tôt. J'ai profité des vacances pour bien me préparer et être opérationnel dès la reprise. J'ai suivi le programme. J'ai beaucoup joué au foot ou au futsal.

Avec le recul, regrettez-vous d'avoir repris trop tôt ?

Non. Je ne vis pas avec les regrets. C'est moi qui ai voulu reprendre si tôt. J'ai voulu serrer les dents. Je ressentais des douleurs, mais j'ai insisté car, la compétition me manquait. Mais comme je n'étais pas à 100 %, mes performances n'étaient pas bonnes. Et l'entraîneur a décidé de me sortir de l'équipe.

Vous avez quitté le onze de départ pendant l'hiver. Comment avez-vous vécu cette période où vous avez peu joué ?

En tant que compétiteur, je n'aime pas être remplaçant. Mais, tu ne peux en vouloir à personne. L'entraîneur a pris une bonne décision car, on a enchaîné les victoires, Lucas (Mendes) a été excellent. Que voulez-vous que je dise ? J'ai continué à travailler pour être opérationnel, le jour où le coach aurait besoin de moi. Je n'étais ni énervé, ni dégoûté. Il n'y avait pas de quoi l'être.

Avez-vous évoqué votre situation avec Élie Baup ?

On a beaucoup parlé. On a de bonnes relations. Je ne suis pas un mec à rester dans mon coin ou à faire la gueule, parce que je suis remplaçant. Au contraire, si je pouvais conseiller Lucas, Nico (Nkoulou) ou un autre, je le faisais avec grand plaisir. Je n'étais pas dans l'optique de bouder. Quand tu traverses une période comme celle que j'ai vécue, tu ne peux pas faire la gueule pour des conneries.

Dans quel état d'esprit attaquez-vous la nouvelle saison ?

J'espère jouer plus. Mon objectif est de disputer un maximum de matches. Mais, la décision appartient au coach.

Vous ne rendez pas les armes...

Jamais. Il ne faut pas rendre les armes. J'ai la santé et la capacité de jouer à fond pendant plusieurs années. Je vais tout mettre en ½uvre pour gagner une place de titulaire.

Votre blessure au genou est-elle définitivement derrière vous ?

C'est de l'histoire ancienne. J'ai fait les tests avec le préparateur physique, Christophe Manouvrier. Il m'a dit que j'étais bien, que ce que je réalisais était super. Pendant les matches amicaux, on porte les GPS et tout s'est bien passé. Il n'y a qu'au rugby où Rod Fanni, sur un placage, m'a fait mal à la cheville (rire) ! Sinon, tous les clignotants sont au vert !

Vous attendez-vous à une saison plus compliquée que la précédente ?

Elle va être plus dure, c'est sûr. Monaco a recruté des attaquants de classe mondiale pour 150 M¤. Mais on va se battre, on ne va rien lâcher. L'an dernier, personne ne nous voyait sur le podium. Avec nos recrues, on va être beaucoup plus attendus. On va se battre pour finir sur le podium. Et après, pourquoi ne pas réussir un truc de fou ? Comme finir champion.

Le titre, vous y croyez vraiment ?

J'y crois. On n'a pas de grands noms, mais avec l'état d'esprit et l'envie affichés l'an dernier, on peut renverser des montagnes. Si on conserve la même attitude, avec l'apport des recrues, on peut faire quelque chose.

Comment voyez-vous votre avenir ?

Pour l'instant, je suis à Marseille et j'y suis bien. Je suis à 100 % marseillais. Il n'y a pas de doute. Je n'ai reçu aucune offre. J'ai entendu parler de Lille. Je n'étais même pas au courant !


Rewmi

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