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Autant le dire… : Et si tous les pouvoirs en faisaient autant ? !!!

Vendredi, il était à Bobo où il est allé constater l'avancement des travaux du barrage de Samendéni. Quelque deux mois après qu'il ait quitté les lieux, et ce malgré les rapports mensuels qu'il a exigé de ses collaborateurs et de la maitrise d'ouvrage du barrage.

Après Samendéni, il s'est rendu dans une entreprise industrielle de transformation de noix d'acajou pour encourager les promoteurs parce que, non seulement ils créent de l'emploi (contribuant ainsi à la lutte contre la pauvreté), mais encore, ils procurent des impôts et des taxes au Budget de l'Etat. Puis il s'est rendu au secteur 21 de Bobo où l'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) est en train de construire un château d'eau en vue d'alimenter les habitants de ce grand secteur en eau potable. En se rendant sur ce chantier, c'est pour effectivement se rendre compte de ce que les entreprises adjudicataires des marchés font correctement leur travail. Après Bobo-Dioulasso, il s'est rendu à Banfora pour exactement les mêmes objectifs : vérifier et s'assurer que chacun fait correctement le travail qui est le sien sur le terrain.

Avant Bobo-Dioulasso, il a fait de même à Dori où se dérouleront les festivités de la prochaine fête de l'indépendance. A Dori, lors de sa première visite, il n'était pas du tout satisfait du rythme général d'avancement des travaux. Il y avait donné des instructions fermes et lors de son second passage, les choses avaient changé.

Banfora, Fada N'Gourma, Dédougou, Kaya, Gaoua, il a sillonné toutes ces régions pour toucher du doigt les réalités de l'administration, mais également de quelques investisseurs privés et promis d'y apporter des réponses ou de les aider. Luc Adolphe Tiao, le Premier ministre, autant le dire, fait ce qu'il peut conformément à sa mission qui est d'assurer la coordination de l'action gouvernementale dans la mise en ½uvre du programme politique de son patron de président du Faso. Disons-le encore. Et si tous les pouvoirs faisaient autant du moment où, de plus en plus, ces pouvoirs demandent et exigent fortement leur indépendance ? A cet effet, que la justice (le pouvoir judiciaire) travaille à rassurer les Burkinabé de son indépendance, mais surtout de sa capacité à rendre la justice pour tous, efficacement et diligemment. Ce qui, à n'en pas douter, évitera les expéditions extrajudiciaires ou la justice par soi-même, etc. Ainsi, l'incivisme, le sentiment d'impunité et la propension à croire que chacun peut faire ce qu'il veut quand il veut pourront être un jour de mauvais souvenirs. La justice, faut-il le dire, est au centre de toutes les préoccupations, car elle doit permettre aux plus faibles, aux plus petits et aux plus pauvres de bénéficier des mêmes droits et des mêmes devoirs que les plus forts, ou les plus grands, ou encore les plus riches. Autrement dit, la justice devrait être la même pour tous. Et c'est bien ce qu'on attend aujourd'hui de l'appareil judiciaire et des acteurs de la justice.

D'autre part, le pouvoir législatif est très attendu. Car, s'il doit contrôler l'action du gouvernement, cela suppose que ce dernier (pouvoir exécutif) fait effectivement quelque chose sur le terrain. S'il doit voter des lois, celles-ci doivent être en conformité avec les aspirations et les préoccupations des Burkinabé. Si le pouvoir législatif doit consentir l'impôt, celui-ci ne doit pas être en déphasage avec les réalités burkinabé. Que ce soit auprès des fonctionnaires, des agents du secteur informel ou du privé, l'impôt, comme on dit, ne doit pas tuer l'impôt. Subsidiairement, le pouvoir non consacré officiellement, qui est appelé à tort ou à raison le quatrième et se trouve être la presse, doit lui aussi jouer son rôle de chien de garde, de force de critiques et de propositions concrètes. Si tout se fait comme il se doit, en principe, personne ne devrait se plaindre. Malheureusement...

Dabaoué Audrianne KANI

L'Express du Faso

Le Faso

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