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Meeting CCVC à Bobo-Dioulasso : « Le pouvoir Compaoré a décidé de tuer Bobo-Dioulasso », dixit Gustave Somda

Satisfaisant pour les organisateurs, le meeting de la Coalition contre la vie chère a été pour le moins mitigé à Bobo-Dioulasso. A majorité jeune, les participants au meeting ont fait le tour des maux qui minent le Burkina Faso selon eux. C'était, le samedi 20 juillet 2013 à la bourse du travail.

Difficile d'évaluer la mobilisation lors du meeting de la Coalition contre la vie chère à Bobo-Dioulasso. En ces temps de grande mobilisation entre partisans et opposants à la mise en place d'un sénat au Burkina Faso, les militants et sympathisants de la CCVC n'impressionnaient pas par leur nombre. Qu'à cela ne tienne, leurs responsables se sont succédé au parloir pour dénoncer la vie chère.

Premier des intervenants, Boureima Kantagba, le représentant des travailleurs de la zone industrielle de Bobo-Dioulasso a fustigé le pouvoir de la quatrième république. Selon, lui, le régime de Blaise Compaoré a décidé de tuer Bobo à travers la zone industrielle.

Sinon, comment comprendre selon lui, que des usines de transformation des fruits et légumess ferment leurs portes à Bobo, centre par excellence de la production fruitière et légumière du Burkina, pour les rouvrir ailleurs. En plus de la volonté du pouvoir actuel d'asphyxier Bobo, la zone industrielle de la ville souffrirait des conséquences des plans d'ajustement structurel (PAS) depuis 1994 selon lui.

Après son allocution, c'est Boureima Ouedraogo, le président de l'Association nationale des élèves et étudiants du Burkina Faso/ Section Bobo, qui s'est exprimé contre la politique éducative du président Blaise Compaoré : « Sureffectif dans les classes et amphis, absence d'enseignants, incapacité de l'Etat a donner de meilleures conditions de vie et d'étude aux apprenants, application barbare du système LMD... » Sont des conséquences de la politique éducative du président Blaise Compaoré selon lui.

Problème dans l'éducation, mais aussi dans la santé. Gustave Somé du Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (Syntsha) a laissé entendre que l'hôpital Souro Sanou (CHUSS) est devenu un mouroir. « On ne vient plus pour se soigner à l'hôpital Souro Sanou, mais bien pour y mourir ». Absence de scanner, bloc opératoire en panne depuis deux mois, insuffisance de spécialiste, frais d'évacuation sanitaire entièrement à la charge des malades... sont entre autres des réalités qui ont transformé l'hôpital Souro Sanou en mouroir selon lui.

Après le Syntsha, c'est le mouvement citoyen qui appelait à la mobilisation. Son président Salia Sanou pense qu'il est temps que l'autorité se mette du côté des populations. Au lieu de protéger les maires voleurs de parcelles.

A la question, pourquoi un meeting au lieu d'une marche-meeting comme initialement prévu ? Karimou Bicaba, Secrétaire général adjoint de la CGTB a laissé entendre que le meeting est tout aussi valable qu'une marche meeting « L'essentiel est de faire passer le message »

Ousséni BANCE

Lefaso.net

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