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Rencontre débat sur le nouveau code de la presse: La dépénalisation divise les acteurs

La convention des jeunes reporters du Sénégal a convié tous les acteurs interpellés par le nouveau code de la presse à un panel ce samedi 20 juillet 2013. La rencontre a vu la participation du président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar, du juge Pape Amadou Sow entre autres. Ces derniers étaient les panélistes. Les différentes interventions ont été axées notamment sur la dépénalisation des délits de presse et le manque de modèle économique des entreprises de presse.

Tour à tour, les panélistes ont pris la parole pour donner leur point de vue sur le nouveau code de la presse. Pour le président du groupe parlementaire de Benno Book Yakaar, le texte est bon car il améliore le cadre juridique et l'environnement de la presse. « On ne peut pas parler de démocratie sans une presse libre » dira t-il. Pour rassurer certains qui affirment que le blocage pour l'adoption du nouveau code se situe au niveau de l'assemblée, l'élu du peuple affirme que les députés vont bientôt se saisir du dossier. « Si cela n'a pas été fait jusqu'à présent c'est parce que le texte n'est pas encore parvenu aux députés. » Toutefois, le parlementaire a soulevé la problématique de la dépénalisation des délits de presse. Pour Moustapha Diakhaté, les privilèges de juridiction posent problème car tous les citoyens sont égaux devant la loi. Et à Moustapha Diakhaté de poursuivre «les journalistes ont des revendications dangereuses. Les sanctions pécuniaires sont dangereuses car la plupart des entreprises de presse sont en difficulté. » Pour les aider, le député propose que la presse publique soit prise en charge par le contribuable et qu'une part du budget de communication de l'Etat soit allouée aux entreprises de la presse privée. Enfin, Moustapha Diakhaté dit souhaiter que des structures comme la CNRA soient autonomes vis à vis des autorités étatiques pour leur permettre de faire leur travaille en toute indépendance.

Emboitant le pas du député, le juge Pape Amadou Sow pense que la dépénalisation des délits de presse ne veut rien dire. Les journalistes ont fait cette proposition car ils ont peur de la prison à en croire le magistrat qui affirme que les délits les plus fréquents sont la diffamation, la diffusion de fausses nouvelles, l'offense au chef de l'Etat. « Le fait de croire que les amendes vont sauver la presse est une erreur » dixit Pape Amadou Sow. Selon lui, le meilleur moyen de tuer une entreprise de presse au Sénégal est de lui infliger une sanction pécuniaire. De l'avis du juge, c'est le code de procédure pénale qui doit être changé notamment en ce qui concerne le délit de diffamation. Car le délai imparti au journaliste pour apporter ses preuves est de 10 jours. Passé ce délai, la sanction est immédiate.
Mamadou Ibra Kane, propriétaire du quotidien Stade, a lui axé son intervention sur le manque de model économique des entreprises de presse. « Avant on parlait pas d'entreprises de presse mais d'organes de presse. Mais avec le nouveau code la presse, cette donne va changer. Ce qui va aussi changer avec ce nouveau code c'est le mode de dotation de la carte de presse. Plusieurs facteurs vont être pris en compte » a-t-il affirmé. Pour Mamadou Ibra Kane, les entreprises de presse doivent être solvables pour faire face aux dépenses auxquelles elles sont confrontées. Revenant sur la dépénalisation des délits de presse, il dira qu'il s'agit d'éviter les sanctions privatives de liberté. Ces derniers vont être remplacés par des sanctions pécuniaires. Mais ces dernières vont être plafonnées. Pour sa part, le journaliste risque de voir sa carte lui être retirée temporairement ou mémé définitivement.

Rewmi.com/ O.N

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