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Cour de la CEDEAO Karim Wade débouté; les libéraux en colère

La Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a rendu, hier, son verdict dans l'affaire qui oppose le fils de l'ancien président de la République à l'Etat du Sénégal. Ne donnant aucune satisfaction à Karim Wade, la Cour se déclare incompétente pour apprécier les lois sénégalaises sur l'enrichissement illicite et la création de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (Crei).

L'ancien ministre de l'Etat Karim Wade, en prison depuis plus de 3 mois dans le cadre de la traque aux biens supposés mal acquis, et les autres dignitaires de l'ancien régime libéral, avaient décidé saisir la Cour de justice en question, aux fins de contester la décision de l'Etat du Sénégal de les priver de toute possibilité de sortir du territoire national. Dans son délibéré de ce vendredi, la Cour de justice de la Cedeao se dit incompétente d'apprécier les lois sénégalaises sur l'enrichissement illicite et la création de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CreiI). «Il n'appartient pas à la Cour de justice de la Cedeao d'apprécier les lois sénégalaises», apprend-t-on dans un communiqué rendu public. Sur la privation de la liberté de circulation d'Abdoulaye Baldé, Karim Wade, Samuel Sarr, Me Madické Niang, Me Ousmane Ngom et Oumar Sarr, tous d'anciens ministres d'Etat sous le président Abdoulaye, la Cour s'est déclarée aussi incompétente pour défaut de qualité.

«Pas d'indemnisation»

La demande des avocats du fils du président sortant Wade (Mes Ciré Clédor Ly, Demba Ciré Bathily et Seydou Diagne) qui avaient axé leur combat sur la suspension de l'Etat du Sénégal des instances de la Cedeao, l'indemnisation de Karim Wade pour le préjudice subi évalué à 225 milliards de F Cfa, la levée de la mesure d'interdiction de sortie du territoire national, en plus de la libération de leur client, est tout simplement rejetée par l'instance juridictionnelle qui juge que son arrestation n'est pas du tout arbitraire. La Cour de justice de la Cedeao a estimé qu'il revient à Karim Wade et à l'Etat du Sénégal de supporter tous les coûts du procès. Me Khaly Niang, avocat de l'Etat du Sénégal, se réjouit cette décision : «la Cour a dit que l'arrestation et la détention de Karim Wade ne sont pas arbitraires. D'autre part, la Cour dit qu'elle n'est pas compétente pour juger les affaires en cours dans les Etats membres. Mieux, elle a rejeté toutes les demandes d'indemnisation de Karim». Quant aux avocats de la défense, ils préparent une riposte lundi prochain pour que les droits de leurs clients soient respectés.

Khalil DIEME

Les Libéraux laissent éclater leur colère

Tard dans la soirée d'hier, les responsables du Parti démocratique sénégalais (Pds) se sont réunis, à leur siège, pour apprécier le verdict de la Cedeao. Et, selon le communiqué signé par la commission juridique des Libéraux, «le Comité directeur se réjouit de la décision de la Cour qui, bien qu'elle n'a pas donné suite à toutes nos demandes, n'en a pas moins retenu et affirmé avec force que l'application de ses décisions n'est pas une faculté pour les Etats, mais une obligation conformément à l'article 15 du traité révisé de la Cedeao». Par contre, l'instance suprême du Pds «demande que ses membres poursuivis dans la traque aux biens supposés mal acquis recouvrent la liberté immédiatement». Et de poursuivre : «Le Pds rappelle le gouvernement du Sénégal à ses devoirs et lui rappelle aussi que la Cour de justice de la Cedeao a déjà décidé, dans son arrêt en date du 22 février 2013, que la Haute cour de justice de la République reste la seule juridiction compétente pour juger des actes commis par les membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions». Dans ces conditions, le Comité directeur demande au gouvernement «de faire annuler les décisions illégales d'interdiction de sortie du territoire et les poursuites à l'encontre de certains responsables de sa direction». Les partisans du président Abdoulaye Wade, qui disent détenir la vérité dans cette affaire, donnent comme exemple «les différents rebondissements dans le dossier de Dubaï Port World, ainsi que les errements de l'enquête établissant formellement que les poursuites contre leur frère Karim Wade ne sont fondées que sur le désir de revanche et le règlement de comptes».

Kh. DIEME


Rewmi

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