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Développement rural : Le PAPSA a atteint sa vitesse de croisière.

Dans le cadre de la revue à mi-parcours du Projet d'amélioration de la productivité agricole et de la sécurité alimentaire (PAPSA), les acteurs dudit projet ont animé une conférence de presse ce 18 juillet 2013 à Ouagadougou.

D'une durée de cinq ans à compter du 1er mars 2010, le PAPSA est orienté vers le monde rural. Il est financé à hauteur de 26,163 milliards de FCFA dont 20 400 000 000 milliards de FCFA sur don IDA, 2 365 000 000 FCFA par l'Etat burkinabè et 3 398 000 000 FCFA par les bénéficiaires. Il s'est fixé pour objectif de développement, « d'améliorer la capacité des producteurs à accroître les productions vivrières et à assurer la disponibilité de ces produits sur le marché toute l'année ». Dans ce sens, le projet travaille à l'accroissement de produits agro-sylvo-pastoraux ciblés, en accompagnant les petits producteurs vivriers des sous-secteurs de productions agricoles, animales et forestières.

Mais sa mise en ½uvre effective a mis du temps - pratiquement deux ans - pour surmonter certaines difficultés, non des moindres, tenant notamment à l'indisponibilité physique des ressources financières, à la longueur excessive de la procédure de passation des marchés, aux lourdeurs administratives entre les trois ministères (agriculture, environnement et ressources animales) chargés de le conduire, à la constitution des populations rurales cibles.

Ces difficultés surmontées, le projet affiche aujourd'hui des résultats « jugés satisfaisants par toute l'équipe qui a été sur le terrain » dans le cadre de cette revue à mi-parcours, à en croire Alphonse Bonou, représentant à l'occasion, le ministre de l'agriculture et de la sécurité alimentaire.

Les acquis du PAPSA

Le point de presse a été précédé d'une visite de terrain dans les 13 régions du Burkina. « Au cours de ces sorties, nous avons pu une semaine durant, visiter les réalisations du PAPSA et surtout discuter avec les acteurs sur le terrain et les bénéficiaires de ses réalisations », a confié Kofi Nouve, représentant la Banque mondiale et chef d'équipe pour les visites de terrain.

Aujourd'hui, un grand nombre de producteurs a été touché à travers des techniques de productions agricoles améliorées, notamment dans la culture du riz, du manioc, du maïs, du niébé. Les bénéficiaires prioritaires de ces techniques sont les producteurs exploitant des superficies inférieures à 5 ha de cultures vivrières.

A en croire Jean Martin Kambiré, coordonnateur national du PAPSA, en matière d'aménagement de bas-fonds, ce sont plus de 7 000 ha qui ont été réalisés cette année, plus de 6 000 ha de sites anti-érosifs au niveau des terres hautes construits, et plus de 8 000 fosses fumières réalisées.

Dans les régions structurellement excédentaires et où souvent les producteurs bradent les produits au moment des récoltes, le système de warrantage a été initié par le projet. Cela permet aux populations de stocker leurs productions prenant un prêt au niveau de la caisse populaire, le stock étant la garantie.

Avec l'amélioration, grâce au projet, de l'habitat - poulailler et porcherie - la santé des animaux s'en est trouvée améliorée. Il a en a été de même de l'alimentation qui a permis d'améliorer la reproductivité des animaux.

Il y a également la valorisation des produits forestiers non-ligneux, comme le beurre de karité, le miel, le soumbala, à laquelle valorisation, des femmes et des jeunes ont été formés et ont acquis des équipements pour les transformer, ou pour mieux les valoriser.

A l'actif du PAPSA, se trouve aussi la formation de nombreux acteurs, en l'occurrence les producteurs, les agents des services techniques, les cadres, les élus des Centres régionaux d'agriculture. « Le projet a dépensé au moins 1 500 000 000 FCFA en deux ans pour former tous ces acteurs », a confié Jean Martin Kambiré. Et de préciser, « pour nous, cela est un investissement ; ce sera un facteur qui contribuera à la durabilité de l'impact du projet ».

Tous ces acquis fondent à ce jour, la satisfaction des petits producteurs bénéficiaires du projet. Ce sont au total plus de 300 000 ménages qui doivent être touchés par le projet durant ses cinq années de vie.

Au regard de ces acquis, le coordonnateur national du projet, M. Kambiré, peut « dire que maintenant, le PAPSA a atteint sa vitesse de croisière ». Et pour la suite, « il s'agira de consolider déjà les acquis et de voir comment diffuser les bonnes pratiques enregistrées ».

Des points sur des « i » par endroits

Au niveau technique, il y a de petites corrections à faire en termes de design des interventions qui se font sur le terrain. Au niveau stratégique également, des recadrages doivent être opérés, pour permettre un fonctionnement plus efficace du projet, selon le représentant de la Banque mondiale.

En outre, précise Kofi Nouve, « nous insistons sur la nécessité de passer des démonstrations qui se font actuellement, à une large diffusion des différentes interventions en productions végétales, en productions animales, pour toucher un grand nombre de populations ».

Tout en déplorant le fait que certaines réalisations ne soient pas capitalisées, M. Koffi recommande des réflexions en vue d'opérationnaliser le « dispositif de suivi-évaluation pour une meilleure remontée des informations, et une capitalisation des acquis ».

Fulbert Paré

Lefaso.net

Le Faso

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