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Guinée : 58 corps identifiés suite des violences ethniques

Un total de 58 corps de victimes des violences inter-ethniques dans le sud-est de la Guinée a été identifié avec l’aide de la Croix-Rouge, a affirmé le porte-parole du gouvernement guinéen. « Le calme est revenu dans le centre de N’Zérékoré », plus grande ville de la Guinée forestière « où l’armée a été déployée. Nous avons, avec l’aide de la Croix-Rouge, identifié 58 corps », a indiqué le porte-parole, le ministre Albert Damantang Camara à quelques journalistes dont un de l’AFP jeudi soir. Selon lui, le travail d’identification a été « difficile ».
Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès de la Croix-Rouge. Un bilan provisoire établi mercredi de source médicale faisait état de 54 morts identifiés et de dizaines de blessés. Vendredi, le Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a également fait état d’un retour au calme, évoquant au moins 57 morts, plus de 160 blessés et des centaines de déplacés par les violences.
Les affrontements ont opposé, entre le 15 et le 17 juillet, des Guerzé, majoritaires en Guinée forestière, et des Konianké, d’abord à Koulé, puis à N’Zérékoré et Beyla, trois villes distantes de quelques dizaines de kilomètres. Selon une source policière guinéenne, tout est parti du passage à tabac de trois jeunes Konianké par des gardiens guerzé d’une station-service de Koulé. Deux des jeunes ont trouvé la mort quelques heures plus tard, entraînant une série d’attaques et représailles à coups de machettes, haches, coupe-coupe, bâtons, pierres et armes à feu. « Les affrontements ont entraîné la mort d’au moins 57 personnes, dont trois ont été décapitées à coups de machettes, d’autres tuées à la machette ou brûlées vives. Plus de 163 personnes ont été blessées et des centaines d’autres ont été déplacées et ont trouvé refuge dans des camps militaires à N’Zérékoré et Beyla », a déclaré le porte-parole du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, Rupert Colville, dans une note de presse reçue par l’AFP à Dakar. « Le calme semble avoir été restauré. (…) Les forces de sécurité et de défense qui ont été déployés pour rétablir l’ordre, avec l’aide de troupes supplémentaires de Macenta et Guéckédou (préfectures voisines, NDLR), continuent de patrouiller la région de N’Zérékoré », a-t-il affirmé.
AFP

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