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Adly Mansour déclare « Nous nous battrons jusqu’au bout »

Le président égyptien par intérim, Adly Mansour , a prononcé jeudi soir 19 juillet son premier discours depuis son investiture le 4 juillet, après le soulèvement du pays ayant abouti au départ de l’islamiste Mohamed Morsi. Il l’a affirmé avec force : « Nous nous battrons jusqu’au bout pour assurer la sécurité », alors que les islamistes sont attendus en nombre dans les rues du Caire ce vendredi  .

 Le nouveau président a voulu montrer une image de fermeté au coeur de la tempête : « Nous nous battrons jusqu’au bout pour assurer la sécurité ». Depuis sa prise de fonctions, une partie de la rue considère son accession au pouvoir comme illégitime. Les islamistes, qui accusent l’armée d’avoir mené un coup d’État pour faire tomber Mohamed Morsi, ne désarment pas. Les Frères musulmans ont de nouveau appelé à des manifestations ce vendredi en Égypte, jour des grandes prières.

« La volonté de justice et de réconciliation concerne tout le monde« 

Dans son discours, plutôt bref, Adly Mansour s’en est pris à eux : « Certains veulent que nous basculions dans le chaos, alors que nous voulons aller vers la stabilité. Certains veulent suivre la voie du sang ».

« Nous sommes à un moment décisif de l’histoire de l’Egypte, que certains veulent entraîner vers l’inconnu », a déclaré M. Adly lors d’une allocution télévisée. « Nous mènerons la bataille pour la sécurité jusqu’au bout. Nous préserverons la révolution », a-t-il promis, en référence à la révolte qui a renversé  Hosni Moubarak, en 2011.

M. Mansour, un juge de profession  a par ailleurs de nouveau tendu une main vers les Frères musulmans, dont est issu l’ex-président.

Mais il a aussi promis une « justice transitoire » sur fond d’appels à juger Mohamed Morsi, qui est détenu par l’armée, et d’une vague d’arrestations de ses partisans.

La volonté « de justice et de réconciliation » des nouvelles autorités « concerne tout le monde », a ajouté M. Mansour qui a mis en ½uvre un plan de transition politique, et désigné un Premier ministre, Hazem Beblawi, dont le gouvernement provisoire a prêté serment mardi.

L’armée a elle aussi prévenu, sur sa page Facebook : « Quiconque a recours à la violence dans les manifestations de vendredi mettra sa vie en danger ».

Les islamistes avaient mobilisé en masse vendredi dernier, premier vendredi du mois de Ramadan, faisant craindre des débordements importants. Des violences qui s’étaient propagées dans la nuit de lundi à mardi notamment, faisant sept morts au Caire. Le nouveau gouvernement provisoire, chargé de mener la transition politique, avait prêté serment le lendemain.

Tunisie Focus

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