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Hôpitaux : SIT-IN A GABRIEL TOURE ET AU POINT G

Les manifestants réclament le paiement d'arriérés de primes de ristournes et de primes de garde et parfois d'arriérés de 2011 et 2012

L'on s'achemine indubitablement vers une radicalisation des mouvements de revendication des syndicalistes dans certains centres hospitalo-universitaires (CHU) de la place. Les sit-in que l'on observe tous les lundi et jeudi depuis deux semaines dans les hôpitaux du Point G et Gabriel Touré commencent à se durcir.

Hier les deux établissements hospitaliers et l'Institut national de recherche en santé publique (INRSP) où les syndicalistes réclament aussi des ristournes sur les recettes du laboratoire, étaient en ébullition. Le Syndicat national de la santé, de l'action sociale et de la promotion de la femme (SNS-AS-PF) a organisé un sit-in dans ces structures pour réclamer des arriérés de primes de garde et les ristournes des deux premiers trimestres de l'année.

Les syndicalistes ont très tôt – aux environs de 7 heures – empêché le directeur général de l'hôpital du Point G d'accéder à son bureau. Des ultras ont tenté violemment d'assiéger le directeur général de l'hôpital Gabriel Touré. Résultat : les battants de l'entrée principale de la direction générale ont été littéralement arrachés, des vitres ont volé en éclats. Mais les manifestants ont été contenus par les forces de l'ordre qui ont fait preuve de retenue pour que la situation ne dégénère pas.

Réagissant à ces péripéties, le secrétaire général du comité syndical SNS-AS-PF de Gabriel Touré, le Dr Loseni Bengaly, a  tenu à lever toute équivoque : « C'est un mouvement pacifique et nous voulons simplement le paiement de nos arriérés de primes de ristournes et de primes de garde pour les deux premiers trimestres de cette année et les arriérés de 2011 et 2012 ». Les travailleurs veulent être simplement mis dans leurs droits, a laconiquement expliqué le syndicaliste.

Les primes de garde varient de 2000 à 4000 Fcfa, selon les catégories (techniciens et médecins). Il y a une augmentation de 1000 Fcfa sur chaque catégorie les jours fériés. Les ristournes sont constituées de 0,30% des recettes de l'établissement hospitalier. Cet argent est redistribué entre les travailleurs.

Si à Gabriel Touré, on réclame les deux trimestres plus des arriérés des années antérieures, les agents de l'hôpital du Point G ont perçu le premier trimestre 2013 et attendent le second. Le directeur général de l'hôpital du Point G, le Dr Sékou Dramé, a expliqué sa mésaventure. « Je suis arrivé au bureau vers 7h10. Je n'ai pu accéder à mon bureau pour travailler car les portes étaient verrouillées à clef ». Nous avons traité les dossiers et les travailleurs doivent percevoir leurs ristournes et primes de garde aujourd'hui ou demain, indique le patron de l'hôpital du Point G en clarifiant certains aspects de la question : « Ceux qui veulent qu'on s'endette pour payer les ristournes et les primes de garde font fausse route parce que c'est contraire aux textes ». Il les renvoie à l'article 91 de la loi hospitalière qui stipule que les ressources des établissements publics hospitaliers proviennent aussi des emprunts autorisés, destinés exclusivement aux investissements.

Selon le directeur général du Point G, son établissement doit un peu plus de 2,5 milliards Fcfa aux fournisseurs et autres prestataires et 118 millions de Fcfa à titre d'impayés de la pharmacie hospitalière. Il a réitéré sa détermination à maintenir le dialogue et à gérer la situation dans une totale transparence.

Dans les deux établissements sanitaires, le service minimum était assuré dans les différents services. A Gabriel Touré, au service d'accueil des urgences (SAU), de la pédiatrie, de la chirurgie pédiatrique, des équipes médicales s'occupaient des malades. Mais le désarroi moral de certains accompagnants de malades était patent.

Au moment où notre équipe de reportage quittait Gabriel Touré, le secrétaire général du département de la Santé, le Pr Adama Diawara était arrivé pour discuter avec les syndicalistes.

L'hôpital de Kati, le Centre hospitalier universitaire d'odontostomatologie (CHUOS), l'Institut d'ophtalmologie tropicale d'Afrique (IOTA) et l'hôpital du Mali, n'étaient pas concernés par ces mouvements de revendication de primes de garde et ristournes.

B. DOUMBIA

L'essor

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