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AFFAIRE MAKAILA NGUEBLA : «Son expulsion n’est pas une violation des droits humains», selon Aminata Touré

La vie de Makaila Nguebla n'a pas été mise en danger lors de son expulsion du Sénégal, d'après Aminata Touré. La garde des sceaux estime que le Sénégal n'a violé aucune convention, en expulsant le blogueur tchadien vers la Guinée.

«La déportation» de Makaila Nguebla en Guinée a été faite selon les règles de l'art. C'est le sentiment de la ministre de la justice. Aminata Touré estime que l'expulsion du blogueur tchadien vers la Guinée «n'est pas une violation des droits humains». Rappelant que «la convention sur les réfugiés n'impose pas une obligation à un état de garder un réfugié», elle précise que l'état apprécie en fonction de ses intérêts, ne pouvant seulement pas, s'il est signataire de la convention, le renvoyer dans un pays où il pourrait être en danger, être emprisonné, entre autres. Et, d'après Aminata Touré, le gouvernement «est resté dans le cadre des dispositions de la convention». Et «si nous l'avons pas renvoyé au Tchad où, il serait peut être menacé, nous aurions violé les dispositions de la convention», a-t-elle insisté, brandissant que la vie de Makaila Nguebla n'a pas été mis en danger, d'autant que «de la Guinée, il a pu aller ailleurs».

Pourtant, beaucoup d'organismes des droits humains ont fortement décrié la procédure d'expulsion du blogueur tchadien. La charte africaine des droits de l'homme qui stipule «qu'un étranger qui a été admis légalement sur le territoire d'un pays ne peut en être expulsé qu'en vertu d'une décision prise en conformité avec la loi», n'a pas été respectée quand Makaila a été chassé du Sénégal, selon Human Rigths Watch. Actuellement en France qui lui a accordé un droit d'asile de longue durée, Makaila Nguebla continue de croire que son expulsion du Sénégal a été arbitraire. Sur les ondes de la Rfi, il y'a 2 jours, il confiait : «je pense que Jean-Bernard Padaré, le ministre de la Justice tchadienne, en est responsable. Le président Idriss Deby aussi». Néanmoins, aujourd'hui, il se dit «restauré dans sa dignité par la France». Comme pour faire la leçon au Sénégal, il précisait : «la France, une fois de plus, a montré son attachement aux valeurs universelles des droits de l'homme, notamment, la liberté en général et la liberté d'expression, en particulier». Toutefois, il rappelle que sa sécurité est toujours menacée : «Moi je suis très loin de Ndjamena et nous ne sommes pas en sécurité».

Christine MENDY

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