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ASSISES D’APPEL DE DAKAR : Encore 20 ans de travaux forcés pour El Hadji Samba Diallo

Condamné à 20 ans de travaux forcés à Kaolack, El Hadji Samba Diallo espérait connaître un meilleur sort en appel. La Cour d'Assises de Dakar a confirmé la décision en première instance.

Ce sera 20 ans de travaux forcés. La Cour d'Assises d'appel de Dakar a confirmé le verdict du tribunal de Kaolack, rendu en première instance et contesté par l'accusé. El Hadji Samba Diallo, inculpé en 2007 pour le meurtre de Serigne Seck et détention d'arme blanche sans autorisation, passera encore 14 ans en prison. Les faits se sont déroulés il y a six ans. Ce 1er mai 2007, au croisement Balla Mbaye, à Ndoffane, dans la région de Kaolack, il est 20 heures 10 minutes. Les éléments de la brigade de gendarmerie de Kaolack reçoivent un appel téléphonique de l'adjoint au maire de Ndoffane, Babacar Diom. L'édile de la localité les informe qu'un homicide est survenu le même jour dans sa commune. Arrivés sur les lieux du crime, les gendarmes découvrent un corps sans vie couché sur le dos, bras posés sur la poitrine et jambes légèrement écartées. Serigne Seck, la victime, porte des traces de sang au niveau du cou. L'enquête révélera qu'il a reçu plusieurs coups de couteaux, au niveau de la clavicule gauche, au ventre gauche, à la poitrine et à l'avant bras droit. Des coups fatals portés par El Hadji Samba Diallo, à la suite d'une bagarre entre les deux hommes.
Cette version des enquêteurs est balayée par le mis en cause. A l'en croire, il a été plus victime que bourreau. Remontant à six ans, à l'époque des faits, El Hadji Samba Diallo soutient toujours que ce jour-là, Serigne Seck, un pistolet artisanal au poing, ne cessait de lui proférer des menaces. C'était devant le domicile d'une nommée Aïda Mendy, alors qu'il revenait de «chez un ami, aux environs de 19h30». Poursuivant son récit, El Hadji Samba Diallo soutient qu'après avoir désarmé son adversaire, en lui assénant un coup de poing, il a sorti un couteau qu'il lui assène à cinq reprises. Serigne Seck resta de marbre à cause, croit savoir son meurtrier, d'une protection mystique. S'ensuit une deuxième bagarre au cours de laquelle, Diallo affirme avoir été mordu par son adversaire. Il affirme avoir lâché prise pour s'agripper aux gris-gris qui ceinturaient les reins de Serigne Seck et lui assureraient protection, pour les arracher. C'est à ce moment précis, prétend l'accusé, que son adversaire, entré en transe et armé d'un couteau, s'est montré plus menaçant.

En clair, Samba Diallo défend la thèse selon laquelle, il n'a fait que se défendre, contre quelqu'un qui voulait attenter à sa vie. Une affirmation démontée, aussi bien par l'épouse de la victime, Awa Dia, que par Aïda Mendy. La première a juré avoir vu Diallo assommer son époux, à coup de brique, avant de le poursuivre avec un couteau jusqu'au domicile de Mendy. Laquelle confirmera cette version, qui ruinait les chances pour la réduction de peine qu'espéraient les avocats de la défense.

Cheikh Moussa SARR



Rewmi

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