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Présidentielle 2013 : Cheick Modibo Diarra pour la rupture !

Un capture d’écran lors d’un discours de l’ex-Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra, sur la télévision officielle malienne le 11 décembre 2012
© ORTM

 

A n'en pas en douter, la rupture, Cheick Modibo Diarra la porte pour un Mali nouveau. Une rupture qui aura déjà commencé par le ton, mais surtout par le style de sa campagne : pas de miel, moins de sucre, sans thé. Quelle cadence ? Une, simplement de la campagne politique de 2013,  qui sent vraiment du nouveau. Elle s'inscrit en tout cas dans cette aspiration générale exprimée par le peuple pour le changement.

 

 

L'élection présidentielle du 28 juillet 2013, affirme l'ex-Premier ministre de la transition, aujourd'hui candidat, revêt un caractère particulier parce qu'elle se tient dans un contexte exceptionnel. Elle sera l'épilogue d'une vaste crise politique et institutionnelle de notre pays. Ayant été un des premiers acteurs de cette crise, Cheick Modibo Diarra est dans son rôle. Nommé Premier ministre avec pleins pouvoirs, en avril 2012,  pour conduire la transition au Mali, avec comme missions essentielles selon un accord-cadre, signé deux semaines plutôt entre le Mali et la Cédéao : la récupération des régions nord du Mali et l'organisation des élections libres et transparentes. La suite est connue de tous.

 

 

En effet, avec un tempérament qu'on lui reconnaît volontiers, Cheick Modibo Diarra, au terme de son passage à la Primature, aura réussi l'exploit de mobiliser la Communauté internationale au chevet du Mali, tout en étant combattu à l'intérieur par les acteurs de la crise, toutes catégories confondues. Tel est CMD, l'homme à qui réussit bien le challenge. Et cette transition restera à jamais marquée par ses empreintes.

 

 

Le samedi 13 juillet 2013, le candidat du Rpdm, constant dans son amour pour la Patrie, a réaffirmé son engagement pour le Mali en déclarant : «Je suis aujourd'hui devant vous pour porter les couleurs de mon parti, le Rpdm, à l'élection présidentielle du 28 juillet 2103. Je suis encouragé en cela par mes concitoyens nombreux à travers le pays à m'avoir demandé de prendre part à la compétition. Je vous remercie pour cette marque de confiance. Jamais, je ne me déroberai ; jamais, je n'hésiterai quand le devoir m'appelle», a déclaré CMD.  Animé d'un esprit de fair-play, il a félicité les autres candidats et trouve dans la multiplicité des candidatures, une prise ferme de conscience  des Maliens  face à  la crise.

 

 

Mais alors, comment ne pas s'engager dans la compétition politique pour un pays connu et reconnu comme une terre d'histoire et d'épopée qui est aujourd'hui la risée du monde ?  Ce pays riche de sa diversité culturelle  qui est encore  aujourd'hui la terre d'une Nation humiliée ? Mieux,  doit-on rester inactif dès lors que les maux dont souffre notre chère Patrie aient été suffisamment diagnostiqués ? Pendant  que les causes en sont connues ? Non. Hélas, trois fois, Non. Surtout quand on  se nomme Cheick Modibo Diarra ;  qu'on rêve d'un Mali heureux et  que l'on est convaincu  de pouvoir  remédier aux maux dont souffre le Mali.

 

 

Le voici donc dans la campagne électorale au service de son ambition pour le Mali, avec les bénédictions des anciens qu'il sollicite et les prières des frères et s½urs et surtout l'accompagnement de tout un chacun qu'il demande de tout son c½ur. Et tenez-vous  bien, avec une seule promesse : «Ce que je promets, sans hésiter, c'est redonner à notre peuple la foi et la détermination ; c'est offrir à notre jeunesse courage et espoir ; c'est reconstruire un pays uni, prospère et développé, débarrassé du complexe de la honte et de l'humiliation», affirme le candidat Cheick Modibo Diarra, dont un des points forts est la sincérité de ce qu'il exprime. Cela à l'antipode  du langage politique.

 

 

Le Mali, après cette crise, s'appellera le Mali nouveau. Tel est le vocabulaire de tous les candidats, sauf que  la signification varie d'un candidat à un autre. Qu'en est-il pour l'ancien Premier ministre, candidat à l'élection présidentielle ?  Notre pays aujourd'hui, estime Cheick Modibo Diarra, au lancement de sa campagne, a besoin d'opérer un nouveau départ.  «Ce que nous proposons, c'est un changement par la rupture. Il nous faut changer de comportement ; changer de mentalité ; changer de gouvernance. Si le peuple m'accordait sa confiance, je ne dirais que ce que je peux faire et je ferais tout ce que je dirai. Je ne vous mentirais pas ; je ne vous trahirais pas. Je ne lui promettrais ni la lune ni le paradis sur terre ; je ne le  tromperais jamais en jurant la main sur le c½ur que je guérirais tous les maux de la société. Ce que je promets par contre, c'est de se rassembler pour remettre le pays sur les rails, le mettre au travail en tournant le dos à l'oisiveté et la quête effrénée de l'argent facile, mère de tous les vices», a-t-il rassuré.

 

 

Qu'on l'aime, ou qu'on ne l'aime pas, on peut remarquer que le discours de CMD annonce la rupture. Une rupture qu'il  veut mettre au service de sa  Patrie,  le Mali, qu'il dit avoir  tant aimé,  au profit duquel il cultive et prêche l'union de tous. Car fondé qu'il est, «qu'unis nous gagnons, désunions nous perdons».

 

 

Aussi, le bonheur de ce pays hante-t-il ses nuits. Car,  il  y a de cela  plus d'une dizaine d'années que, celui qu'on appelle à Ségou «Bakoroba», aura rêvé d'un Mali. «Un Mali prospère et fort où il fait bon vivre ;  un pays véritablement démocratique qui offre une égalité de chances à tous ses enfants, qui s'assure de l'exercice plein et entier des libertés individuelles et collectives ; un  pays qui rassemble toutes ses forces vives pour un développement harmonieux et équilibré. Transposer ce Mali de mes rêves sur le Mali actuel est aujourd'hui ma passion et mon  ambition», a-t-il poursuivi.

 

 

Et dire qu'il n'avait pas encore été piqué par le  Vpac : Virus de la politique active et constructive ? Comme quoi, celui que Dieu a destiné pour conduire un pays, ne cesse de  réfléchir à cela ; d'y penser et d'en rêver. Pendant que les non-destinés ne font que forcer. Et Dieu seul sait combien  sont- ils  dans cette compétition électorale 2013 !

 

Mariam DIABATE

 

 

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