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Après le retrait de l’Itsiqlal: Le cas Ghellab

Que faire en effet du Président de la Chambre des Représentants Karim Ghellab, après le retrait de ses collègues ministres istiqlaliens du Gouvernement Benkirane ? Cette question anime le débat. La polémique bat son plein.
Troisième poste institutionnel le plus prestigieux après le Souverain et le Chef du Gouvernement, le perchoir est aujourd'hui dans l'½il du cyclone. Sans le dire, Karim Ghellab y tient…fortement. Il en est de même pour Chabat et l'Istiqtal qui, tout au long du feuilleton du retrait, n'y ont fait aucune allusion ! La question à ce niveau ne se pose apparemment même pas ! Les Istiqlaliens n'y accordent bizarrement pas d'intérêt, alors qu'en réalité, la participation de l'Istiqlal au Gouvernement a été conditionnée, entre autre, par la présidence de la Première Chambre par Karim Ghellab. Ainsi en a été donc le contrat à la base. En effet, les quelques 200 voix, notamment du PJD, du PPS, et du MP ont permis à l'actuel patron du Parlement d'emporter haut la main les élections de la présidence de la Chambre des Représentants. A vrai dire, l'éthique politique voudrait que Karim Ghellab, président de la Première Chambre grâce à la majorité parlementaire, présente sa démission et suive les autres ministres istiqlaliens. Mais sur le plan juridique, rien en fait ne l'oblige de quitter le perchoir en fonction notamment de l'éclatement de la coalition gouvernementale.
Entre donc l'éthique politique et l'esprit de la loi, Benkirane préfère attendre et mener ses tractations dans la grande discrétion, y compris avec l'Istiqlal à travers les bonnes offices du SG du MP Mohamed Laenser. Mais au-delà, le cas Ghellab resterait pour Benkirane une carte politique idéale pour rendre à Chabat, qui se veut victorieux après son retrait du Gouvernement, la monnaie au bon moment !
Au PJD, cette fois-ci, on ne badine pas : ''Karim Ghellab dégage''. La mobilisation se fait tous azimut. Les Pjdistes rassemblent les signatures pour contraindre Karim Ghellab à présenter sa démission. Lors de la réunion hebdomadaire du groupe du PJD tenue en ce début de semaine, le député oujdi Abdelaziz Aftati a appelé à faire pression sur le Président de la Chambre des Représentants Karim Ghellab, pour le contraindre à présenter sa démission “sans tergiversation”. Des sources parlementaires indiquent que les députés du PJD vont signer la pétition qui interviendra après que le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane aura remis la liste des ministres démissionnaires istiqlaliens au Souverain.
Au Parlement aussi, les groupes de la majorité parlementaire (PJD, MP, PPS) s'apprêtent à signer une pétition demandant à Ghellab de présenter sa démission. Des sources de la majorité précisent que cette démarche sera initiée aussitôt que le chef du gouvernement aura remis les démissions des ministres du PI au Roi.
Autrement dit, d'ici avril 2014, soit à mi-chemin du mandat législatif du Gouvernement Benkirane, Karim Ghellab aura certainement une présidence tumultueuse…!
H.Z

La Nouvelle Tribune

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