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Deux élues américaines veulent nationaliser une partie de la Lune

Un projet de loi américain vise à protéger le site lunaire où Apollon 11 (avec à son bord Neil Armstrong) s'est posée en juillet 1969. Cela reviendrait à nationaliser une partie de la Lune, ce que le Traité de l'espace n'autorise pas.

Et si demain la Lune devenait territoire national des Etats-Unis ? A première vue, l'idée semble loufoque. La Lune n'appartient à personne et de toute façon, on ne voit pas bien qui irait demander un visa pour aller y faire un peu de tourisme. Et pourtant : un projet de loi pour nationaliser le site d'alunissage d'Apollo 11, a été déposé la semaine dernière à la Chambre des représentants par deux élues américaines, comme le rapporte le journal USA Today !

Préserver les objets laissés sur la Lune

Baptisé «The Apollo Lunar Landing Legacy Act» (loi sur le patrimoine de l'alunissage d'Apollo), le projet vise créer une zone protégée sur la lune pour préserver les sites (six au total) où la mission Apollo 11 s'est posée.

L'objectif est aussi de garantir la préservation des objets laissés sur place par les astronautes en 1969. Des véhicules de transport lunaires ou encore l'échelle empruntée par Neil Armstrong juste avant qu'il devienne le premier homme à marcher sur la Lune sont en effet toujours sur place, laissés à l'abandon. Une plaque commémorative sur laquelle on peut lire «Ici des hommes de la planète Terre ont posé pour la première fois le pied sur la Lune en juillet 1969. Nous sommes venus en paix pour toute l'humanité» se trouve également toujours sur la Lune.

«Cette histoire dont il reste une trace sur la Lune est désormais en danger avec le développement de vols commerciaux et maintenant que des pays étrangers ont les capacités techniques pour permettre à un vaisseau spatial de se poser sur la surface de la Lune», précise le projet de loi.

Une appropriation illégale, en vertu du Traité de l'espace

Reste que nationaliser une partie de la Lune risque de s'avérer très compliqué. Si le projet de loi était adopté, cela signifierait l'appropriation par les Etats-Unis d'une partie de l'unique satellite naturel de la Terre. Nul doute alors que la loi serait contestée. Car sur le plan judiciaire, aucun pays ne peut acquérir la moindre parcelle de la Lune.

Une centaine de pays membres de l'ONU, y compris les Etats-Unis, ont en effet ratifié le traité de l'espace en 1967, relatif à l'exploration et à l'utilisation de l'espace extra-atmosphérique. Il est stipulé que le statut de Lune revient à un concept légal de res communis, qui signifie que chacun la détient collectivement. Le traité précise par ailleurs que l'«espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes, ne peut faire l'objet d'appropriation nationale par proclamation de souveraineté, ni par voie d'utilisation ou d'occupation, ni par aucun autre moyen».

Le Parisien

Rewmi

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