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Le Kenya fait toujours rêver les touristes

Après les violences de la crise postélectorale de 2008 et les effets de la crise internationale la même année, les touristes reviennent enfin au Kenya. Le pays a enregistré au cours des six premiers mois de 2011 une hausse de plus de 30% de ses recettes, qui ont atteint les 40,5 milliards de shillings (plus de 30 millions d'euros), indique Reuters.

Pour le ministre kényan du Tourisme, Nadjib Balala, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse le 24 août, le pays avait déjà enregistré en 2010 des records: plus d'un million de visiteurs, et des recettes de plus de 110 millions d'euros, faisant du tourisme l’une des principales sources de revenus du Kenya.

Un élan qui pousse sans doute les autorités à vouloir faire de ce pays la destination préférée des pays émergents du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), gros consommateurs de voyages.

Surfant sur cette vague de succès, Balala a annoncé la construction début 2012 d’un nouvel aéroport pouvant accueillir 20 millions de passagers par an. En plus des visiteurs venus de l'étranger, le gouvernement kényan vise désormais un marché africain, tout aussi porteur:

«L’Egypte seule a reçu 1,8 million de Russes l’année dernière avant la crise. Nous souhaitons la venue au Kenya d’un petit pourcentage de ces gens, en particulier des Russes qui privilégient des destinations balnéaires. Ceci va augmenter la fréquentation de nos plages.»

A terme, le Kenya souhaite atteindre les 2 millions de visiteurs en 2013 et les 3 millions en 2015.

Concernant le tourisme intérieur, le ministre est convaincu que l’émergence des classes moyennes en Afrique contribuera à faire du continent un grand pourvoyeur de touristes.

Dans les projets de développement touristique du pays, il y a aussi la ville portuaire de Mombasa, où le gouvernement espère construire en 2012 un centre de congrès. Car la ville est de plus en plus privilégiée par les entreprises pour organiser leurs conférences.

Les voyages professionnels comptent d'ailleurs pour 14% des arrivées à l'aéroport international de Nairobi au premier semestre 2011.

Lu sur Reuters